lundi, mars 2, 2026
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Une semaine avant sa nomination, Maud Brégeon défendait un cap énergétique « non dogmatique »

Invitée des « 4 Vérités » sur France 2, une semaine avant sa désignation comme ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Brégeon avait déjà esquissé les lignes d’une politique énergétique fondée sur un double pilier : nucléaire et renouvelables. Porte-parole du gouvernement et ingénieure nucléaire de formation, elle a défendu un cap « clair et constant » face aux interrogations sur la future feuille de route énergétique.

Interrogée sur l’orientation du gouvernement, elle a rejeté toute opposition entre filières. « On s’appuie tant sur les énergies renouvelables que sur l’énergie nucléaire », a-t-elle affirmé, insistant sur un objectif central : réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Aujourd’hui, 60 % de l’énergie consommée en France provient encore du gaz et du pétrole importés, pour une facture d’environ 60 milliards d’euros par an. Un enjeu à la fois économique, stratégique et géopolitique.

Pour Maud Brégeon, « l’urgence, c’est l’indépendance, et l’indépendance, c’est l’énergie ». L’électricité décarbonée produite sur le territoire permet en effet de mieux maîtriser les coûts et de renforcer la souveraineté nationale.

Pas de moratoire sur les renouvelables

Contrairement aux critiques évoquant un ralentissement des renouvelables, la porte-parole a assuré qu’il y aurait « de nouvelles capacités » dans toutes les filières. Solaire, éolien terrestre et éolien en mer sont concernés. Elle a notamment confirmé l’installation de nouvelles éoliennes terrestres, tout en précisant que la priorité serait donnée au renouvellement des parcs les plus anciens, certains datant du début des années 2000.

Le débat, selon elle, ne doit pas porter sur le nombre d’installations, mais sur la puissance installée. Celle-ci est appelée à augmenter, tout comme la part du photovoltaïque, de l’éolien offshore et du nucléaire. « Nous ne sommes pas dogmatiques », a-t-elle martelé, soulignant que l’objectif est d’atteindre 60 % d’énergie décarbonée en 2030 et de sortir progressivement des énergies fossiles.

Elle a rappelé que deux lois ont été adoptées pour concrétiser cette trajectoire : l’une pour accélérer la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, l’autre pour faciliter le déploiement des capacités renouvelables.

Face aux critiques venues du Rassemblement national ou de la gauche radicale, Maud Brégeon a défendu une approche pragmatique : « Nous n’avons pas le luxe de choisir entre les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire » si l’objectif est de sortir du gaz russe, algérien ou du GNL américain.

Une semaine plus tard, sa nomination au ministère de l’Énergie apparaît comme la continuité logique de cette ligne : un équilibre revendiqué entre ambition nucléaire et accélération des renouvelables, au service de la souveraineté énergétique française.

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