« L'interview de Monsieur Levy m'a laissé pantois. Elle fera surement date dans les annales de l'histoire du photovoltaïque, pour ses approximations, ses contres vérités et erreurs, comme soulignées dans le commentaire précédent. Dire qu'il n'y a pas de soleil en France alors que chaque mètre carré reçoit en moyenne 1,3 MWh par an d'énergie, dont 10 à 20% sont d'ores et déjà convertibles en électricité par les panneaux solaires actuels est vraiment surprenant, venant en plus du plus haut responsable d'une entreprise énergétique de réputation mondiale et pour laquelle les kWh n'ont pas de secret (ou ne devraient pas en avoir).
Un calcul simple pourtant, maintes fois fait,consiste à comparer les 550 TWh de production électrique en France avec les surfaces nécessaires en photovoltaïque, soit environ 5000 km2 soit environ dix fois moins que les surfaces dites "artificialisées" que sont les routes, les toitures, les zones urbaines (qui couvrent environ 9% du territoire national).
Est ce que l'on peut alors parler du potentiel "peu considérable" de l'énergie solaire en France comme l'assène Monsieur Levy en titre de l'article du blog, alors que cette simple évaluation démontre le contraire de façon irréfutable ? C'est tellement vrai que l'évaluation faite par l'ADEME dans son fameux scénario visant les 100% d'électricité renouvelable en 2050, évaluait que le potentiel exploitable des toitures seulement est de plusieurs centaines de GW de puissance !
Faut_il s'enfoncer encore plus dans les contre vérités, lorsque Monsieur Levy, fait suivre cette affirmation "du potentiel peu considérable" par la phrase "d'autant plus que l'on s'interdit d'utiliser des terres agricole", alors qu'il n'y en a aucun besoin? A moins que cette façon de présenter les choses, en donneur de conseils ou de leçons,un peu culpabilisant (on s'interdit…) ne soit en fait une façon très subtile de créer inconsciemment chez les auditeurs une réaction de rejet…contre le photovoltaïque !
En effet laisser entendre que pour développer plus le soleil en France il faudrait réquisitionner des terres agricoles, pourquoi pas raser des forêts, ne peut que susciter la réprobation chez tous les défenseurs de l'environnement et d'une intégration harmonieuse et désirée du photovoltaïque. Jusqu'à présent les arguments de l'intermittence, de l'impossibilité de stocker l'électricité, avaient tenus le haut du pavé, mais il s'agit là d'une vraie nouveauté.
Il est dommage, compte tenu des grandes responsabilités de Monsieur Levy et d'EDF dans la transition énergétique, qu'une telle interview tende à ramener le débat des années en arrière alors qu'au contraire une vision plus optimiste commence à se faire jour en France dans le cadre de la préparation et des espoirs suscités par la conférence de Paris sur le Climat fin 2015.
Il est probable que les auteurs de l'interview se soient eux mêmes rendus compte de ce hiatus, puisque le titre de la partie de l'interview publiée dans le monde daté d'aujourd'hui était "Jean Bernard Levy :"L'énergie solaire commence à être compétitive" et dont le message "positif", comme du reste des propos rapportés, est sur le fond à l'opposé du contenu "négatif" d'un autre volet de ses propos, que Tecsol a lui choisi de mettre en avant. Là aussi la comparaison de ces deux comptes rendus est un exemple qui mériterait de rester dans les annales.
Il faut espérer que "l'idée que le développement du photovoltaïque passera par la réquisition des terres agricoles" distillée dans cette interview, ne devienne une nouvelle rumeur pour en freiner la progression et le dynamisme en France. »
Note de la rédaction: l'intervention de J-B Levy a été reprise in-extenso, sans coupure, comme en témoigne la vidéo de l'émission. Nous n’avons donc pas choisi de mettre en avant le côté « négatif d’un autre volet de ses propos » puisque la totalité de l’intervention est reproduite. Seul le titre du post est un raccourci qui un choix assumé de la rédaction.






L’exemple allemand démontre le peu d’intérêt du photovoltaïque et l’éolien.
Aujourd’hui, en Allemagne, le photovoltaïque et l’éolien représentent ensemble une puissance installée d’environ 80 GW.
Depuis le 16 octobre, en Allemagne, le photovoltaïque et l’éolien fournissent seulement entre 1 et 7 GW.
Bonjour , concernant les terres agricoles la manipulation est tellement évidente d’ailleurs EDF n’a t’il pas dans son passé glorieux du photovoltaique installé du photovoltaique sur des terrres agricoles,je crois que ces le meme en plus gourou !!!!
Il faut vite réagir a se genre de propos sinon ils gagneront encore ,
il faut passer un stade dans la communication et avoir le courage de dire les choses ,parler entre nous c’est bien mais parler au citoyens c’est mieux ,toutes les organisations doivent se mobilisés et se regroupées pour passer le message aux politiques ,ONG,élus ect…..
Je pense au contraire que cette déclaration est bien orientée dans leurs intérêts. EdF est opposée à la production décentralisée, et avec des producteurs indépendants. Par contre les installations en plein champ, de grandes tailles, c’est pour ex , pour leurs finances, l’idéal. Malheureusement en France on a des agriculteurs qui se battent pour limiter les confiscations de terres, qu’elles soient agricoles, forestières. Et je suis fier de l’opposition marquée dans la Drôme pour ces installations honteuses en plein champ, et tant pis pour EdF.
des preuves s’il vous plait!
Bravo à Monsieur Lévy et à son réalisme,
… qui n’a pas peur de lever les tabous de la pensée unique dont on nous rabat les oreilles à l’approche de la COP 21.
Oui il faudra d’autres EPR nucléaires en France et dans le monde pour relever le défi de la transition énergétique et de la diminution des rejets de CO2.
Oui il faudra développer également les EnR, mais sans forcément utiliser des hectares cultivables pour le faire, car il y a une priorité avant de produire de l’électricité pour « sauver la planète », c’est de donner aux prochains 10 milliars de terriens de quoi manger.
Y a une autre priorité encore plus forte dont on ne parlera pas à la COP21, bien sur car cela serait remettre en cause le système économique entier :
Gérer la démographie partout dans le monde pour que faire + de 2 enfants ne soit plus permi (!!)
Ainsi la population ne grandira pas et on aura pas des priorités à trouver toujours plus à manger !
Car toujours plus ceci et cela sur une seule Terre avec des ressources limitées et un GROS problème d’empreinte carbone / habitant, c’est DROIT dans le mur assuré !
OUI le premier problème c’est la démographie et si on la stoppe, alors on a une chance de s’en sortir, sinon oui il faudsra tj plus de pétrole, de nuke, d’ENR et on ne va pas y arriver !