lundi, mars 9, 2026
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Delphine Batho donne des explications à la baisse du T5

Batho  Delphine 4Sollicitée
par l'AFP, la ministre de l'Ecologie Delphine Batho a expliqué que le
choix de baisser ce tarif particulier avait été fait pour éviter les
conflits d'usage par rapport à la consommation d'espaces agricoles.

Une
source proche du ministère aurait ajouté que les panneaux des centrales
au sol sont également davantage d'entrée de gamme et donc d'origine
chinoise.

Si l'on comprend bien, les futures centrales au sol issues des
appels d'offres, dont la ministre a confirmé qu'ils seraient lancés
avant la fin de l'année, devraient donc être construites avec des
panneaux à forte connotation européenne. Reste à savoir à quel tarif ils
seront attribués ?

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10 Commentaires

  1. Donc si je comprends bien, plutôt de que d’adapter un texte pour favoriser le développement des projets PV de plus de 100 kWc sur des zones « urbanistiquement » adaptées ou pour rappel des toitures, notre chère ministre préfère tout simplement établir un nouveau tarif qui de facto bloque tout les développements.
    Même principe pour le marronnier des modules chinois, pourquoi n’adapte-ton pas le texte pour favoriser ou imposer le contenu européen, non là encore on préfère annihiler les maigres espoirs restants d’une filière à la dérive.
    Dans ce cas là, pourquoi n’a-telle pas au le courage tout simplement d’interdire les projets PV de plus de 100 kWc ?
    Je tiens d’autre part à souligner la satisfaction insolente du SER sur ces nouveaux tarifs. Les « gros » aux larges capacités financières vont pouvoir de nouveau se partager le gâteau du prochain appel d’offre avec des tarifs supérieurs à ceux proposés dans l’arrêté. Pour rappel, nous développions à 12c€ le kWh pendant que les lauréats de l’appel d’offre se voyait attribuer des tarifs en moyenne à 15c€ le kWh (pour la sous-famille 6 centrale au sol classique).
    Je me souviens d’une gauche affligée par les errements du précédent gouvernement en matière de politique tarifaire photovoltaïque et surtout du discours de F.Hollande le 14 septembre 2012. Tout cela n’est que pacotille et est quoiqu’il arrive dores et déjà bien triste pour les ENR et la France.

  2. Est ce que Delphine Batho à chiffré la perte des emplois liée à cette annonce?
    La perte des investisseurs?
    L image déplorable que va laisser cette annonce y compris sur les petites installations.?
    Tout cela nous l’avons déjà vécu:
    – Le discourt pro- énergie renouvelable
    – les annonces rassurantes
    – les décisions désobligeantes qui ne respectent pas des acteurs qui investissent depuis plus 3 ans dans le montage de projet.
    Nous arriverons à la Green partity plus tard mais nous y arriverons. Seul le marché libre est pour nous l’issue.

  3. Veiller à éviter les conflits d’usage des sols est une très bonne intention…mais ceci ne doit pas se faire à l’aide du tarif d’achat. Les projets PV au sol sont soumis à Permis de Construire et le code de l’urbanisme permet de prendre en compte cette problématique. Il est ainsi tout à fait possible de refuser des PC sur des terres agricoles. Pourquoi, en revanche,sacrifier des projets pertinents sur des surfaces non valorisées (friches industrielles,…)?

  4. Toute la filière attendait des actions fortes de ce gouvernement, après ce qu’avait fait les précédent fallait quand même bien se remonter les manches pour faire pire. Du côté des syndicats ça fait un bon moment qu’on a compris qu’ils étaient juste décoratifs.
    Tout ça … pour ça ? Les panneaux chinois doivent avoir le gout du pain au chocolat…

  5. De manière évidente maintenant, le T5 est ajusté aux tarifs auxquels peuvent produire les « gros » (EDFEN, Saolaire Direct et qq autres) et pas les autres, faute d’effet volume, coûts de raccordements différentiés, passes-droits accélérant les développements, etc.
    Le pire est qu’ils reviendront discrètement vers le gvt dans qq mois pour justifier d’une nouvelle demande de baisse par une bulle spéculative… qu’ils sont quasiment les SEULS à entretenir* !…
    « Bravo »! à eux, au SER et à tous ceux qui n’ont cure des principes écologiques, durables, de justice entrepreneuriale.
    * le contournement de la règle des 12MWc est connu de tous… Puni par personne.

  6. Il me semble que ce n’est pas au ministère de l’écologie d’anticiper les conflits d’usage des terres agricoles. Ceci est plutôt le rôle du ministère de l’agriculture. Nous pouvons comprendre la réponse de Mme Batho car de se balader de ministère en ministère peut perturber la limite de son champs d’actions. Elle aurait pu avoir l’audace d’y passer une peu plus de temps sur sa réponse.
    C’est affligeant au prix où ils sont payés.
    La baisse de ce tarif de façon abrupte va renforcer l’achat de matériel Low cost, cela est inévitable et va à l’inverse de l’idée de départ. C’est vraiment ballot Mme Batho…
    Soit il y a un réel manque de compétence de ce ministère, soit tout est calculé pour favoriser les plus gros sur les AO de la CRE de la prochaine vague. Nous savons tous que les Edééf et les Gédééf installent du module chinois, même sur les installations exemplaires. En définitive une partie de notre argent est utilisé pour acheter ailleurs ce qui peut être fabriqué sur place.
    Qui couvre cela? Je ne suis pas certain que nous soyons tous dans le même Batho pour faire reculer le nucléaire en France.
    Je soupçonnais ce nouveau gouvernement de ne pas faire avancer les choses. Par contre!!! Les faire reculer!!! Là, ils battent des records.

  7. si ce projet d’arrêté passe en l’état, c’en sera fini, et définitivement, de tout ce qui est au-dessus de 100 kW hors AO
    le gouvernement veut totalement contrôler le déploiement des centrales solaires à grande échelle, EDF a fait du bon lobbying
    Solardirect, Solais, Photosol et d’autres pouvaient encore réaliser des centrales à 10-11 c€/kWh, mais à 8,40, il n’y aura plus qu’EDF qui installera, probablement partout, du First Solar, le moins cher possible fabriqué dans le Sud-Est asiatique (et désormais plus en Allemagne ni surtout en France, un projet auquel seuls les naïfs ont pu croire en son temps), ou alors des panneaux PV en silicium de provenance asiatique mais aussi, qui sait, du Photowatt (assemblés on ne sait où, peut-être en Afrique du Nord pour faire pas cher)
    quant aux grandes toitures PV, il n’y en aura tout simplement plus; le potentiel existant de toitures industrielles, qui se prête justement à ça et sans le moindre conflit d’intérêt, restera inexploité
    je répète : si ce projet d’arrêté passe en l’état …

  8. je pense que c’est juste pour éviter que des développeurs prennent, avec d’énormes volumes, la place de projets actuels et futures gagnants des AO, avec un contenu au rabais, des technologies uniquement étrangères, installé par des entreprises étrangères, etc…….
    Dans une logique contraire aux volontés du gouvernement de développer et favoriser des technos françaises, des conglomérats d’acteurs français, capables d’aller à l’export (c’est là que réside les vrais marchés de demain ou le PV ne sera pas un gadget comme en France) pour créer de vrais emplois industriels pour demain….etc…..

  9. Cela ne change pas beaucoup des décisions du gouvernement précédent. C’est même pire en termes de politique générale. Voir le revirements pour la SNCF et RFF. Bientôt ERDF, EDF et GDF de nouveau unis dans un monopole d’Etat ?
    Où à défaut de pouvoir réguler des marchés, on agit uniquement sur le marché intérieur.
    Des recettes d’il y a 50 ans? Sauf qu’on n’est plus dans un contexte des 30 glorieuses et qu’une telle croissance intrinsèque ne se reproduira plus.
    L’art de cumuler plusieurs inconvénients : des tarifs dérégulés, une clientèle captive et des oligopoles. Une méthode appliquée à l’eau, les transports, les déchets,… Jusqu’à quand ? Ce type de politique devrait rapidement ruiner une grande part de la population Française.
    Car le problème reste fondamentalement celui d’un choix cohérent ou pas. Le passé a déjà démontré le risque à vouloir tout miser sur une seule technologie, ou sur un seul leader national. Et à défaut, si on ne sait pas, il semblerait rationnel de repartir les risques. Mais cela ne semble pas être la voie suivie. Au contraire, on consolide les erreurs du passé en empêchant la concurrence. Fabrication Française ou pas, ce n’est qu’un prétexte, car on se pose moins de questions pour les climatisations, les ordinateurs, etc… S’il n’y a pas d’industrie Française des ENR, c’est tout simplement pour ne pas gêner l’idéologie de l’atome.
    Les projets émergents dans les énergies renouvelables ont commencé à faire ressortir les inconvénients du modèle du tout nucléaire.
    2e hypothèse : on préserve un oligopole, ou un leader national. Mais c’est impensable dans un marché de l’énergie ouvert à la concurrence… par un gouvernement de gauche, il me semble ?
    Au final, c’est consternant, de par les dégâts sur l’emploi.
    A ce rythme là, la prochaine étape risque d’être celle de l’interdiction de produire sa propre énergie…

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