mardi, mars 10, 2026
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Débat sur la transition énergétique : Le gouvernement exclut le SER, Jean-Louis Bal sous le choc

Bal - SERAlors que le développement des énergies renouvelables constitue, à côté
de l'efficacité énergétique, un enjeu majeur du débat relatif à la
transition énergétique, le Syndicat des énergies renouvelables,
organisation représentative de l'ensemble des filières renouvelables,
n'est pas convié à participer au Conseil National du Débat sur la
transition énergétique. L'incompréhension des professionnels est totale.
Plus d'une centaine de personnalités sont invitées au Conseil National
du débat sur la transition énergétique qui déterminera les orientations
du débat et les principales recommandations. Pourtant pas un siège n'est
prévu pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables et de
leur représentant, le SER.

Avec 450 entreprises adhérentes, 8 filières représentées sur la totalité
des chaînes de la valeur comptant quelques 80 000 emplois directs et
indirects, le SER est le grand absent du Conseil National du Débat sur
la transition énergétique. En 2007, lors du lancement du Grenelle de
l'environnement, le SER, alors plus modeste, avait été convié
directement à la table des négociations. Il est, par ailleurs, l'unique
représentant officiel des entreprises du secteur des énergies
renouvelables et de l'efficacité énergétique au sein du Conseil
Supérieur de l'Energie, depuis sa création.

Regroupant les filières renouvelables et en particulier les industriels,
le Syndicat des énergies renouvelables est à même, à l'heure où le
développement des énergies renouvelables est souvent attaqué, de
répondre aux questions relatives aux enjeux économiques et sociaux.
Alors que le patriotisme écologique est présenté comme un enjeu de
société, le SER est la seule organisation professionnelle du secteur à
porter une stratégie de développement industriel sur le territoire
national.

Jean-Louis BAL (photo), Président du Syndicat des énergies renouvelables,
déclare « nous sommes sous le choc de cette décision politique qui
constitue une première depuis 2007. Alors que des questions de fond
concernant l'avenir et le soutien des énergies renouvelables seront
traitées dans le cadre de ce conseil national du débat sur la transition
énergétique, les principaux concernés, à savoir les entreprises du
secteur implantées sur le territoire national, sont mises hors-jeu. Nous
ne comprenons pas les raisons de cette décision. Depuis plusieurs mois,
sur les questions essentielles concernant nos filières, le Gouvernement
nous répondait qu'elles seraient traitées lors du débat. Or le SER
n'est pas, à ce jour, invité à participer à l'instance majeure qui
déterminera l'orientation du débat. »

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5 Commentaires

  1. Bonjour
    Eh oui, c’est un vrai scandale !
    Que ce soit aussi une leçon pour le SER qui a toujours lissé les politiques dans le sens du poil.
    Il est clair que le développement des ENR est et restera un réel et permanent combat ou les « ronds de jambes » ne sont pas efficaces.
    Cdlt

  2. Bonjour
    faites circuler sur INTERNET une pétition nationale pour que le SER soit représenté à ces discussions. URGENT pour éviter les erreurs du passé (décret rétroactif, inconsistance de la vision!!!!!etc…).

  3. c’est normal avec un conseil d’administration de grands groupes energéticiens, difficile d’être crédible et indépendant pour la défense des énergies renouvelables

  4. C’est affligeant… enfin seulement si l’on pense que le SER représente la filière des EnR…
    Mais quels intérêts représente le SER depuis des années ? Ceux d’EDF, de TOTAL, d’AREVA et autres GDF SUEZ qui ont méthodiquement et cyniquement construit l’image de spéculation de cette filière afin d’en ralentir l’exceptionnel potentiel qui porte atteinte à leur oligopole pétro-gazo-nucléaire.
    Alors si l’on doit s’insurger, ce n’est CERTAINEMENT PAS de la non présence du SER qui, au passage, est très content de ne pas avoir à défendre les intérêts du solaire et de l’éolien dans cette parodie de débat où les ONG sont prêtes à tout pour récolter qq subventions.
    Le SER est complice de cette situation depuis toujours comme EDF EN l’est de l’impact du solaire sur la CSPE en engrangeant des fortunes sur le dos des contribuables tout en se plaignant du coût du solaire ! QUI a demandé un audit des méga-projets >>12MWc ?!
    Tout ceci n’est donc que mascarade, ceux qui s’en plaignent ont laissé passé bien des détournement de règles et de lois tant qu’ils en ramassaient des miettes.
    ON VOIT LE RÉSULTAT…

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