mardi, mars 10, 2026
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Christian Bourquin, président de la Région Languedoc-Roussillon, interpelle Delphine Batho sur les appels d’offres PV

BourquinChristian Bourquin, président de la Région Languedoc-Roussillon, a pris
la plume pour faire part à Delphine Batho, ministre de l'écologie, du
développement durable et de l'énergie, de son étonnement de voir que «
les résultats des appels d'offres continuaient à être rendus par le
gouvernement sans aucune consultation des Régions ». Et Christian
Bourquin de rappeler que 20% des projets retenus sur le plan national
dans le cadre de l'appel d'offres relatif aux installations supérieures à
250 kWc concernent le Languedoc-Roussillon, ce qui correspond à terme
de 18 mois au développement de 100 MW de centrales au sol sur le
territoire régional, soit 25% du parc actuel raccordé au réseau.

Le président de la Région Languedoc-Roussillon, estime à juste titre que
le développement de tels projets doit constituer une opportunité de
création de richesses et d'emplois pour les territoires. « Il convient
aujourd'hui d'accueillir au mieux les entreprises, afin de s'assurer de
l'acceptation locale des projets et d'optimiser les retombées
économiques locales » écrit-il. Il poursuit : « C'est bien dans le cadre
de ses compétences en matière de développement économique et de
formation, que je souhaite que la Région Languedoc-Roussillon pilote la
transition écologique de l'économie, soutienne la création d'emplois et
accompagne le développement de nouveaux métiers. Pour ces raisons, il me
semble nécessaire que vos services associent désormais les Régions à
l'instruction des projets et à la publication des résultats des appels
d'offres.

Par ailleurs, Christian Bourquin relaie dans sa missive l'impatience des
professionnels toujours en attente de la publication des résultats des
appels d'offres pour la troisième et quatrième période de l'année 2012,
et cela depuis le 30 juin dernier. « La publication de ces résultats est
une condition nécessaire à leur stratégie de développement et à la
mise en œuvre de ces projets dans les meilleures conditions. Je me
permets, madame la ministre, d'attirer votre attention sur la nécessité
de publier au plus vite les résultats des périodes précédentes » lance
le président de la région Languedoc-Roussillon conscient de l'urgence de
la situation pour bon nombre d'entrepreneurs.

Petit rappel. Avec plus de 320 MWc de solaire photovoltaïque raccordés
au réseau fin 2012, la Région Languedoc-Roussillon, figure dans le
peloton de tête des régions françaises en la matière. La filière pèse
plus de 500 emplois pour un chiffre d'affaires annuel de 270 millions
d'euros.

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5 Commentaires

  1. Attention tout de même aux espaces annexés pour les centrales au sol. Il faut impérativement « bloquer d’entrée » les projets qui veulent s’implanter sur des espaces naturels, ou boisés. Quoi de plus absurde que de raser des terrains végétalisés pour y instaurer des centrales. Il y un risque de création d’une image négative du secteur photovoltaïque, ce n’est pas le moment. L’impact esthétique est important, dans une région dont l’économie principale reste le tourisme. Sans parler de la pollution des nappes phréatiques, par l’usage de désherbants chimiques.
    Alors qu’il y tant de toitures à équiper, à désamianter, etc… Surtout étant donné la concentration de bâtiments logistiques sur la région.

  2. En quoi les appels d’offres favorisent-ils les entreprises locales ???? Et pourquoi ce monsieur voudrait-il avoir son mot à dire ? (sauf à ce que la région Languedoc-Roussillon en profite pour les truquer….). Dans les résultats des précédents AO, on a bien vu que 1. le tarif qui en sortait était scandaleusement élevé et que 2. une minorité d’entreprises « bien informées » trustait la majorité des lots…

  3. @Rice – Désolé mais la région Languedoc-Roussillon a été d’un très grand soutien à la filière, y compris pendant les périodes difficiles. Son Président a dont toute la légitimité pour parler. Par ailleurs je ne partage pas votre analyse, ceux qui ont été retenus lors des AO sont soit des grands groupes soit des entreprises plus modestes adossées à des fonds d’investissement. C’est à dire que la valeur ajouté des projets ne reste pas dans les territoires. Le nouvel AO devrait permettre aux PME qui ne possèdent pas toutes les garanties financières de candidater avec des chances de succès. Ca change tout !

  4. Je rappelle que l’obtention du permis de construire pour les centrales au sol depuis fin 2009 est normalement impossible sur des terres agricoles.
    Donc, il n’y a pas de problème depuis longtemps: les DDT ou DDTM veillent.
    Le reste n’est que désinformtion ou propagande.

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