samedi, février 21, 2026
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Canicule et usage intensif des climatiseurs : les limites du nucléaire, le solaire à la rescousse

Clim génériqueSelon RTE, la consommation d’électricité en France a bondi de 13% lundi 30 juin dernier par rapport à la même date il y a un an. Un boom de consommation qui se poursuit cette semaine en raison de l’épisode caniculaire qui s’est installé dans presque tout l’Hexagone. Comment expliquer cette hausse ? Quelles conséquences sur la production d’énergie ? Et quelles solutions face aux conséquences du changement climatique ?

« La hausse de la consommation électrique ces derniers jours s’explique en très grande partie par le recours massif à la climatisation, à domicile comme en entreprise. La puissance électrique consommée en été augmente de 900 MW par degré (soit la production d’une centrale nucléaire). Selon les projections, elle pourrait augmenter de 1900 MW par degré en 2035 (soit la production de deux centrales nucléaires). Côté production, les centrales nucléaires françaises en circuit ouvert (c’est-à-dire les centrales qui rejettent directement dans un fleuve) peuvent être concernées par des restrictions de production quand la température de l’eau est trop importante. C’est le cas actuellement des centrales de Golfech (Tarn et Garonne), de Blayais (Gironde) et du Bugey (Ain) » analyse Vincent Maillard, Président d’Octopus Energy France.

Pour GreenPeace France, pas de doute, le parc nucléaire français est trop sensible aux aléas climatiques. Le dérèglement climatique impacte directement la production d’électricité en France. Le 29 juin, EDF a dû arrêter le dernier réacteur actif (Golfech 1) de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) à cause de la hausse de la température de la Garonne. Et nous ne sommes qu’au début de l’été. Il y a 15 jours déjà, EDF avait annoncé baisser l’activité de la centrale nucléaire du Bugey car l’eau du fleuve était désormais “trop chaude”.

« Avec le dérèglement climatique, les épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse deviennent plus fréquents, affectant la capacité de refroidissement des centrales. Ces arrêts liés à des épisodes caniculaires sont de plus en plus courants. Le refroidissement des réacteurs nucléaires étant une condition indispensable pour garantir la production et la sûreté, il est de plus en plus clair que ces infrastructures ne sont pas adaptées pour fonctionner dans un monde en surchauffe » précise le communiqué. La Cour des comptes précise même que ces épisodes peuvent fortement limiter la puissance disponible. Une étude du groupement BRGM/ARMINES souligne que les ressources en eaux souterraines devraient diminuer sensiblement à l’horizon 2070, de manière générale, de +10 à -30 % selon les scénarios optimistes, de -20 à -55 % d’après les scénarios pessimistes. Cette diminution entraînerait une baisse du même ordre de grandeur des débits d’étiage des cours d’eau.

« La hausse de la demande en électricité liée à la climatisation va croître ces prochaines années, c’est évident. Plus les besoins en électricité vont augmenter, plus nous aurons besoin de moyens de production. Les énergies renouvelables (EnR) vont devenir toujours plus indispensables… là où l’on entend aujourd’hui certains politiques (NDLR : Le RN de Marine Le Pen et l’UDR d’Eric Ciotti) demander tout à la fois un plan climatisation et moins d’EnR, notamment d’énergie solaire. » commente avec un brin d’ironie Vincent Maillard.

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10 Commentaires

  1. une clim rechauffe l atmosphere? Cela depend de sa source electrique. Si la source est un panneau photovoltaique, c est faux. Par contre, c est vrai pour toute source electrique fossile, y compris le nucleaire.
    Pourquoi?
    Un panneau solaire transforme entre 20% et 25% du rayonnement qu’il reçoit en électricité, et donc seul 75% à 80% du rayonnement solaire devient de la chaleur directement.
    En outre, sans le panneau, c’est le toit qui recevrait directement le rayonnement, et qui serait à 80°C, ce qui permettrait une forte propagation thermique dans la maison. Avec le panneau qui intercepte la plus grande partie du rayonnement, c’est le panneau qui se réchauffe avec le rayonnement qu’il n’a pas transformé en électricité, et le toit reste à la température de l’air ambiant à l’ombre du panneau, soit disons par exemple 40°C au lieu de 80°C, et donc la maison reçoit beaucoup moins de transfert thermique depuis le toit.
    Par contre, dans une centrale nucléaire, la centrale produit une quantité de chaleur au moins 4 fois supérieure à la quantité d’électricité produite, sans compter l’autoconsommation et les pertes de transport (encore plus grandes quand il fait chaud). Et circonstance aggravante, une partie de cette chaleur est émise dans de la vapeur d’eau.
    Donc l’énergie nucléaire réchauffe l’atmosphère, tandis qu’un panneau photovoltaique est neutre voire évite le réchauffement de la maison qui porte le panneau (et le panneau protège le toit de la grèle, en plus…)

  2. une clim rechauffe l atmosphere? Cela depend de sa source electrique. Si la source est un panneau photovoltaique, c est faux. Par contre, c est vrai pour toute source electrique fossile, y compris le nucleaire.
    Pourquoi?
    Un panneau solaire transforme entre 20% et 25% du rayonnement qu’il reçoit en électricité, et donc seul 75% à 80% du rayonnement solaire devient de la chaleur directement.
    En outre, sans le panneau, c’est le toit qui recevrait directement le rayonnement, et qui serait à 80°C, ce qui permettrait une forte propagation thermique dans la maison. Avec le panneau qui intercepte la plus grande partie du rayonnement, c’est le panneau qui se réchauffe avec le rayonnement qu’il n’a pas transformé en électricité, et le toit reste à la température de l’air ambiant à l’ombre du panneau, soit disons par exemple 40°C au lieu de 80°C, et donc la maison reçoit beaucoup moins de transfert thermique depuis le toit.
    Par contre, dans une centrale nucléaire, la centrale produit une quantité de chaleur au moins 4 fois supérieure à la quantité d’électricité produite, sans compter l’autoconsommation et les pertes de transport (encore plus grandes quand il fait chaud). Et circonstance aggravante, une partie de cette chaleur est émise dans de la vapeur d’eau.
    Donc l’énergie nucléaire réchauffe l’atmosphère, tandis qu’un panneau photovoltaique est neutre voire évite le réchauffement de la maison qui porte le panneau (et le panneau protège le toit de la grèle, en plus…)

  3. une clim rechauffe l atmosphere? Cela depend de sa source electrique. Si la source est un panneau photovoltaique, c est faux. Par contre, c est vrai pour toute source electrique fossile, y compris le nucleaire.
    Pourquoi?
    Un panneau solaire transforme entre 20% et 25% du rayonnement qu’il reçoit en électricité, et donc seul 75% à 80% du rayonnement solaire devient de la chaleur directement.
    En outre, sans le panneau, c’est le toit qui recevrait directement le rayonnement, et qui serait à 80°C, ce qui permettrait une forte propagation thermique dans la maison. Avec le panneau qui intercepte la plus grande partie du rayonnement, c’est le panneau qui se réchauffe avec le rayonnement qu’il n’a pas transformé en électricité, et le toit reste à la température de l’air ambiant à l’ombre du panneau, soit disons par exemple 40°C au lieu de 80°C, et donc la maison reçoit beaucoup moins de transfert thermique depuis le toit.
    Par contre, dans une centrale nucléaire, la centrale produit une quantité de chaleur au moins 4 fois supérieure à la quantité d’électricité produite, sans compter l’autoconsommation et les pertes de transport (encore plus grandes quand il fait chaud). Et circonstance aggravante, une partie de cette chaleur est émise dans de la vapeur d’eau.
    Donc l’énergie nucléaire réchauffe l’atmosphère, tandis qu’un panneau photovoltaique est neutre voire évite le réchauffement de la maison qui porte le panneau (et le panneau protège le toit de la grèle, en plus…)

  4. une clim rechauffe l atmosphere? Cela depend de sa source electrique. Si la source est un panneau photovoltaique, c est faux. Par contre, c est vrai pour toute source electrique fossile, y compris le nucleaire.
    Pourquoi?
    Un panneau solaire transforme entre 20% et 25% du rayonnement qu’il reçoit en électricité, et donc seul 75% à 80% du rayonnement solaire devient de la chaleur directement.
    En outre, sans le panneau, c’est le toit qui recevrait directement le rayonnement, et qui serait à 80°C, ce qui permettrait une forte propagation thermique dans la maison. Avec le panneau qui intercepte la plus grande partie du rayonnement, c’est le panneau qui se réchauffe avec le rayonnement qu’il n’a pas transformé en électricité, et le toit reste à la température de l’air ambiant à l’ombre du panneau, soit disons par exemple 40°C au lieu de 80°C, et donc la maison reçoit beaucoup moins de transfert thermique depuis le toit.
    Par contre, dans une centrale nucléaire, la centrale produit une quantité de chaleur au moins 4 fois supérieure à la quantité d’électricité produite, sans compter l’autoconsommation et les pertes de transport (encore plus grandes quand il fait chaud). Et circonstance aggravante, une partie de cette chaleur est émise dans de la vapeur d’eau.
    Donc l’énergie nucléaire réchauffe l’atmosphère, tandis qu’un panneau photovoltaique est neutre voire évite le réchauffement de la maison qui porte le panneau (et le panneau protège le toit de la grèle, en plus…)

  5. une clim rechauffe l atmosphere? Cela depend de sa source electrique. Si la source est un panneau photovoltaique, c est faux. Par contre, c est vrai pour toute source electrique fossile, y compris le nucleaire.
    Pourquoi?
    Un panneau solaire transforme entre 20% et 25% du rayonnement qu’il reçoit en électricité, et donc seul 75% à 80% du rayonnement solaire devient de la chaleur directement.
    En outre, sans le panneau, c’est le toit qui recevrait directement le rayonnement, et qui serait à 80°C, ce qui permettrait une forte propagation thermique dans la maison. Avec le panneau qui intercepte la plus grande partie du rayonnement, c’est le panneau qui se réchauffe avec le rayonnement qu’il n’a pas transformé en électricité, et le toit reste à la température de l’air ambiant à l’ombre du panneau, soit disons par exemple 40°C au lieu de 80°C, et donc la maison reçoit beaucoup moins de transfert thermique depuis le toit.
    Par contre, dans une centrale nucléaire, la centrale produit une quantité de chaleur au moins 4 fois supérieure à la quantité d’électricité produite, sans compter l’autoconsommation et les pertes de transport (encore plus grandes quand il fait chaud). Et circonstance aggravante, une partie de cette chaleur est émise dans de la vapeur d’eau.
    Donc l’énergie nucléaire réchauffe l’atmosphère, tandis qu’un panneau photovoltaique est neutre voire évite le réchauffement de la maison qui porte le panneau (et le panneau protège le toit de la grèle, en plus…)

  6. Tout est en trompe l’oeil dans le nuclaire actuel: 900 MW est bien la production d’une centrale standard en France, mais c’est la production brute, sans sa consommation et la consommation de la filière de fabrication et traitement du combustible. Or cette consommation dépasse 10% de la production brute. Et cette auto consommation (attention pas de confusion ici 😉 ) se fait aussi à peu près identique quand la centrale ne produit pas, car il faut continuer à refroidir et à surveiller.
    Il faut ajouter à la consommation, les pertes en ligne car la production centralisée implique un réseau de transport relativement long. Au total on atteint quasiment 20% de pertes électriques (sans compter les pertes thermodynamiques bien entendu).
    Ce qui signifie que globalement 1 centrale sur 5 sert juste à produire l’électricité pour les 4 autres, ceci même quand certaines ne produisent pas à cause de la chaleur ou de la corrosion….
    On pourrait donc dire qu’il faudrait installer des panneaux photovoltaiques juste pour assurer le fonctionnement et le refroidissement des centrales nucléaires en été 😉
    Et cela veut aussi dire qu’une production solaire individuelle de 100 en autoconsommation, correspond en réalité à une production nucléaire de 120. Je n’ai jamais vu cette différence prise en compte dans les analyses de marché.

  7. Tout est en trompe l’oeil dans le nuclaire actuel: 900 MW est bien la production d’une centrale standard en France, mais c’est la production brute, sans sa consommation et la consommation de la filière de fabrication et traitement du combustible. Or cette consommation dépasse 10% de la production brute. Et cette auto consommation (attention pas de confusion ici 😉 ) se fait aussi à peu près identique quand la centrale ne produit pas, car il faut continuer à refroidir et à surveiller.
    Il faut ajouter à la consommation, les pertes en ligne car la production centralisée implique un réseau de transport relativement long. Au total on atteint quasiment 20% de pertes électriques (sans compter les pertes thermodynamiques bien entendu).
    Ce qui signifie que globalement 1 centrale sur 5 sert juste à produire l’électricité pour les 4 autres, ceci même quand certaines ne produisent pas à cause de la chaleur ou de la corrosion….
    On pourrait donc dire qu’il faudrait installer des panneaux photovoltaiques juste pour assurer le fonctionnement et le refroidissement des centrales nucléaires en été 😉
    Et cela veut aussi dire qu’une production solaire individuelle de 100 en autoconsommation, correspond en réalité à une production nucléaire de 120. Je n’ai jamais vu cette différence prise en compte dans les analyses de marché.

  8. Tout est en trompe l’oeil dans le nuclaire actuel: 900 MW est bien la production d’une centrale standard en France, mais c’est la production brute, sans sa consommation et la consommation de la filière de fabrication et traitement du combustible. Or cette consommation dépasse 10% de la production brute. Et cette auto consommation (attention pas de confusion ici 😉 ) se fait aussi à peu près identique quand la centrale ne produit pas, car il faut continuer à refroidir et à surveiller.
    Il faut ajouter à la consommation, les pertes en ligne car la production centralisée implique un réseau de transport relativement long. Au total on atteint quasiment 20% de pertes électriques (sans compter les pertes thermodynamiques bien entendu).
    Ce qui signifie que globalement 1 centrale sur 5 sert juste à produire l’électricité pour les 4 autres, ceci même quand certaines ne produisent pas à cause de la chaleur ou de la corrosion….
    On pourrait donc dire qu’il faudrait installer des panneaux photovoltaiques juste pour assurer le fonctionnement et le refroidissement des centrales nucléaires en été 😉
    Et cela veut aussi dire qu’une production solaire individuelle de 100 en autoconsommation, correspond en réalité à une production nucléaire de 120. Je n’ai jamais vu cette différence prise en compte dans les analyses de marché.

  9. Tout est en trompe l’oeil dans le nuclaire actuel: 900 MW est bien la production d’une centrale standard en France, mais c’est la production brute, sans sa consommation et la consommation de la filière de fabrication et traitement du combustible. Or cette consommation dépasse 10% de la production brute. Et cette auto consommation (attention pas de confusion ici 😉 ) se fait aussi à peu près identique quand la centrale ne produit pas, car il faut continuer à refroidir et à surveiller.
    Il faut ajouter à la consommation, les pertes en ligne car la production centralisée implique un réseau de transport relativement long. Au total on atteint quasiment 20% de pertes électriques (sans compter les pertes thermodynamiques bien entendu).
    Ce qui signifie que globalement 1 centrale sur 5 sert juste à produire l’électricité pour les 4 autres, ceci même quand certaines ne produisent pas à cause de la chaleur ou de la corrosion….
    On pourrait donc dire qu’il faudrait installer des panneaux photovoltaiques juste pour assurer le fonctionnement et le refroidissement des centrales nucléaires en été 😉
    Et cela veut aussi dire qu’une production solaire individuelle de 100 en autoconsommation, correspond en réalité à une production nucléaire de 120. Je n’ai jamais vu cette différence prise en compte dans les analyses de marché.

  10. Tout est en trompe l’oeil dans le nuclaire actuel: 900 MW est bien la production d’une centrale standard en France, mais c’est la production brute, sans sa consommation et la consommation de la filière de fabrication et traitement du combustible. Or cette consommation dépasse 10% de la production brute. Et cette auto consommation (attention pas de confusion ici 😉 ) se fait aussi à peu près identique quand la centrale ne produit pas, car il faut continuer à refroidir et à surveiller.
    Il faut ajouter à la consommation, les pertes en ligne car la production centralisée implique un réseau de transport relativement long. Au total on atteint quasiment 20% de pertes électriques (sans compter les pertes thermodynamiques bien entendu).
    Ce qui signifie que globalement 1 centrale sur 5 sert juste à produire l’électricité pour les 4 autres, ceci même quand certaines ne produisent pas à cause de la chaleur ou de la corrosion….
    On pourrait donc dire qu’il faudrait installer des panneaux photovoltaiques juste pour assurer le fonctionnement et le refroidissement des centrales nucléaires en été 😉
    Et cela veut aussi dire qu’une production solaire individuelle de 100 en autoconsommation, correspond en réalité à une production nucléaire de 120. Je n’ai jamais vu cette différence prise en compte dans les analyses de marché.

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