Appel de Yannick Jadot : « Va-t-on laisser quelques lobbys ruiner notre ambition climatique et les énergies renouvelables qui l’accompagnent ? »

JadotSous ce titre, Yannick Jadot, député européen communique:

"Les premières conséquences dramatiques du dérèglement climatique observées partout dans le monde, la dépendance énergétique et politique de l’Ukraine vis-à-vis du gaz russe et la catastrophe toujours en cours à Fukushima trois ans après le tsunami démontrent combien notre présent et notre futur dépendent de nos choix énergétiques.

Alors que l’Union européenne négocie son prochain cadre législatif sur le climat et l’énergie, à travers son Paquet Energie-Climat 2030, une campagne acharnée contre les énergies renouvelables continue de se déployer en France comme en Europe, orchestrés notamment par les groupes énergéticiens tels que GDF Suez, E-ON, RWE, ENI, Enel ou encore Iberdrola, dont les perspectives commerciales ont décliné suite à la dramatique renaissance du charbon en Europe et se verront mécaniquement réduites par le développement continu des renouvelables.

Pourtant, plus de deux tiers (71,3% en 2011) des nouvelles capacités de production électrique installées en Europe sont désormais renouvelables[1]. Un récent sondage montre également que quatre européens sur cinq se prononcent en faveur de la lutte contre le changement climatique pour favoriser une reprise économique génératrice d’emplois, et neuf européens sur dix estiment important que les gouvernements fixent des objectifs visant à accroître l’utilisation des sources d’énergie renouvelable d’ici à 2030[2].

Nous, écologistes politiques et associatifs, professionnels et citoyens, dénonçons aujourd’hui cette stratégie de contre-révolution conservatrice dont le seul objectif est de maintenir un système rentier, centralisé et non démocratique, excluant les citoyens de leur destin énergétique.

Les négociations telles qu’elles sont menées au niveau européen nous effraient, à juste titre. La Commission européenne est prête à abandonner l’objectif de limiter le réchauffement à 2°C, avec les risques terrifiants que cela implique. L’objectif de 27% sur les énergies renouvelables n’est plus traduit en objectifs nationaux contraignants, et reste bien inférieur à ce qu’il est possible de faire pour réduire nos émissions de manière durable. La Commission par ailleurs ne propose pas d’objectif contraignant pour l’efficacité énergétique, levier premier pour en finir avec le gaspillage, la précarité énergétique et notre dépendance vis-à-vis de la Russie et des pétro-monarchies.

Dans un contexte de crise, cette mainmise des lobbys sur les décideurs politiques ne privilégie aucunement l’emploi, et va à l’encontre même des conclusions des experts de la Commission. Celle-ci assure, dans son étude d’impact du Paquet Energie-Climat 2030, qu’une baisse de 40% de la production de gaz à effet de serre couplée avec un objectif additionnel de 30% d’énergies renouvelables pour 2030 créerait déjà 1,2 million d’emplois environ en Europe !  Le Sommet européen du 20 et 21 mars prochain devra préciser l’ambition de nos futures politiques énergétiques et climatiques à l’horizon 2030.

Nous, écologistes politiques et associatifs, professionnels et citoyens,  appelons l’ensemble des chefs d’Etat et du gouvernement à entendre la voix des citoyens et faire preuve de courage et d’ambition lors du prochain Conseil européen de mars, en défendant un objectif contraignant de 45% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en Europe d’ici à 2030, avec une clé de répartition nationale elle-aussi obligatoire.

Qu’on le veuille ou non, la lutte contre les changements climatiques est aujourd’hui une absolue nécessité, et la transition énergétique, une partie de la solution. Selon l’OCDE, les dommages en France seraient de l'ordre de 100 milliards d’euros par an en 2050, voire 150 milliards si les investissements étaient différés à 2020[3].

Et pourtant, la France enregistre des résultats de plus en plus médiocres dans le soutien et le développement des renouvelables. Depuis 2010, on observe une baisse croissante des effectifs du secteur des énergies renouvelables, passant de 105 600 personnes en 2010 à 90 100 en 2012, soit une perte de plus de 15 000 emplois en seulement 2 ans. Pourtant, 100 à 150 000 emplois directs nets pourraient être créés d’ici 2020 dans la production d’énergie par le développement des renouvelables[4], prouvant l’attractivité et la compétitivité de ce secteur s’il est soutenu.

La part des énergies renouvelables plafonne à 13 % en France, ventre mou de l’Europe, rendant improbable l'objectif de 23 % en 2020 fixé par le paquet européen énergie-climat de 2008. Elle n’exploite donc pas ses nombreux atouts en matière d’énergie renouvelable, se reposant principalement sur son équipement hydraulique, grand symbole de la reconstruction d’après guerre.

De vieux démons resurgissent ainsi, remettant en cause le bien-fondé d’un modèle énergétique post-fossile à coups d’arguments fumeux sur le coût de la transition en période de crise généralisée, la mise en péril des emplois, ou encore une facture énergétique exorbitante que cette dernière engendrerait.

Il faut briser le mythe du « nouveau nucléaire pas cher », car les réalités économiques sont ailleurs ! Alors qu’un EPR comme celui de Flamanville (dont le coût est passé de 3,3 à 8,5 milliards d’euros) assurera un prix pour l’énergie de 11,5 eurocents par kWh, les coûts des énergies renouvelables n’ont fait que baissé : l’éolien sur terre coûte entre 7 et 9 eurocents, le photovoltaïque grande surface entre 9 et 11 eurocents.

Mais les détracteurs s’acharnent à déconstruire la transition énergétique allemande, faisant volontairement la confusion entre la sortie du nucléaire et le développement des renouvelables avec le remplacement du gaz par le charbon dans les centrales thermiques, alors que le charbon tourne aujourd’hui parce que le prix du CO2 s’est effondré ! Ce sont près de 400 000 emplois qui ont été créés pour les seules énergies renouvelables en 2011[5]. Alors à quand notre propre révolution énergétique française ?

Nous, écologistes politiques et associatifs, professionnels et citoyens, appelons le Président François Hollande à mettre sur pied une stratégie industrielle et énergétique sur le long-terme basée sur les énergies renouvelables, en encourageant le développement de technologies et infrastructures innovantes, portée notamment par des PME compétitives génératrices d’emplois et de bien-être pour les générations actuelles et à venir. Dans l’immédiat, nous lui demandons de réhausser significativement l’ambition de la France pour le paquet climat-énergie européen 2030, en défendant des objectifs ambitieux et contraignants pour le climat, les renouvelables et l’efficacité énergétique. C’est aussi une condition sine qua non pour réussir la conférence climatique internationale que Paris accueillera en 2015."

Pour soutenir cette initiative, il suffit d'envoyer un e-mail avec la mention suivante: "Je soutien l'appel pour un objectif ambitieux en matière de renouvelables en France", à l'adresse suivante: yannick.jadot@europarl.europa.eu avant vendredi 14 mars au soir.


[1] http://www.ewea.org/fileadmin/ewea_documents/documents/publications/statistics/Stats_2011.pdf

[2] Sondage Eurobaromètre, 3 mars 2014 : http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_409_en.pdf

[3] «Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 : les conséquences de l’inaction », 2012.

[4] Selon Greenpeace et Négawatt.

[5] Source BMU.

 

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6 Commentaires

  1. A l’occasion du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, je rappelle ici l’article que j’écrivais le 15 Mars 2011 quelques jours après le tsunami (voir ci-dessous). Faites le connaître. En effet, il me semble que les journalistes français, nos décideurs politiques, tout comme le premier ministre japonais, font bien peu de cas de la vie profondément changée d’une centaine de milliers de personnes innocentes qui n’ont d’autre choix que de vivre dans la radio-activité pour de nombreuses années.
    L’électricité nucléaire en France:
    a. au plan fondamental : un réacteur nucléaire n’est rien d’autre qu’une grosse bouilloire dont le rendement de Carnot n’est que de 34 % sans compter les pertes en ligne. Toutes ses filières (graphite-gaz, eau bouillante, eau pressurisée,…) sont donc dérivées des principes de la machine à vapeur du XVIIIe siècle. A l’époque où ils ont été conçus, nous étions encore dans le rêve prométhéen de l’énergie illimitée (on disait d’un gramme d’uranium qu’il représentait plusieurs dizaines de kg de pétrole, et ça nous faisait rêver). Compte tenu de sa dangerosité, on n’a pas osé augmenter ce faible rendement par de la co-génération (en y associant des réseaux de chaleur pour chauffer nos villes). En outre, il n’était alors pas question de lutte contre l’effet de serre, puisque celui-ci n’était pas encore reconnu. En quarante ans, l’Homme a montré que d’autres sources d’énergie que celles issues du feu (carboné ou nucléaire) pouvaient être « décarbonnées » et mises en place dans un temps relativement court: la fabrication d’électricité en direct par des renouvelables comme la grande hydraulique, puis l’éolien et le solaire photovoltaïque ont toutes au moins cette vertu, et des vertus plus belles encore sur le plan sociétal pour la dernière.
    b. au plan de la techno-science : c’est une machine conceptuellement simple mais extrêmement complexe à faire fonctionner compte tenu du fait que par nature, la réaction est divergente. Outre le contrôle des barres de graphite qui régulent en permanence la réaction, il faut en continu faire marcher des pompes et des circuits d’eau sans défaillir pendant quarante ans. Or il se trouve qu’au cours des 30 dernières années, les faits nous ont prouvé à de nombreuses reprises dans des accidents plus ou moins graves, que tout ceci est sujet à des éléments de défaillance extérieurs (humains, géologiques, météorologiques, …) qui bien que peu probables, se sont le plus souvent avérés comme de dures réalités. Rappelons nous que l’imprévisible est hautement probable (cf La Théorie du « Cygne noir », développée par le philosophe Nassim Nicholas Taleb, qui dans son ouvrage nous fait remarquer que l’histoire humaine a été façonnée par des évènements imprévisibles).
    c. au plan de la dangerosité : Aussi improbables soient-ils, les risques liés au nucléaire civil ont des effets trop monstrueux sur les populations pour être socialement acceptables. 40 000 morts et 500 000 irradiés à Tchernobyl ; une modification définitive du paysage sur des milliers de km² pour les siècles des siècles, ceci n’a rien à voir avec les conséquences d’un crash d’avion (cf H.Proglio, patron d’EDF, qui le 16 Mars 2011 sur RTL compare les effets d’apprentissage du nucléaire avec ceux de l’aviation : « tout accident d’avion se traduit par une difficulté pour l’industrie aéronautique, mais ça ne condamne pas les avions pour autant »). On sait bien que ça n’est pas lui, ni Eric Besson qui iront faire les « héros liquidateurs » pour sauver les populations en danger d’irradiation. Au passage, il n’a même pas été prévu d’interdiction du survol aérien du centre de retraitement de La Hague (cf le très instructif film de Thomas Johnson « Nucléaire en alerte » qui simule en temps réel les conséquences pour les populations d’une fusion du coeur de la centrale de Flamanville). A un moment donné, l’humanité doit savoir choisir entre la vie et les équations économiques : nous sommes à ce tournant de l’histoire.
    d. au plan de la décision politique : Mais pour faire ce choix il faut être en démocratie. Une vraie démocratie, pas celle de nos pays où l’on dépose un bulletin dans l’urne tous les deux ou trois ans. En 1974, jeune ingénieur chez IBM, je faisais partie à Nice du mouvement d’écologie politique et je me suis vivement opposé dans de nombreuses manifs, au choix Gaullo-Pompidolien du gouvernement Messmer (proposé par un quarteron de polytechnicien au petit matin dans une Assemblée Nationale aux trois quarts vide), sans la moindre consultation démocratique. En outre, il s’agissait à l’époque de dire « merde » aux arabes et à ce détestable OPEP qui augmentait outrageusement le prix du pétrole (passant de 2 $/baril en 1973 à 12 en 1974, puis à 40 en 1980). L’idée était de gagner plus d’indépendance énergétique au moins pour la fabrication de notre électricité. Les faits nous ont montré que sur le coût direct de l’électricité produite, nous étions gagnants, mais que sur le taux d’indépendance énergétique, le mensonge était grossier.
    e. au plan du secret et de la communication : les années 70 ont été marquées par une chape de plomb sur le sujet du nucléaire civil tant ses acteurs étaient liés à l’époque à la grande épopée gaullienne du nucléaire militaire. Quand la CFDT a sorti son fameux ouvrage (extrêmement bien documenté puisqu’écrit par les acteurs des centrales) comme le dit Bernard Laponche avec humour, on les a sommés de se taire en leur disant que « tout ceci doit rester entre nous, n’être communiqué, ni aux journalistes, ni aux politiques, ni… aux bonnes sœurs». Cependant, à l’époque, régnait encore sur le sujet, une hiérarchie de la compétence, et nos centrales ont été conçues et opérées par des entreprises nationalisées qui avaient le souci de la sécurité avant celui de la rentabilité. Avec les années 80, le nucléaire qui ne nous posait pas trop de problèmes, s’est peu à peu banalisé auprès du grand public et des organismes indépendants ont vu le jour (CRIRAD), donnant naissance à des sources d’informations de plus en plus transparentes (IRSN, ASN, …). En même temps qu’avait lieu cette évolution positive, nos représentants politiques n’ont fait aucun effort pour comprendre les implications sociétales du choix du nucléaire, et celui-ci leur apparaît maintenant comme une source d’énergie irremplaçable, au mieux comme un mal nécessaire pour les plus avertis d’entre eux.
    f. au plan de l’indépendance énergétique : les ressources d’uranium se trouvent toutes à l’étranger, en grande partie au Niger, qui depuis peu, n’est plus le jardin de la France où on pouvait y imposer nos conditions. En outre, peu de nos décideurs savent que l’indépendance énergétique de la France n’est que de 12% (7% bois énergie, 2% hydraulique, 1% agro-carburants, 2% éolien et solaire), et non pas de 50% comme nos politiques et nos journalistes incultes nous en rebattent les oreilles depuis 20 ans !
    g. au plan de la pérennité sur le long terme : le nucléaire dépend d’une ressource fossile (l’uranium naturel dont l’horizon d’utilisation est d’une centaine d’années). Quant aux déchets, outre le fait que le centre de retraitement de La Hague est devenu la poubelle du monde, malgré la loi Bataille de 1993, nous n’avons toujours pas décidé où enfouir nos déchets à longue durée de vie. Le développement du nucléaire dans les scénarios qui y font le plus appel (un facteur 4 d’augmentation par rapport à 2010) ne va pas sans un renforcement important du cumul des déchets et des risques de prolifération.
    h. au plan du bilan carbone : en termes de lutte contre l’effet de serre, la contribution du nucléaire à la diminution des émissions dans le même scénario est de l’ordre de 12 à 13% (en faisant l’hypothèse favorable que le nucléaire se substitue uniquement à du charbon), ce qui n’est pas négligeable mais montre bien que ce n’est pas une solution à la mesure du problème de réchauffement du climat.
    i. au plan du coût : le coût officiel annoncé par EDF est imperturbablement le même depuis 15 ans : entre 35 et 45 € /MWh. Il s’agit d’un coût direct pour l’opérateur. A ma connaissance, ce coût n’inclut pas le coût de la gestion longue des déchets – car inconnu, pas plus que celui du démantèlement des centrales – puisque celui de la centrale de Brénilis en Bretagne par exemple, a été multiplié par quatre en dix ans. En outre, en cas d’accident, ce sont les assurances et l’Etat qui prennent en charge le coût sanitaire et social. A cause des sécurités supplémentaires que devront incorporer les nouvelles générations, le coût direct ne peut qu’augmenter, en même temps que le coût des renouvelables ne peut que diminuer.
    j. au plan de la propriété des centrales : Il faut souligner ici le fait que la course à la compétitivité ainsi que la rapacité financière des acteurs a conduit l’opérateur EDF à mettre en place beaucoup de sous-traitance mal payée dans les parties les plus critiques des réacteurs. Ceci ne peut qu’augmenter les risques liés au facteur humain (cf les protestations récentes d’ouvriers sous-traitants syndiqués à la CGT, syndicat qu’on ne peut pas accuser d’être anti-nucléaire). Dans la folie de la dérégulation et des amitiés présidentielles, nous avons jusqu’à présent échappé à la vente de notre parc nucléaire à Bouygues ou à Vinci, mais jusqu’à quand ? Imaginons ce que deviendrait le rapport coût/ sécurité dans un tel scénario.
    k. au plan de notre activité économique : fer de lance des potentielles exportations à la française, les centrales nucléaires ne peuvent être construites que dans les pays ayant à la fois la culture technologique et la stabilité politique. De plus les pouvoirs politiques des pays exportateurs, signataires du Traité de Non Prolifération Nucléaire, estiment que ces pays ne doivent avoir aucune tentation de développer des armes nucléaires. Il y a 435 réacteurs en service aujourd’hui dans le monde produisant 2.5% de l’énergie primaire mondiale. Les plus optimistes prévoyaient encore en Mars 2011 au moins 250 réacteurs supplémentaires à construire dans les 20 prochaines années dont 35 nouvelles centrales (100 réacteurs) rien qu’en Chine. La catastrophe de Fukushima a singulièrement obscurci l’horizon d’EDF pour qui l’ambition internationale est ébranlée, aussi bien d’ailleurs que pour AREVA. En évolution tendancielle, il y aura peu de nouvelles substitutions d’énergie vers l’énergie nucléaire dans le monde au cours des vingt prochaines années. En ce qui concerne la France, mis à part les deux EPR vitrines pour l’exportation, au prix d’une extension de durée des centrales à 40 ou 45 ans, le parc actuel d’une soixantaine de «tranches » restera probablement inchangé jusqu’à 2020, ce qui donne aux politiques le temps de faire les meilleurs choix pour l’avenir du nucléaire et de l’énergie en général. Il n’est pas question d’abandonner en rase campagne les centrales existantes, mais pas plus qu’il n’est question de se lancer dans un nouveau programme de façon prématurée, non désiré et non nécessaire. Avec une production d’électricité de 500 TWh dont 10 % est exportée, la France dispose de plus qu’il n’en faut. Les mesures à prendre d’urgence par le gouvernement sont des mesures de sécurité des centrales et pour réguler nos consommations, des mesures de sobriété et d’efficacité énergétique. Ceci requiert des programmes d’éducation et non pas des publicités éhontées pour se peindre en vert et au final augmenter notre consommation d’électricité.
    Alain RICAUD

  2. Les bon pères de famille écologiste ou pas du monde entier doivent se lever et prendre le destin de notre planète en main,nos enfants ne peuvent plus respirés,boire,manger,tranquillement,on ne peu plus se dire,comme on l’entend a la météo que le vent va se lever et faire disparraitre cettte pollution,comme si l’écologie et les catastrophe nucléaire s’arrétés au frontiéres,en tant que sapeur pompier j’ai été témoin de cela en 86 pour tchernobyl,allons enfants,papas,et mamans, levons nous contre ces lobbys ils n’ont pas a décider de l’avenir du monde !!! Mr Révis philippe

  3. Inouï !!! qui a lancé le programme ENR en France, Le Grenelle et pas les Verts!
    Qui rachete l’energie ENR ? EDF !
    Qui est en train de casser la filière ENR : le gouvernement actuel auquel les Verts participent !
    On croit réver !!!!!!!!

  4. Il n’ y a pas d’autre issue pour l’humanité, que de revoir drastiquement son utilisation/exploitation des ressources terrestres. En effet, les ressources fossiles ou fissiles, les métaux, … tout ce qu’on soutire de la Terre sans renouvellement possible est en voie de pénurie, du fait de notre exploitation très importante. De plus la combustion des ressources énergétiques fossiles ont l’inconvénient grave de provoquer le dégagement de gaz à effet de serre, lesquels entrainent le dérèglement climatique (fonte des glaces, sécheresse accrue ou inondations accrues selon les régions, ouragans terribles, …). Cette exploitation est également la cause de micro particules empoisonnant peu à peu tous les hommes. L’exploitation des ressources fissiles (uranium, …) produit des déchets à vie très longues qu’il faudra stocker et garder en sécurité très longtemps; les accidents nucléaires avérés et reproductibles provoquent une augmentation de la radioactivité ambiante dont découle des maladies graves (cancer, malformations, stérilité, …).
    Restent quand même ce qu’on appelle les énergies renouvelables qui ont 2 grand avantages: elles sont renouvelables, ne s’épuisent pas, du moins si on ne dépasse pas le seuil de renouvellement; de plus elles ne polluent pas notre environnement vivant d’aucune manière. Ces énergies renouvelables sont par ailleurs très bien réparties sur la Terre et disponibles gratuitement (le vent, le soleil, … ne se monnaient pas). C’est sans doute cette caractéristique des énergies renouvelables qui gênent les majors de l’énergie qui voient là la fin de leurs juteux profits. Mais succomber aux sirènes de ces majors, c’est signer l’arrêt de mort de l’humanité.
    A ceux qui préconisent l’énergie nucléaire pour faire de l’électricité, je rétorque que la part de l’électricité dans le bilan énergétique français n’est que de 15% et que 80% d’électricité nucléaire ça fait 12% seulement du bilan total. Donc même si on passe provisoirement par une centrale thermique classique, en attendant le tout énergies renouvelables, y a pas le feu au lac !
    A ceux qui pensent que nous pouvons continuer la gabegie énergétique actuelle, rouler ou voler toujours plus et toujours plus loin, je rétorque que notre vie locale réussie vaut bien mieux que l’entreprise la mieux disante ou le lieu le plus paradisiaque; même que faire fonctionner nos bras et nos jambes est bon pour notre santé physique … et morale. Sans doute est-ce la misère morale des décideurs de ce monde qui nous précipite à notre perte !
    Alors, si vous comprenez, si vous assumez votre nature humaine, réagissez contre ceux là qui ne voient que leurs bénéfices financiers à court terme et n’ont même pas l’idée de sauvegarder l’avenir de leur progéniture.
    Merci d’avoir lu ma chronique.
    Christian Rozé

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