Une Tribune consacrée au nucléaire versus les renouvelables de Julien Tchernia, président et cofondateur d’ekWateur é été publiée vendredi 8 janvier dans le journal Les Echos. Une interrogation: pourquoi développer une énergie nucléaire complètement dépassée et absolument plus compétitive par rapport aux énergies renouvelables ? La parole à Julien Tchernia !
« Un article ou un post publié sur les énergies renouvelables, donne toujours lieu à une série de commentaires désobligeants de défenseurs du nucléaire. Même si le contenu ne mentionne, ni ne fait référence au nucléaire, ses aficionados prennent la plume pour dénigrer les modes de production renouvelables et faire l’article de leur mode de production favori. Pourquoi se sentent-ils aussi menacés ? Le risque de disparition de ce mode de production ne serait-il pas plutôt lié à la complexité et aux coûts de construction et de production des nouvelles centrales nucléaires ? Le temps n’est il pas venu d’accepter pleinement le virage de l’énergie renouvelable ?
Quand la France a choisi le nucléaire
En 1955, un premier réacteur nucléaire est mis en service. En 1972, la France compte 9 réacteurs de 1ère génération. Puis sous le choc pétrolier de 1973, Georges Pompidou lance un programme de construction de très grande ampleur et, entre 1970 et le début des années 90, 57 réacteurs sont mis en service pour un coût total de plus de 65 milliards d’euros actuels. Un investissement conséquent pour donner à la France une autonomie en termes de production d’électricité. Vantée pour être produite en grande quantité, de façon constante et avec un très faible rejet de CO2, l’énergie électrique d’origine nucléaire était, jusqu’à récemment, produite à un prix inférieur à celui des autres modes de production. Autant de qualités qui en ont fait oublier les déchets radioactifs et les risques d’explosions.
Energie nucléaire vs énergies renouvelables
Mais aujourd’hui quid des bénéfices de cette énergie ? Coté prix, elle n’est plus compétitive. En effet selon le rapport de 2019 du World Nuclear Industry Status Report (WNISR), le coût de l’énergie nucléaire, sortant d’une nouvelle centrale, varie entre 112 à 189 dollars le mégawattheure (MWh), là où le solaire oscille entre 36 et 44 dollars et l’éolien entre 29 et 56 dollars. Même leur coût d’exploitation a augmenté de 23% sur les 10 dernières années. Quant aux futurs projets de la filière, les investissements sont pharaoniques et les temps de constructions colossaux. Pour preuve, Flamanville, a vu sa date d’inauguration repoussée de 2012 à 2023 et son coût exploser de 3,3 milliards d’euros à 19,1 milliards d’euros et son coût de production anticipée par la cour des comptes autour de 120€/MWh ! Est-ce raisonnable d’imaginer que l’on va construire 6 à 10 EPR pour remplacer certains des réacteurs actuels en fin de vie ?
En face, le vent tourne. Sur les dix dernières années, le coût global d’une centrale renouvelable – construction, production, exploitation – a baissé de 88% pour le solaire et de 69% pour l’éolien. Grâce aux récentes innovations les panneaux photovoltaïques ou les éoliennes captent davantage d’énergie, augmentent la production et réduisent le coût de production des matériaux. Côté stockage, maillon faible des énergies renouvelables, les innovations sur les batteries sont prometteuses.
Le nucléaire : condamné par son prix
L’énergie nucléaire ne devrait donc plus faire débat. En devenant un sujet purement économique, il a perdu sa dimension idéologique et politique. Inutile donc de s’étriper, la production nucléaire d’électricité, comme la photo argentique en son temps sera remplacée par les énergies renouvelables dont le prix est de plus en plus abordable. La France n’a donc pas lieu de s’entêter à soutenir une filière qui ne tient plus ses promesses économiques. Doit-on vraiment, comme l’imagine la DGEC, proposer un prix plancher de l’électricité en France pour assurer la rentabilité de futures centrales nucléaires ? Nos « élites énergétique » ne devraient-elle pas plutôt viser, pour la France, le même succès dans la filière renouvelable que celui qu’elle a eu dans l’énergie nucléaire ? Que ce soit pour l’économie ou l’écologie, le renouvelable semble définitivement promettre des jours plus heureux que le nucléaire pour la production d’énergie. »






Donner des coûts de production exotiques aussi bien pour le nucléaire que pour l’éolien et le solaire discrédite totalement le discours. Les coûts indiqués ne sont pas ceux de WNISR mais de la version 12, datant de 2018, de l’analyse de la banque d’investissement Lazard. Deux nouvelles analyses ont été publiées depuis. Ces analyses ne concernent que les Etats-Unis.
Certains ne veulent pas comprendre que peu nous importe, ici en France, le coût de production
de nouvelles installations nucléaires aux Etats-Unis – éoliennes dans les Grandes Plaines très ventées – solaires dans les états du sud très ensoleillés. Ou du solaire dans des régions désertiques sous les tropiques.
En France à l’heure actuelle, le coût de l’éolien terrestre retenu lors des derniers appels d’offres est autour de 64€/MWh (78$), celui du PV autour de 55€/MWh (67$). Mais le tarif du PV « guichet » inférieur à 100 MWc est beaucoup plus élevé, entre 99€ et 180€/MWh en fonction de la taille décroissante.
Seules les très grandes structures de solaire au sol sont fortement compétitives. Un objectif d’installation de 200 GW à 500 GW de solaire est à envisager d’ici 2050, répartis de façon harmonieuse sur le territoire, pour produire de 240 TWh à 600 TWh par an d’électricité solaire et contribuer pleinement à la transition énergétique.
Si les terrains non agricoles ne suffisent pas, 200.000 à 500.000 hectares parmi ceux cultivés en blé, colza ou maïs pour produire des agrocarburants seraient bien mieux utilisés pour produire de l’électricité photovoltaïque, avec une productivité énergétique à l’hectare cent fois supérieure.
A compléter avec 100 GW ou plus d’éolien, réparti sur terre et sur mer et par du biogaz destiné à alimenter les turbines à gaz lors des grands froids hivernaux en cas de faiblesse éolienne.
Le tarif d’achat du nucléaire anglais à Hinkley Point est de 92,5£/MWh en monnaie de 2012, indexé sur l’inflation depuis cette date et pendant 35 ans une fois le réacteur mis en service.
Le prix a atteint 104£/MWh en 2020 équivalent à 118€/MWh (mais 128€ au taux de change de 2012).
Pour l’EPR de Flamanville, l’estimation actuelle est de 115€ à 125€/MWh. Mais il y a mieux, puisque la Cour des comptes estimait en 2014 que le coût complet (coût courant économique) du nucléaire actuel était de 59,8€/MWh en 2013. Coût probablement devenu 63€/MWh en 2020.
Une des options envisagées pour construire de nouveaux réacteurs est leur financement intégral par le budget de l’Etat, quel qu’en soit le coût final. Les réacteurs deviendraient gratuitement la propriété d’EDF.
Avec ça, bien sûr, le coût de production baisserait fortement.
Donner des coûts de production exotiques aussi bien pour le nucléaire que pour l’éolien et le solaire discrédite totalement le discours. Les coûts indiqués ne sont pas ceux de WNISR mais de la version 12, datant de 2018, de l’analyse de la banque d’investissement Lazard. Deux nouvelles analyses ont été publiées depuis. Ces analyses ne concernent que les Etats-Unis.
Certains ne veulent pas comprendre que peu nous importe, ici en France, le coût de production
de nouvelles installations nucléaires aux Etats-Unis – éoliennes dans les Grandes Plaines très ventées – solaires dans les états du sud très ensoleillés. Ou du solaire dans des régions désertiques sous les tropiques.
En France à l’heure actuelle, le coût de l’éolien terrestre retenu lors des derniers appels d’offres est autour de 64€/MWh (78$), celui du PV autour de 55€/MWh (67$). Mais le tarif du PV « guichet » inférieur à 100 MWc est beaucoup plus élevé, entre 99€ et 180€/MWh en fonction de la taille décroissante.
Seules les très grandes structures de solaire au sol sont fortement compétitives. Un objectif d’installation de 200 GW à 500 GW de solaire est à envisager d’ici 2050, répartis de façon harmonieuse sur le territoire, pour produire de 240 TWh à 600 TWh par an d’électricité solaire et contribuer pleinement à la transition énergétique.
Si les terrains non agricoles ne suffisent pas, 200.000 à 500.000 hectares parmi ceux cultivés en blé, colza ou maïs pour produire des agrocarburants seraient bien mieux utilisés pour produire de l’électricité photovoltaïque, avec une productivité énergétique à l’hectare cent fois supérieure.
A compléter avec 100 GW ou plus d’éolien, réparti sur terre et sur mer et par du biogaz destiné à alimenter les turbines à gaz lors des grands froids hivernaux en cas de faiblesse éolienne.
Le tarif d’achat du nucléaire anglais à Hinkley Point est de 92,5£/MWh en monnaie de 2012, indexé sur l’inflation depuis cette date et pendant 35 ans une fois le réacteur mis en service.
Le prix a atteint 104£/MWh en 2020 équivalent à 118€/MWh (mais 128€ au taux de change de 2012).
Pour l’EPR de Flamanville, l’estimation actuelle est de 115€ à 125€/MWh. Mais il y a mieux, puisque la Cour des comptes estimait en 2014 que le coût complet (coût courant économique) du nucléaire actuel était de 59,8€/MWh en 2013. Coût probablement devenu 63€/MWh en 2020.
Une des options envisagées pour construire de nouveaux réacteurs est leur financement intégral par le budget de l’Etat, quel qu’en soit le coût final. Les réacteurs deviendraient gratuitement la propriété d’EDF.
Avec ça, bien sûr, le coût de production baisserait fortement.
Donner des coûts de production exotiques aussi bien pour le nucléaire que pour l’éolien et le solaire discrédite totalement le discours. Les coûts indiqués ne sont pas ceux de WNISR mais de la version 12, datant de 2018, de l’analyse de la banque d’investissement Lazard. Deux nouvelles analyses ont été publiées depuis. Ces analyses ne concernent que les Etats-Unis.
Certains ne veulent pas comprendre que peu nous importe, ici en France, le coût de production
de nouvelles installations nucléaires aux Etats-Unis – éoliennes dans les Grandes Plaines très ventées – solaires dans les états du sud très ensoleillés. Ou du solaire dans des régions désertiques sous les tropiques.
En France à l’heure actuelle, le coût de l’éolien terrestre retenu lors des derniers appels d’offres est autour de 64€/MWh (78$), celui du PV autour de 55€/MWh (67$). Mais le tarif du PV « guichet » inférieur à 100 MWc est beaucoup plus élevé, entre 99€ et 180€/MWh en fonction de la taille décroissante.
Seules les très grandes structures de solaire au sol sont fortement compétitives. Un objectif d’installation de 200 GW à 500 GW de solaire est à envisager d’ici 2050, répartis de façon harmonieuse sur le territoire, pour produire de 240 TWh à 600 TWh par an d’électricité solaire et contribuer pleinement à la transition énergétique.
Si les terrains non agricoles ne suffisent pas, 200.000 à 500.000 hectares parmi ceux cultivés en blé, colza ou maïs pour produire des agrocarburants seraient bien mieux utilisés pour produire de l’électricité photovoltaïque, avec une productivité énergétique à l’hectare cent fois supérieure.
A compléter avec 100 GW ou plus d’éolien, réparti sur terre et sur mer et par du biogaz destiné à alimenter les turbines à gaz lors des grands froids hivernaux en cas de faiblesse éolienne.
Le tarif d’achat du nucléaire anglais à Hinkley Point est de 92,5£/MWh en monnaie de 2012, indexé sur l’inflation depuis cette date et pendant 35 ans une fois le réacteur mis en service.
Le prix a atteint 104£/MWh en 2020 équivalent à 118€/MWh (mais 128€ au taux de change de 2012).
Pour l’EPR de Flamanville, l’estimation actuelle est de 115€ à 125€/MWh. Mais il y a mieux, puisque la Cour des comptes estimait en 2014 que le coût complet (coût courant économique) du nucléaire actuel était de 59,8€/MWh en 2013. Coût probablement devenu 63€/MWh en 2020.
Une des options envisagées pour construire de nouveaux réacteurs est leur financement intégral par le budget de l’Etat, quel qu’en soit le coût final. Les réacteurs deviendraient gratuitement la propriété d’EDF.
Avec ça, bien sûr, le coût de production baisserait fortement.
Donner des coûts de production exotiques aussi bien pour le nucléaire que pour l’éolien et le solaire discrédite totalement le discours. Les coûts indiqués ne sont pas ceux de WNISR mais de la version 12, datant de 2018, de l’analyse de la banque d’investissement Lazard. Deux nouvelles analyses ont été publiées depuis. Ces analyses ne concernent que les Etats-Unis.
Certains ne veulent pas comprendre que peu nous importe, ici en France, le coût de production
de nouvelles installations nucléaires aux Etats-Unis – éoliennes dans les Grandes Plaines très ventées – solaires dans les états du sud très ensoleillés. Ou du solaire dans des régions désertiques sous les tropiques.
En France à l’heure actuelle, le coût de l’éolien terrestre retenu lors des derniers appels d’offres est autour de 64€/MWh (78$), celui du PV autour de 55€/MWh (67$). Mais le tarif du PV « guichet » inférieur à 100 MWc est beaucoup plus élevé, entre 99€ et 180€/MWh en fonction de la taille décroissante.
Seules les très grandes structures de solaire au sol sont fortement compétitives. Un objectif d’installation de 200 GW à 500 GW de solaire est à envisager d’ici 2050, répartis de façon harmonieuse sur le territoire, pour produire de 240 TWh à 600 TWh par an d’électricité solaire et contribuer pleinement à la transition énergétique.
Si les terrains non agricoles ne suffisent pas, 200.000 à 500.000 hectares parmi ceux cultivés en blé, colza ou maïs pour produire des agrocarburants seraient bien mieux utilisés pour produire de l’électricité photovoltaïque, avec une productivité énergétique à l’hectare cent fois supérieure.
A compléter avec 100 GW ou plus d’éolien, réparti sur terre et sur mer et par du biogaz destiné à alimenter les turbines à gaz lors des grands froids hivernaux en cas de faiblesse éolienne.
Le tarif d’achat du nucléaire anglais à Hinkley Point est de 92,5£/MWh en monnaie de 2012, indexé sur l’inflation depuis cette date et pendant 35 ans une fois le réacteur mis en service.
Le prix a atteint 104£/MWh en 2020 équivalent à 118€/MWh (mais 128€ au taux de change de 2012).
Pour l’EPR de Flamanville, l’estimation actuelle est de 115€ à 125€/MWh. Mais il y a mieux, puisque la Cour des comptes estimait en 2014 que le coût complet (coût courant économique) du nucléaire actuel était de 59,8€/MWh en 2013. Coût probablement devenu 63€/MWh en 2020.
Une des options envisagées pour construire de nouveaux réacteurs est leur financement intégral par le budget de l’Etat, quel qu’en soit le coût final. Les réacteurs deviendraient gratuitement la propriété d’EDF.
Avec ça, bien sûr, le coût de production baisserait fortement.
C’est dommage de publier une tribune aussi indigente qui ne traite aucune des questions de fond et évacue la question du stockage par une phrase d’une légèreté à peine croyable « les innovations sur les batteries sont prometteuses ».
C’est dommage car j’en viens à douter de la qualité de ce qui est diffusé sur ce blog : est-ce que toutes les autres annonces sont à ce niveau d’idéologie ?
C’est dommage de publier une tribune aussi indigente qui ne traite aucune des questions de fond et évacue la question du stockage par une phrase d’une légèreté à peine croyable « les innovations sur les batteries sont prometteuses ».
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C’est dommage de publier une tribune aussi indigente qui ne traite aucune des questions de fond et évacue la question du stockage par une phrase d’une légèreté à peine croyable « les innovations sur les batteries sont prometteuses ».
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C’est dommage de publier une tribune aussi indigente qui ne traite aucune des questions de fond et évacue la question du stockage par une phrase d’une légèreté à peine croyable « les innovations sur les batteries sont prometteuses ».
C’est dommage car j’en viens à douter de la qualité de ce qui est diffusé sur ce blog : est-ce que toutes les autres annonces sont à ce niveau d’idéologie ?
Bonjour Monsieur Tchernia,
Il est finalement désolant de voir que vous jouez le même jeu que vos opposants. Le nucléaire a beaucoup de défaut, mais aussi certaines qualité indéniables. Je ne crois pas au stockage batteries à grande échelle (quid des matériaux nécessaires) et il nous est nécessaire à moyen terme d’avoir une source pilotable la moins carbonée possible. Nous avons cette filière industrielle sur laquelle il ne faut pas cracher. En temps de crise, les filières automobile, aéronautique ou encore du tourisme sont en grande difficulté pour longtemps et notre balance commerciale est catastrophique. Dites vous bien que 6 à 10 EPR représentent déjà une très forte baisse du productible nucléaire à 2045 (puisque les réacteurs restants seront en toute fin de vie (même si prolongement à 60 ans). Je pense qu’on peut difficilement nier la complémentarité de ces énergies et si un miracle technologique sur le stockage arrive, il sera toujours temps de renoncer à ces chantiers. En attendant, si on ne se lance pas, on sera aussi déficitaire sur l’import/export électrique et on aura une filière de plus à reclasser à court terme. Alors oui les filières pré-cités sont certainement à reclasser quoi qu’il arrive (faire moins d’avion, de voyage et de voiture est dans le sens de notre temps, tout comme produire et consommer moins d’électricité), mais vous jouez un jeu dangereux pour votre pays. Enfin, n’oubliez pas que votre entreprise prend son droit ARENH sur ses offres vertes et sait profiter du nucléaire quand elle en a besoin. Enfin bis, l’analyse de cout des EnR VS nucléaire ne prend pas en compte la priorité d’injection et la garantie de prix (tarif d’achat ou complément de rémunération) qui permet d’obtenir un emprunt à meilleur prix. Pourquoi l’interdire aux autres filières ?
Bonjour Monsieur Tchernia,
Il est finalement désolant de voir que vous jouez le même jeu que vos opposants. Le nucléaire a beaucoup de défaut, mais aussi certaines qualité indéniables. Je ne crois pas au stockage batteries à grande échelle (quid des matériaux nécessaires) et il nous est nécessaire à moyen terme d’avoir une source pilotable la moins carbonée possible. Nous avons cette filière industrielle sur laquelle il ne faut pas cracher. En temps de crise, les filières automobile, aéronautique ou encore du tourisme sont en grande difficulté pour longtemps et notre balance commerciale est catastrophique. Dites vous bien que 6 à 10 EPR représentent déjà une très forte baisse du productible nucléaire à 2045 (puisque les réacteurs restants seront en toute fin de vie (même si prolongement à 60 ans). Je pense qu’on peut difficilement nier la complémentarité de ces énergies et si un miracle technologique sur le stockage arrive, il sera toujours temps de renoncer à ces chantiers. En attendant, si on ne se lance pas, on sera aussi déficitaire sur l’import/export électrique et on aura une filière de plus à reclasser à court terme. Alors oui les filières pré-cités sont certainement à reclasser quoi qu’il arrive (faire moins d’avion, de voyage et de voiture est dans le sens de notre temps, tout comme produire et consommer moins d’électricité), mais vous jouez un jeu dangereux pour votre pays. Enfin, n’oubliez pas que votre entreprise prend son droit ARENH sur ses offres vertes et sait profiter du nucléaire quand elle en a besoin. Enfin bis, l’analyse de cout des EnR VS nucléaire ne prend pas en compte la priorité d’injection et la garantie de prix (tarif d’achat ou complément de rémunération) qui permet d’obtenir un emprunt à meilleur prix. Pourquoi l’interdire aux autres filières ?
Bonjour Monsieur Tchernia,
Il est finalement désolant de voir que vous jouez le même jeu que vos opposants. Le nucléaire a beaucoup de défaut, mais aussi certaines qualité indéniables. Je ne crois pas au stockage batteries à grande échelle (quid des matériaux nécessaires) et il nous est nécessaire à moyen terme d’avoir une source pilotable la moins carbonée possible. Nous avons cette filière industrielle sur laquelle il ne faut pas cracher. En temps de crise, les filières automobile, aéronautique ou encore du tourisme sont en grande difficulté pour longtemps et notre balance commerciale est catastrophique. Dites vous bien que 6 à 10 EPR représentent déjà une très forte baisse du productible nucléaire à 2045 (puisque les réacteurs restants seront en toute fin de vie (même si prolongement à 60 ans). Je pense qu’on peut difficilement nier la complémentarité de ces énergies et si un miracle technologique sur le stockage arrive, il sera toujours temps de renoncer à ces chantiers. En attendant, si on ne se lance pas, on sera aussi déficitaire sur l’import/export électrique et on aura une filière de plus à reclasser à court terme. Alors oui les filières pré-cités sont certainement à reclasser quoi qu’il arrive (faire moins d’avion, de voyage et de voiture est dans le sens de notre temps, tout comme produire et consommer moins d’électricité), mais vous jouez un jeu dangereux pour votre pays. Enfin, n’oubliez pas que votre entreprise prend son droit ARENH sur ses offres vertes et sait profiter du nucléaire quand elle en a besoin. Enfin bis, l’analyse de cout des EnR VS nucléaire ne prend pas en compte la priorité d’injection et la garantie de prix (tarif d’achat ou complément de rémunération) qui permet d’obtenir un emprunt à meilleur prix. Pourquoi l’interdire aux autres filières ?
Bonjour Monsieur Tchernia,
Il est finalement désolant de voir que vous jouez le même jeu que vos opposants. Le nucléaire a beaucoup de défaut, mais aussi certaines qualité indéniables. Je ne crois pas au stockage batteries à grande échelle (quid des matériaux nécessaires) et il nous est nécessaire à moyen terme d’avoir une source pilotable la moins carbonée possible. Nous avons cette filière industrielle sur laquelle il ne faut pas cracher. En temps de crise, les filières automobile, aéronautique ou encore du tourisme sont en grande difficulté pour longtemps et notre balance commerciale est catastrophique. Dites vous bien que 6 à 10 EPR représentent déjà une très forte baisse du productible nucléaire à 2045 (puisque les réacteurs restants seront en toute fin de vie (même si prolongement à 60 ans). Je pense qu’on peut difficilement nier la complémentarité de ces énergies et si un miracle technologique sur le stockage arrive, il sera toujours temps de renoncer à ces chantiers. En attendant, si on ne se lance pas, on sera aussi déficitaire sur l’import/export électrique et on aura une filière de plus à reclasser à court terme. Alors oui les filières pré-cités sont certainement à reclasser quoi qu’il arrive (faire moins d’avion, de voyage et de voiture est dans le sens de notre temps, tout comme produire et consommer moins d’électricité), mais vous jouez un jeu dangereux pour votre pays. Enfin, n’oubliez pas que votre entreprise prend son droit ARENH sur ses offres vertes et sait profiter du nucléaire quand elle en a besoin. Enfin bis, l’analyse de cout des EnR VS nucléaire ne prend pas en compte la priorité d’injection et la garantie de prix (tarif d’achat ou complément de rémunération) qui permet d’obtenir un emprunt à meilleur prix. Pourquoi l’interdire aux autres filières ?
Le jour où la filiere des ENR discutera directement avec l’élysée, on aura peut etre gagné la bataille de la communication face à un nucléaire qui a irrigué les grandes écoles et les strates de l’administration encore aujourd’hui. Communication: facette indispensable des politiques qui ne connaissent que les effets d’annonces pourvoyeuses de voix. La technique financière ou la thermique ce n’est pas leur souci.
Le jour où la filiere des ENR discutera directement avec l’élysée, on aura peut etre gagné la bataille de la communication face à un nucléaire qui a irrigué les grandes écoles et les strates de l’administration encore aujourd’hui. Communication: facette indispensable des politiques qui ne connaissent que les effets d’annonces pourvoyeuses de voix. La technique financière ou la thermique ce n’est pas leur souci.
Le jour où la filiere des ENR discutera directement avec l’élysée, on aura peut etre gagné la bataille de la communication face à un nucléaire qui a irrigué les grandes écoles et les strates de l’administration encore aujourd’hui. Communication: facette indispensable des politiques qui ne connaissent que les effets d’annonces pourvoyeuses de voix. La technique financière ou la thermique ce n’est pas leur souci.
Le jour où la filiere des ENR discutera directement avec l’élysée, on aura peut etre gagné la bataille de la communication face à un nucléaire qui a irrigué les grandes écoles et les strates de l’administration encore aujourd’hui. Communication: facette indispensable des politiques qui ne connaissent que les effets d’annonces pourvoyeuses de voix. La technique financière ou la thermique ce n’est pas leur souci.
Clair, Informatif, Précis et Factuel : cet article par Julien Tchernia est à diffuser le plus largement possible auprès du grand public.
Il y va de notre avenir et surtout l’avenir de nos enfants et petits enfants – sans parler de sauvegarder le budget de la France qui semble vouloir continuer à investir dans une cause perdue !
Clair, Informatif, Précis et Factuel : cet article par Julien Tchernia est à diffuser le plus largement possible auprès du grand public.
Il y va de notre avenir et surtout l’avenir de nos enfants et petits enfants – sans parler de sauvegarder le budget de la France qui semble vouloir continuer à investir dans une cause perdue !
Clair, Informatif, Précis et Factuel : cet article par Julien Tchernia est à diffuser le plus largement possible auprès du grand public.
Il y va de notre avenir et surtout l’avenir de nos enfants et petits enfants – sans parler de sauvegarder le budget de la France qui semble vouloir continuer à investir dans une cause perdue !
Clair, Informatif, Précis et Factuel : cet article par Julien Tchernia est à diffuser le plus largement possible auprès du grand public.
Il y va de notre avenir et surtout l’avenir de nos enfants et petits enfants – sans parler de sauvegarder le budget de la France qui semble vouloir continuer à investir dans une cause perdue !
On a importé en 2019 près de 80 millions de tonnes d’hydrocarbures . Dans quelques décennies cela ne sera plus possible . Par quoi
remplacer cette énergie fossile .Malgré tous nos efforts , L’électricité dite renouvelable ne servira qu’à fournir une partie de l’électricité consommée . Rien d’autre .
Seul l’hydrogène peut nous sauver car avec H2 on sait faire de l’acier ,du ciment ,des engrais et mème du kérosène .
Il faut de l’électricité en abondance ce que ne peut nous fournir les renouvelables .
Seule solution hélas ,le nucléaire . Toutes les grandes nations du monde ont compris et s’y remettent .
En France nous étions leaders dans ce domaine . Nous allons perdre la main . On achètera nos centrales aux chinois .
Ce qui nous attend c’est une baisse de notre niveau de vie avec les troubles sociaux que ça va engendrer . Le PIB est lié à la consommation d’énergie qui fait tourner nos machines .
Merci les écologistes et leurs dogmes ,ils seront les responsables de la catastrophe énergétique à venir .
On a importé en 2019 près de 80 millions de tonnes d’hydrocarbures . Dans quelques décennies cela ne sera plus possible . Par quoi
remplacer cette énergie fossile .Malgré tous nos efforts , L’électricité dite renouvelable ne servira qu’à fournir une partie de l’électricité consommée . Rien d’autre .
Seul l’hydrogène peut nous sauver car avec H2 on sait faire de l’acier ,du ciment ,des engrais et mème du kérosène .
Il faut de l’électricité en abondance ce que ne peut nous fournir les renouvelables .
Seule solution hélas ,le nucléaire . Toutes les grandes nations du monde ont compris et s’y remettent .
En France nous étions leaders dans ce domaine . Nous allons perdre la main . On achètera nos centrales aux chinois .
Ce qui nous attend c’est une baisse de notre niveau de vie avec les troubles sociaux que ça va engendrer . Le PIB est lié à la consommation d’énergie qui fait tourner nos machines .
Merci les écologistes et leurs dogmes ,ils seront les responsables de la catastrophe énergétique à venir .
On a importé en 2019 près de 80 millions de tonnes d’hydrocarbures . Dans quelques décennies cela ne sera plus possible . Par quoi
remplacer cette énergie fossile .Malgré tous nos efforts , L’électricité dite renouvelable ne servira qu’à fournir une partie de l’électricité consommée . Rien d’autre .
Seul l’hydrogène peut nous sauver car avec H2 on sait faire de l’acier ,du ciment ,des engrais et mème du kérosène .
Il faut de l’électricité en abondance ce que ne peut nous fournir les renouvelables .
Seule solution hélas ,le nucléaire . Toutes les grandes nations du monde ont compris et s’y remettent .
En France nous étions leaders dans ce domaine . Nous allons perdre la main . On achètera nos centrales aux chinois .
Ce qui nous attend c’est une baisse de notre niveau de vie avec les troubles sociaux que ça va engendrer . Le PIB est lié à la consommation d’énergie qui fait tourner nos machines .
Merci les écologistes et leurs dogmes ,ils seront les responsables de la catastrophe énergétique à venir .
On a importé en 2019 près de 80 millions de tonnes d’hydrocarbures . Dans quelques décennies cela ne sera plus possible . Par quoi
remplacer cette énergie fossile .Malgré tous nos efforts , L’électricité dite renouvelable ne servira qu’à fournir une partie de l’électricité consommée . Rien d’autre .
Seul l’hydrogène peut nous sauver car avec H2 on sait faire de l’acier ,du ciment ,des engrais et mème du kérosène .
Il faut de l’électricité en abondance ce que ne peut nous fournir les renouvelables .
Seule solution hélas ,le nucléaire . Toutes les grandes nations du monde ont compris et s’y remettent .
En France nous étions leaders dans ce domaine . Nous allons perdre la main . On achètera nos centrales aux chinois .
Ce qui nous attend c’est une baisse de notre niveau de vie avec les troubles sociaux que ça va engendrer . Le PIB est lié à la consommation d’énergie qui fait tourner nos machines .
Merci les écologistes et leurs dogmes ,ils seront les responsables de la catastrophe énergétique à venir .
Sylvain, lorsque vous donnez les cout de l’éolien terrestre à 64 €/MWh ou 55 pour le solaire vous donnez le cout complet actualisé? cad avec le raccordement? Le LCOE est proche des 120 pour l’éolien en mer dans le rapport de la cours des comptes celui des nouveaux EPr à 60 et du nucléaire historique à 43. Quid du chiffrage de l’intermittence ????
Sylvain, lorsque vous donnez les cout de l’éolien terrestre à 64 €/MWh ou 55 pour le solaire vous donnez le cout complet actualisé? cad avec le raccordement? Le LCOE est proche des 120 pour l’éolien en mer dans le rapport de la cours des comptes celui des nouveaux EPr à 60 et du nucléaire historique à 43. Quid du chiffrage de l’intermittence ????
Sylvain, lorsque vous donnez les cout de l’éolien terrestre à 64 €/MWh ou 55 pour le solaire vous donnez le cout complet actualisé? cad avec le raccordement? Le LCOE est proche des 120 pour l’éolien en mer dans le rapport de la cours des comptes celui des nouveaux EPr à 60 et du nucléaire historique à 43. Quid du chiffrage de l’intermittence ????
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