S'il fallait une nouvelle preuve de la compétitivité de l'énergie solaire, les résultats du dernier AO multi-technologie en ont apporté une flagrante. A tel point que de multi-technologique, il n'en est point question.
Sur les 16 projets lauréats de l'appel d'offres multi-technologique, mettant en concurrence les grandes centrales solaires au sol et les projets éoliens terrestres, pour un volume de 200 MW, l'ensemble des projets lauréats désignés désigné le 7 novembre dernier par le Ministre d'État François de Rugy sont des centrales solaires photovoltaïques, des projets plus compétitifs que les projets éoliens déposés.
Cet appel d'offres expérimental visant à évaluer la compétitivité relative des filières photovoltaïque au sol et éolien terrestre matérialise l'engagement de la France auprès de la Commission européenne qui souhaite mettre les technologies en concurrence.
La France a accepté de s'essayer à ce principe de façon expérimentale pour un volume de 200 MW sur les technologies renouvelables aujourd'hui les plus compétitives, afin d'en identifier les bénéfices et les inconvénients. Et les résultats sont sans appel au profit des technologies solaires.
« Les résultats de cet appel d'offres démontrent à la fois la très grande compétitivité du solaire au sol et la nécessité de développer un mix électrique renouvelable équilibré et diversifié grâce à des appels d'offres permettant de jouer la complémentarité des énergies, nécessaires au mix global » a souligné François de Rugy lors de la proclamation des lauréats. Les projets lauréats de cet appel d'offres valoriseront l'électricité produite à un prix moyen de 54,94 €/MWh.






C’est une très bonne nouvelle pour le solaire de capter 200 MW de plus à installer sur le territoire, et de confirmer sa très grande compétitivité toutes énergies confondues.
Par contre ne soyons pas trop frimeur vis-à-vis de l’éolien, cette filière n’est pas encore entrée massivement dans l’ère des appels d’offres comme le solaire depuis 6 ans maintenant. De plus les projets éoliens en développement ne sont pas en phase aujourd’hui avec ces appels d’offres : la majorité des projets éoliens autorisés ont un tarif d’achat sécurisé dans le système de l’arrêté tarifaire de 2016 ou 2017. Ils n’ont donc pas besoin d’aller chercher un tarif dans les appels d’offres. La preuve dans le peu de souscription du dernier appel d’offres pur éolien de juin dernier. La situation sera différente dans 2 à 3 ans.