Le document, téléchargeable ci-dessous, qui a fuité dans la presse ce week-end, est un document préparatoire à la fameuse PPE, la feuille de route qui décrit le paysage énergétique français pour les dix prochaines années et qui devrait être présentée par Emmanuel Macron vers la mi-novembre.
Nous avons extrait les parties qui concernent directement ou indirectement l’énergie solaire. On se reportera au document original pour les autres énergies.
Annexe 1 – Roadmap technologiques à l’horizon 2030
Bâtiments :
Production décentralisée d’énergie :
- Trajectoire de baisse de coût pour atteindre une parité réseau en 2025 (électricité livrée site HT) et une production adaptée au profil de consommation (pas ou peu d’injection sur le réseau).
- Améliorer les performances et réduire le coût du pilotage de la consommation énergétique des appareils domestiques et du chauffage, afin de réduire les consommations (efficacité énergétique et économies d’énergie) par : l’adaptation de la consommation aux usages réels, l’information des consommateurs.
- Développer les outils de pilotage pour faire contribuer les bâtiments à l’équilibre offre/demande en électricité, à un coût acceptable (via le « smart charging » des véhicules électriques, l’autoproduction, le stockage, le pilotage de la consommation énergétique des appareils domestiques). Développer ces outils aussi à la maille de plusieurs bâtiments (quartier).
- Développer le pilotage de la consommation énergétique pour garantir de façon pérenne un moindre appel au réseau d’électricité ou de gaz (via l’autoconsommation, le smart charging des véhicules électriques, le stockage, le pilotage de la consommation énergétique des appareils domestiques) à un coût acceptable, afin de maîtriser les CAPEX des réseaux. Intégrer la question du pilotage de la puissance dans les réglementations des bâtiments. Développer aussi ces outils à la maille de plusieurs bâtiments (maille du poste de distribution ou du poste source).
Batteries
- Fabrication de cellules de batteries en Europe :
- Décider avant fin 2019 s’il est encore possible de construire en Europe et avant la fin du quinquennat une usine de cellules de batteries lithium-ion avec des industriels européens.
- Construire une filière européenne de batteries à électrolyte solide (prochaine génération) pour une production à l’horizon 2025.
- Intégration des cellules de batteries : améliorer le pilotage, optimiser le cyclage, améliorer la durée de vie, etc.
Réseaux électriques :
- Mieux définir le seuil d’intégration des ENR intermittentes à partir duquel il est nécessaire d’intégrer massivement des flexibilités (dont le stockage) afin d’assurer un niveau de sécurité d’approvisionnement suffisant (approche probabiliste). Equipe projet, objectifs et jalons à préciser.
- Explorer la pertinence (faisabilité technique, coûts, performance, nécessité) d’un réglage plus décentralisé de la fréquence (notamment au niveau de boucles locales).
Photovoltaïque « utility scale » (centralisé) :
- Fixer une trajectoire d’objectifs de coûts, qui se traduira par des prix de réserve dans les appels d’offres ;
- Objectif 2022 : mise en service de parcs photovoltaïques en France métropolitaine, avec stockage pour le lissage de la courbe de production (amélioration de la prévisibilité, réduction de l’amplitude des modulation, capacité de production en soirée) et un objectif de coût autour de 60€/MWh (injecté sur le réseau).
- Déploiement de dispositifs PV/hydrogène ou PV/batteries dans les territoires d’Outre-mer (notamment la Guyane) où ils sont déjà compétitifs (moins chers que les alternatives au fioul). Améliorer les performances et baisser le coût de ces dispositifs (niveau et horizon à préciser) pour qu’ils puissent être transposer dans d’autres géographies.






Merci d’avoir mis ce docuent en ligne !
Peu de chose pour les particuliers souhaitant s’équiper en photovoltaique. Certes des engagements dans la recherche de nouvelles solutions techniques de stockage moins onéreuses. mais en attendant, l’option d’une autoconosmmation sans stockage, avec revente des crêtes à EDF à un prix garantie par décrêt, actuellement plus élevé que le prix du KW consommé sur le réseau en l’absence d’autoproduction, est difficile à mettre en oeuvre, car le délai d’accès au réseau EDF pour y reverser sa production est actuellement d’1 an à 1an et demi après signature du contrat.
Près à sauter le pas, j’ai renoncé. J’habite pourtant en Martinique, département où l’énergie électrique dépend de deux centrales à combustible alors que l’ensoleillement y est maximum.
beaucoup de non-dit notamment concernant le nucléaire !
et puis un vocabulaire abscons pour la plupart d’entre-nous
Questions
pourquoi envisager uniquement le LI-ion qui est déjà en usage un peu partout, plutôt que de penser innovation perenne donc qui utilise des éléments moins polluant ou dangereux et surtout bcp plus abondant ?
qui rapprochera ce faux plan du vrai plan de sortie de negawatt https://www.negawatt.org/Scenario-negaWatt-2017-2050 ?
Tout cela semble bien timide et pour tout dire, un peu décevant.
Je continue à penser que Macron devrait sortir les energies renouvelable d’EDF. En faire une unité à part, autonome, avec des objectifs ambitieux, et des règles de fonctionnement claires avec l' »EDF Nucléaire ».
Les dirigeants actuels d’EDF et leurs lobbies, n’auront toujours en tête que de faire durer le nucléaire le plus longtemps possible. Pour de multiples raisons, bonnes et moins bonnes.
Sans cela, on va faire du sur-place et prendre beaucoup de retard dans le renouvelable.
En aura t’il le courage ??