dimanche, mars 1, 2026
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Les États membres pro-nucléaires réclament un « changement de paradigme » énergétique en Europe

Pannier Runacher Alliance Nucléaire

Agnès Pannier-Runacher, ministre française de l’Écologie et de l’Énergie

Les États membres de l’Alliance du nucléaire ont insisté, mardi 15 octobre, pour l’intégration du nucléaire dans les textes européens futurs, mais aussi existants, lors de leur première réunion depuis mars dernier.

Suite à une réunion entre quatorze représentants d’États membres et la directrice générale de l’Énergie à la Commission européenne, Ditte Juul Jørgensen, dix d’entre eux –  France, Croatie, Tchéquie, Finlande, Suède, Roumanie, Pays-Bas, Slovaquie, Slovénie et Bulgarie  – ont appelé l’Union européenne (UE) à ne plus discriminer le nucléaire dans aucun texte ou fonds européen, existants et futurs.

L’objectif ? « Garantir la compétitivité » de l’UE, titre leur communiqué conjoint, dont ils inscrivent les conclusions dans le sillage du rapport de Mario Draghi sur la compétitivité, mandaté par la Commission européenne et rendu public début septembre.

Dans son rapport, l’ancien Premier ministre italien reconnait que le nucléaire, entre autres, permet d’ « accélérer la décarbonation de manière rentable ».

Les États membres de l’Alliance du nucléaire militent depuis février 2023 et l’instigation du format par la ministre française de l’Écologie et de l’Énergie, Agnès Pannier-Runacher, pour faire reconnaitre les atouts du nucléaire, notamment celui de sa compétitivité, qu’ils présument.

Fin des discriminations dans les textes et les fonds

Selon les membres de l’Alliance, le nucléaire et ses atouts présumés doivent donc « être dûment intégrés dans les propositions à venir » de la Commission européenne, en tête desquelles le « Clean Industrial Deal » promis par la présidente de l’institution, Ursula von der Leyen, et les objectifs climatiques pour 2040.

Sans définition précise pour l’heure, le « Clean Industrial Deal » viserait à réunir dans un paquet commun les textes européens existants ou futurs en matière de réindustrialisation décarbonée.

Concernant les objectifs climatiques pour 2040, les États pro-nucléaires demandent déjà depuis la fin de l’année dernière que sur la partie « énergie », les objectifs de développement des renouvelables se transforment, à terme, en objectifs de développement des énergies « bas-carbone », prenant en compte le nucléaire.

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