Inauguration de la plus grande centrale photovoltaïque sur toiture d’Île-de-France

Eau_de_Paris_1Située à L'Haÿ-les-Roses, la centrale solaire installée sur la toiture du réservoir de l'usine d'eau potable d'Eau de Paris a été officiellement inaugurée ce 14 décembre en présence de Vincent Jeanbrun (Maire de L'Haÿ-les-Roses), d'Anne Hidalgo (Maire de Paris), de Célia BLAUEL (Adjointe à la Mairie et Présidente d'Eau de Paris) et de Stéphanie Daumin (Maire de Chevilly-Larue). D'une puissance de 1800 kWc, il s'agit de la plus grande centrale photovoltaïque en toiture d'Ile-de-France. 

Une centrale solaire de 12 000 m² installée sur la toiture d'Eau de Paris

Construit en 1971, le réservoir de l'Haÿ-les-Roses est l'un des cinq principaux réservoirs d'eau potable alimentant la Ville de Paris. L'étanchéité du toit végétalisé devait être refaite afin d'assurer la parfaite protection sanitaire des 240 000 m3 d'eau potable contenus dans 4 compartiments. C'est dans ce contexte qu'est née l'idée d'y installer une centrale photovoltaïque à l'occasion des travaux. Déjà muni de 700 m² de panneaux solaires sur la façade, le réservoir de l'usine Eau de Paris est désormais équipé de 12 000 m² supplémentaires de modules photovoltaïques sur sa toiture. Cette centrale solaire, installée par Armorgreen (filiale de Legendre Energie – 35), est également dotée d'un process de rafraichissement automatique des modules, ce qui permet d'optimiser la production des panneaux. L'installation produira 1 600 MWh chaque année, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 500 foyers (sur la base de la consommation d'énergie d'un foyer – hors usages thermiques). Les travaux, qui se sont déroulés entre septembre 2016 et novembre 2017, ont été découpés en trois phases. Entreprise intégrée, Eau de Paris a assuré la maîtrise d'œuvre complète et la maîtrise d'ouvrage du chantier. L'entreprise publique exploite elle-même la centrale photovoltaïque.

Les caractéristiques techniques 

Avec 20 000 m2 de toiture disponibles, une surface exceptionnelle en Ile-de-France, le réservoir de L'Haÿ-les-Roses était en effet tout à fait adapté à ce type d'installation. 

  • 11 800 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, soit la surface de plus de 9 piscines olympiques 
  • 6578 panneaux REC 285 TP, d'une puissance unitaire de 285 Wc et d'un bilan carbone de 442 kgCO2/kWc 
  • 1600 MWh/an directement réinjectés dans le réseau local, soit la consommation électrique annuelle de 500 foyers (hors chauffage et eau chaude sanitaire) dès 2018 
  • classement dans la sous-famille 1-b des installations sur bâtiment en surimposition, de puissance supérieure à 250 KWc et inférieure ou égale 5 MWc 
  • une économie de 92 TeqCO2/an [1] 

Un plan d'affaire équilibré 

Avec ce projet, Eau de Paris a été lauréat de l'appel d'offres lancé en novembre 2014 par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), visant à encourager la compétitivité, l'innovation, les projets sobres en carbone et vertueux du point de vue de l'utilisation des sols. Pour la réponse à cet appel d'offres, Eau de Paris était accompagnée par un assistant à maîtrise d'ouvrage, le bureau d'études Artelia. 

  • 2,5 millions d'euros pour la réfection de l'étanchéité de la toiture du réservoir, avec une subvention de l'Agence de l'Eau Seine-Normandie à hauteur de 50 %. 
  • 2,5 millions d'euros pour la pose des panneaux photovoltaïques. Ce coût sera entièrement amorti par la revente de l'électricité à Enedis. 
  • Ce projet a été lauréat du troisième appel d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE3), lancé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire. 

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2 Commentaires

  1. Bonjour,
    Si cette puissance nouvelle vient en remplacement du nucléaire, il n’y a aucune réduction des émissions de CO2. D’autre part, les panneaux sont fabriqués en Chine, qui dispose d’un mix électrique très carboné.
    Votre information est donc fausse.
    Pouvez-vous la corriger ?
    Cordialement,
    Jacques Treiner

  2. Cher Monsieur,
    Désolé de vous décevoir, mais les modules REC ne sont pas fabriqués en Chine, mais en Europe du Nord. Le contenu CO2 est bas (certifié par des organismes homologués), car les usines sont en grande partie alimentées par de l’hydraulique et de l’éolien. Ensuite pourquoi considérez-vous que le solaire remplace le nucléaire (qui constitue la base du mix électrique français) ? On peut considérer qu’il remplace du gaz, du fuel ou du charbon (il reste encore en France) ou même de l’électricité importée (en croissance) et à fort contenu carbone.
    Vous voyez l’information n’est pas fausse et il faut toujours porter un regard critique sur les questions énergétiques et ne pas se laisser aveugler par les dires des pronucléaires. Par ailleurs vous aurez noté que les tenants de cette énergie si répandue en France, passent sous silence le prix de revient des nouvelles centrales EPR et la gestion des déchets ultimes. Ces deux éléments sont à l’origine de l’abandon des nouveaux projets un peu partout dans le monde.
    Bien à vous
    André JOFFRE

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