En avril 2017, Générale du Solaire lançait sur Lendosphere la plus importante opération de financement participatif dédiée aux énergies renouvelables en France. Aujourd'hui, cette opération est récompensée par le prix « Green Planet » du concours European Digital Lending Awards organisé par Eiffel Investment Group.
Pour rappel, 2,5 millions d'euros ont été investis par 689 personnes en 45 jours via Lendosphere pour financer le développement du groupe Générale du Solaire sur trois secteurs : autoconsommation, stockage et développement international. « Cette opération est un record national de mobilisation citoyenne : elle représente plus de 10% du financement participatif dédié aux énergies renouvelables en France en 2017 », souligne Laure Verhaeghe, directrice générale et co-fondatrice de Lendosphere.
Daniel Bour, président et fondateur du groupe Générale du Solaire témoigne : « Nous sommes ravis que les European Digital Lending Awards récompensent, à travers nous, l'énergie solaire dans le cadre de ce concours. L'énergie solaire est, d'après tous les sondages, plébiscitée par les Français. C'est une source d'énergie décentralisée et très intégrée au territoire. Le financement participatif est la prolongation naturelle du développement du solaire et ne peut que renforcer les liens privilégiés avec les territoires. »






Je suis persuadé que beaucoup d’habitants s’investiraient dans des projets locaux s’ils y trouvaient un intérêt financier ou participatif.
Dans le secteur privé les supports de financement sont multiples, du crowdfunding, à l’achat d’actions ou de sicav, au montage de son propre projet photovoltaïque ou éolien, par contre j’ai l’impression que c’est encore restreint pour les collectivités qui pourtant affichent des objectifs ambitieux. J’ai vu qu’il existe maintenant une plateforme de financement participatif dédiée (Collecticity), mais les collectivités n’ont elles pas d’autres moyens de mener des projets sans passer par des intermédiaires qui récupèrent des marges au passage ? Etant donné que les communes disposent souvent de peu de moyens, il serait logique que les retours sur investissement profitent aux habitants et à la collectivité, plutôt qu’aux entreprises et aux financeurs privés.
Voir aussi les propositions du CLER « d’élargir les CTE à l’ensemble des territoires, ou de mise en œuvre du PCAET … ». Mais il semble surtout être question de dotation et de non de financement, ou à travers la création d’un fond local de transition énergétique, lui-même dépendant de finances publiques… Je crois qu’à travers les énergies renouvelables on peut créer un lien direct entre les collectivités et les citoyens, leur permettant de mesurer et de promouvoir les efforts.
J’ai trouvé un exemple d’un appel à projets : Le Pays Haut Languedoc et Vignobles
Avec une liste de porteurs de projets acceptés : Entreprises, Collectivités territoriales, Établissements publics, Associations, Groupements d’Intérêt Public, Groupement d’Intérêt Économique, Groupement Européen de Coopération territoriale, Société d’Économie Mixte … (sauf particuliers)… qui semblait assez ouverte. Pourtant les projets sont restreints au petit éolien, ou aux installations photovoltaïques à des fins d’autoconsommation… pas de quoi enrichir les communes, alors même que des co-financeurs semblent les bienvenus. Cela semble être une contradiction en soi.
Autre avantage, ou à défaut (les contrats PPP ayant montré leurs limites dans d’autres domaines), il serait enrichissant pour les collectivités d’apprendre à piloter leurs projets, vu que la transition énergétique est un engagement de longue halène, voir un mouvement perpétuel.