jeudi, avril 2, 2026
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Dualsun réagit aux annonces du gouvernement sur l’électrification de l’économie

Mercredi 1er avril dernier, Sébastien Lecornu a donné « instruction », à ses ministres d’identifier les actions prioritaires pour électrifier l’économie et réduire la dépendance de la France aux hydrocarbures importés, en suggérant notamment de les financer par les « surplus » de recettes fiscales sur les carburants.

« Depuis 15 ans, chez Dualsun, nous observons cette vérité flagrante : la France demeure massivement dépendante des énergies fossiles pour se chauffer. Une dépendance que la crise d’Ormuz va violemment révéler lorsque nous devrons rallumer le chauffage. Nous observons déjà un début de vent de panique : depuis le 1er mars une multiplication par 3 des demandes de remplacement de chaudière sur notre site » souligne Laetitia Brottier, co-fondatrice de l’entreprise spécialisée dans les capteurs hybrides.

Une situation inédite et parfaitement contracyclique à la sortie de l’hiver qui traduit une angoisse face à la perspective d’une nouvelle flambée des coûts de l’énergie. Le gouvernement vient d’afficher une ambition claire : accélérer l’électrification du pays pour sortir enfin de notre dépendance aux hydrocarbures. Jérôme Mouterde, Fondateur et CEO de Dualsun,salue ce cap. Mais, il alerte : sans retour d’expérience sur les graves erreurs commises ces trois dernières années, ce cap risque de rester un affichage.

L’illusion du bouclier

Les années qui nous séparent de la dernière crise énergétique d’ampleur (2022, le début de la guerre en Ukraine) marquent un vrai rendez-vous manqué. En 2024, alors que l’ambition affichée était la massification de la pompe à chaleur (PAC), la politique du gouvernement a paradoxalement favorisé le maintien du chauffage au gaz. D’un côté l’instabilité déroutante des aides sur la PAC. De l’autre, une prise à sa charge de l’intégralité de la hausse vertigineuse des prix du gaz. Résultat : le marché de la PAC a reculé de près de 30 % en 2024.

Dans le même temps, les Français ont acheté près de 500 000 chaudières gaz (source : Uniclima), sur la même année. Un choix qui les enchaîne pour les 15 prochaines années à une énergie fossile importée et volatile. L’actualité géopolitique vient aujourd’hui briser l’illusion. Le blocage du détroit d’Ormuz et les tensions sur le gaz qatari vont se matérialiser dès le 1er mai sur les factures. La CRE et les experts prévoient une explosion des tarifs de +15 % à +20 %. Pour une maison de 120 m² à Lyon, c’est un surcoût immédiat de 400 € par an.

Les sirènes du court-termisme

C’est ici que se joue le pivot du moment. L’erreur de ces dernières années a été d’utiliser l’argent public pour payer les factures de gaz (le bouclier tarifaire) plutôt que de financer massivement l’indépendance énergétique. « Nous avons “brûlé” des milliards en subventions de fonctionnement, là où nous aurions dû investir dans des solutions qui durent : la pompe à chaleur en tête de liste. Pourtant, ce discours a la dent dure. Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) sont devenus le “coupable idéal” dans le débat sur le pouvoir d’achat. Perçues comme une taxe sur la facture, elles sont pourtant l’outil de financement de la pompe à chaleur. Si on supprime les CEE pour gagner 5 € par mois sur la facture, on perd la capacité de financer la machine qui permettrait d’en gagner 50 € » précise Jérôme Mouterde.

La chance d’un nouveau rendez-vous

Le nouvel Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) sur les pompes à chaleur ne doit pas être un plan de plus. C’est l’heure d’un choix stratégique : Allons-nous continuer à saupoudrer des aides sur des solutions court-termistes ? Ou allons-nous enfin aligner nos outils financiers pour créer une filière industrielle française capable d’équiper durablement les foyers ? Devenu en 15 ans un des leaders du solaire résidentiel, Dualsun fait aujourd’hui du remplacement du chauffage fossile son combat avec le déploiement depuis 2025 de la solarothermie sur l’ensemble du territoire.

Une solution de chauffage de haute performance, qui aligne indépendance énergétique des ménages et souveraineté industrielle. La solution associe en effet deux technologies produites en France : un panneau hybride produit dans l’Ain, et une pompe à chaleur solarothermie produite à Guérande. L’industrie Française est belle et bien prête à relever le défi de la défossilisation de nos factures. A condition de bénéficier d’un cap clair.

Jérôme Mouterde le résume : « En tant qu’industriel, je ne demande pas une dépense supplémentaire, mais une réallocation vers l’indépendance. On ne désarmera pas la bombe du chauffage avec des chèques énergie. On se sortira du piège en remplaçant la chaudière par un système souverain, pilotable et efficace. »

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