« Le futur appartient à ceux qui voient les possibilités avant qu’elles ne deviennent évidentes » écrivait l’économiste américain Théodore Levitt. L’avenir appartient donc à ceux qui ont parié ces dernières années sur l’énergie solaire comme vecteur de développement, ceux qui étaient persuadés que l’énergie solaire ouvrirait tous les champs des possibles et qui entonnent désormais le chant des évidences.
Car c’est de cela qu’il s’agit. Tous les doutes sont désormais levés. Le solaire va s’imposer comme l’énergie mondiale de référence et les acteurs des commencements, visionnaires en leur temps, sont plus que jamais pris au sérieux, ancrés dans une réalité implacable.
L’énergie solaire est sur le point de transcender toutes les autres formes d’énergie. Le puzzle se met en place. Et les financiers qui réorientent leurs liquidités ne s’y trompent pas, surtout au vu de la multiplication des actifs échoués de l’ancien monde du fossile.
Les dernières nouvelles du front solaire apportent toujours plus d’eau au moulin des évidences. C’est la société française Akuo Energy qui glane un tarif photovoltaïque record du monde sur une enchère au Portugal. Cocorico ! Ce sont les prix des modules annoncés en baisse continue tout au long de la prochaine décennie. Jusqu’à un coût marginal zéro ? Ce sont aussi des technologies solaires en développement de plus en plus performantes sur fond de ruptures technologiques et d’optimisation des rendements qui seront en vedette à l’EU PVSEC de Marseille début septembre.
Quant aux contempteurs qui stigmatisent la variabilité de l’énergie solaire, ils peuvent aussi remiser leurs vitupérations. Le développement de l’électromobilité qui entraîne la construction de Gigafactory de batteries mettra à terme sur le marché du stockage stationnaire d’importants volumes de batteries de seconde vie. Jusqu’à un coût marginal zéro ?
Et si cela ne suffit pas, l’énergie solaire, par électrolyse de l’eau, aura la capacité de produire de « l’hydrogène, le nouveau pétrole », une énergie 100% propre, stockable, transportable et à bas coût. Tant il est vrai qu’aujourd’hui l’énergie solaire est devenue l’énergie la plus compétitive de la planète. Possible ? Non évident !






Il est clair qu’en terme de rentabilité, le solaire se place en tête des énergies renouvelables.
Il reste toutefois quelques points à améliorer pour qu’elle devienne totalement verte :
– bien que la technologie progresse en terme de performance, quand ses rendements ne dépassent pas 30%, cela reste problématique
– sa production intermittente nécessite de compenser par des solutions de stockage dont le bilan carbone est toujours catastrophique
– même si de nouvelles générations de panneaux arrivent sur le marché (cellules en perovskite), le bilan carbone global (de la fabrication à son recyclage) des panneaux solaires est encore beaucoup trop important
– si l’avenir est aussi à l’auto-consommation collective ou individuelle, les solutions, notamment en milieu urbain restent encore limitées (exposition, freins administratifs et psycho-financier, …).
Il faut continuer à soutenir cette filière, en Europe, notamment dans la recherche mais l’avenir de la transition écologique passera forcément par la multiplication des sources (eau, vent, hydrogène, …)
Il est clair qu’en terme de rentabilité, le solaire se place en tête des énergies renouvelables.
Il reste toutefois quelques points à améliorer pour qu’elle devienne totalement verte :
– bien que la technologie progresse en terme de performance, quand ses rendements ne dépassent pas 30%, cela reste problématique
– sa production intermittente nécessite de compenser par des solutions de stockage dont le bilan carbone est toujours catastrophique
– même si de nouvelles générations de panneaux arrivent sur le marché (cellules en perovskite), le bilan carbone global (de la fabrication à son recyclage) des panneaux solaires est encore beaucoup trop important
– si l’avenir est aussi à l’auto-consommation collective ou individuelle, les solutions, notamment en milieu urbain restent encore limitées (exposition, freins administratifs et psycho-financier, …).
Il faut continuer à soutenir cette filière, en Europe, notamment dans la recherche mais l’avenir de la transition écologique passera forcément par la multiplication des sources (eau, vent, hydrogène, …)
Ce serait bien de parler aussi dans vos articles qui parle de l’énergie solaire de la chaleur solaire… Une évidence aussi quand on sait que 40% de la consommation énergétique des ménages concerne le chauffage et l’eau chaude, sans oublier les besoins industriels en chaleur.
Ce serait bien de parler aussi dans vos articles qui parle de l’énergie solaire de la chaleur solaire… Une évidence aussi quand on sait que 40% de la consommation énergétique des ménages concerne le chauffage et l’eau chaude, sans oublier les besoins industriels en chaleur.
Bonjour
Entièrement d’accord avec tous ces propos et j’ai compris cela depuis 1981, alors étudiant en maitrise à Valenciennes. Et maintenant ce se concrétise.
Bonjour
Entièrement d’accord avec tous ces propos et j’ai compris cela depuis 1981, alors étudiant en maitrise à Valenciennes. Et maintenant ce se concrétise.
Avez-vous comparé le rendement du solaire PV avec celui de la photosynthèse ? J’ai tenté l’exercice. Sans chercher des cultures complexes et expérimentales, en parlant de taillis à courte rotation par exemple, il faut 20 fois plus de surface à la biomasse pour produire la même quantité d’électricité (certes sans compter la valorisation de la chaleur. Avec une centrale type celle de Leclanché aux Caraïbes, qui incluent stockage et pertes de production solaire pour apporter un ruban garanti, le rapport reste de 1 à 10.
Je n’ai pas fait le calcul pour les biocarburants, où l’on n’exploite que le fruit et pas la plante entière, mais ça aurait du mal à être mieux.
Je suis dans les ENR depuis plus de 25 ans, et le photovoltaïque me surprend toujours.
Cette technologie, facile à déployer et sans pièces en mouvement a remplacé toutes les autres en site isolé depuis déjà 10 ans, et l’hydrogène renforcera demain ses capacités de stockage. Sur réseau, ça semble parti pour faire de même.
Avez-vous comparé le rendement du solaire PV avec celui de la photosynthèse ? J’ai tenté l’exercice. Sans chercher des cultures complexes et expérimentales, en parlant de taillis à courte rotation par exemple, il faut 20 fois plus de surface à la biomasse pour produire la même quantité d’électricité (certes sans compter la valorisation de la chaleur. Avec une centrale type celle de Leclanché aux Caraïbes, qui incluent stockage et pertes de production solaire pour apporter un ruban garanti, le rapport reste de 1 à 10.
Je n’ai pas fait le calcul pour les biocarburants, où l’on n’exploite que le fruit et pas la plante entière, mais ça aurait du mal à être mieux.
Je suis dans les ENR depuis plus de 25 ans, et le photovoltaïque me surprend toujours.
Cette technologie, facile à déployer et sans pièces en mouvement a remplacé toutes les autres en site isolé depuis déjà 10 ans, et l’hydrogène renforcera demain ses capacités de stockage. Sur réseau, ça semble parti pour faire de même.
Bonjour à toutes et tous.
Avec quelques autres, dont André JOFFRE, dès les années 1980 nous savions que l’énergie solaire, thermique et photovoltaïque était l’énergie de notre futur.
40 ans plus tard, cette évidence est partagée par de nombreux pays, de nombreuses personnes:
Oui, sortir des énergies carbonées ou nucléaires est notre avenir proche.
En effet, le soleil est par nature décentralisé et il n’envoie pas de facture; c’est d’alleurs là son principal défaut aux yeux des Maitres de l’Energie Française.
Oui, doter chaque territoire de son énergie électrique renouvelable, localement, durablement, est non seulement possible mais apporte une libération de la dépendance aux majors de l’énergie. Chaque EPCI peut décider, ou non, de transmettre aux générations à venir la centrale locale qui le mettra à l’abri des soubresauts inéluctables de l’énergie centralisée actuelle.
Entendons nous, il ne s’agit pas d’autarcie mais de bien gérer un Bien Commun en assurant uniquement le coût d’usage (maintenance, amortissement, etc…)
Les développeurs de terrain n’en peuvent plus des freins administratifs qui ferment la porte de notre avenir énergétique, pourtant tellement évident! Volonté politique centrale? Prise de pouvoir abusif des personnes en charge des autorisations dans l’administration? Je ne sais.
Je sais par contre que le délai de mise en service des parcs, en France, est extraordinairement plus long que chez nos voisins européens. Les changements de caps, retards, opacités décisionnelles, seront regardés sévèrement par la génération prochaine.
Allez! Travaillons! Continuons! Communiquons!
Celui qui ne sait pas est un ignorant. Celui qui sait et ne dit rien est un criminel.
Assurément, nous tous qui mettons toute notre Energie dans la transition énergétique, n’en sommes pas.
Bien cordialement
Michel Vanquaethem
Bonjour à toutes et tous.
Avec quelques autres, dont André JOFFRE, dès les années 1980 nous savions que l’énergie solaire, thermique et photovoltaïque était l’énergie de notre futur.
40 ans plus tard, cette évidence est partagée par de nombreux pays, de nombreuses personnes:
Oui, sortir des énergies carbonées ou nucléaires est notre avenir proche.
En effet, le soleil est par nature décentralisé et il n’envoie pas de facture; c’est d’alleurs là son principal défaut aux yeux des Maitres de l’Energie Française.
Oui, doter chaque territoire de son énergie électrique renouvelable, localement, durablement, est non seulement possible mais apporte une libération de la dépendance aux majors de l’énergie. Chaque EPCI peut décider, ou non, de transmettre aux générations à venir la centrale locale qui le mettra à l’abri des soubresauts inéluctables de l’énergie centralisée actuelle.
Entendons nous, il ne s’agit pas d’autarcie mais de bien gérer un Bien Commun en assurant uniquement le coût d’usage (maintenance, amortissement, etc…)
Les développeurs de terrain n’en peuvent plus des freins administratifs qui ferment la porte de notre avenir énergétique, pourtant tellement évident! Volonté politique centrale? Prise de pouvoir abusif des personnes en charge des autorisations dans l’administration? Je ne sais.
Je sais par contre que le délai de mise en service des parcs, en France, est extraordinairement plus long que chez nos voisins européens. Les changements de caps, retards, opacités décisionnelles, seront regardés sévèrement par la génération prochaine.
Allez! Travaillons! Continuons! Communiquons!
Celui qui ne sait pas est un ignorant. Celui qui sait et ne dit rien est un criminel.
Assurément, nous tous qui mettons toute notre Energie dans la transition énergétique, n’en sommes pas.
Bien cordialement
Michel Vanquaethem
Quand je lis ce texte, je vois surtout sourire les industriels chinois, les gaziers et les constructuers automobiles.. Avec ce méthane verdi à ‘l’hydrogène solaire’ produit à coût ‘compétitif’ pour éponger les excédents invendables de PV à < 1 €Cts/kWh sur le marché (qui va investir dans de telles capacités PV avec une marge bénef. de 0,..€cts/kWh), le rêve de milliards de batteries "propres" que les sympatiques automobilistes mettraient évidemment á disposition des opérateurs de reseau motivés par une rémunération attrayante... Délicieux enfumage d'esprits autour de la 'seule solution de la variabilité (éolien et PV)' Ceci est bien la vulgate du moment (en Europe...): oubliées les renouvelables 'à la demande' (solaire thermique, biomasse, géothermie, etc) et en avant toute vers une nouvelle impasse qui implique la réintégration des champions électriques et gaziers et les subventions qui leur sont payées depuis 60 ans. La décarbonisation du secteur électrique claironnée pour 2050 attendra.
Quand je lis ce texte, je vois surtout sourire les industriels chinois, les gaziers et les constructuers automobiles.. Avec ce méthane verdi à ‘l’hydrogène solaire’ produit à coût ‘compétitif’ pour éponger les excédents invendables de PV à < 1 €Cts/kWh sur le marché (qui va investir dans de telles capacités PV avec une marge bénef. de 0,..€cts/kWh), le rêve de milliards de batteries "propres" que les sympatiques automobilistes mettraient évidemment á disposition des opérateurs de reseau motivés par une rémunération attrayante... Délicieux enfumage d'esprits autour de la 'seule solution de la variabilité (éolien et PV)' Ceci est bien la vulgate du moment (en Europe...): oubliées les renouvelables 'à la demande' (solaire thermique, biomasse, géothermie, etc) et en avant toute vers une nouvelle impasse qui implique la réintégration des champions électriques et gaziers et les subventions qui leur sont payées depuis 60 ans. La décarbonisation du secteur électrique claironnée pour 2050 attendra.
Quant à moi, j’en ai déjà fait le levier de toutes mes adaptations domestiques :
9810 Wc sur suiveur m’ont permis depuis le début (2012) de rendre mon habitat ancien (> 50 ans) à énergie positive (statut BePos effectif) : plus aucune dépense en consommation pour l’électricité, le chauffage, l’eau courante et l’eau potable et depuis avril 2018, plus aucune dépense de ce type pour ma mobilité (voiture électrique)
http://www.Autarcie.be
Quant à moi, j’en ai déjà fait le levier de toutes mes adaptations domestiques :
9810 Wc sur suiveur m’ont permis depuis le début (2012) de rendre mon habitat ancien (> 50 ans) à énergie positive (statut BePos effectif) : plus aucune dépense en consommation pour l’électricité, le chauffage, l’eau courante et l’eau potable et depuis avril 2018, plus aucune dépense de ce type pour ma mobilité (voiture électrique)
http://www.Autarcie.be
Comme vous l’apprendrez plus bas, j’ai réussi à rendre mon habitat à énergie positive y compris pour le chauffage et uniquement avec le photovoltaïque
cf. http://www.autarcie.be
Comme vous l’apprendrez plus bas, j’ai réussi à rendre mon habitat à énergie positive y compris pour le chauffage et uniquement avec le photovoltaïque
cf. http://www.autarcie.be
En quoi un rendement de 30 % est-il un problème sur une énergie renouvelable ? Sur un moteur thermique ou une centrale nucléaire on l’accepte tous les jours. Bien que cela soit perfectible sur le solaire il me semble que c’est une problématique moindre par rapport à d’autres sources finies.
En quoi un rendement de 30 % est-il un problème sur une énergie renouvelable ? Sur un moteur thermique ou une centrale nucléaire on l’accepte tous les jours. Bien que cela soit perfectible sur le solaire il me semble que c’est une problématique moindre par rapport à d’autres sources finies.
EDS
Avez vous calculé un jour le chiffre d’affaire d’une centrale nucléaire ?
900 MWatt / h couplé par 2 unités voir 4 dans certains cas
900 MW x 2 = 1.8 Giga watt/ heure à 100 % de production
On paye le Kwatt 15 centimes ou 0.15 euros
Donc 1.8 GW = 1800 MW = 1 800 000 000 watt = 1 800 000 KWatt donc par 0.15ct/ kw= 270 000 euros de l’heure x 24 h = 6 480 000 euros par jour x 50 centrale nucléaire = 324 000 000 euros par JOUR
Je n’ose pas calculer par AN il y a trop de zéro comment voulez vous favoriser les énergies renouvelables !!!!
EDS
Avez vous calculé un jour le chiffre d’affaire d’une centrale nucléaire ?
900 MWatt / h couplé par 2 unités voir 4 dans certains cas
900 MW x 2 = 1.8 Giga watt/ heure à 100 % de production
On paye le Kwatt 15 centimes ou 0.15 euros
Donc 1.8 GW = 1800 MW = 1 800 000 000 watt = 1 800 000 KWatt donc par 0.15ct/ kw= 270 000 euros de l’heure x 24 h = 6 480 000 euros par jour x 50 centrale nucléaire = 324 000 000 euros par JOUR
Je n’ose pas calculer par AN il y a trop de zéro comment voulez vous favoriser les énergies renouvelables !!!!
Appliquez votre raisonnement à tout autre moyen conventionnel de production d’électricité (fossile ou fissile) et vous verrez la flagrante compétitivité du solaire PV sur tous ces critères pris ensemble. Ce que vous continuez peut-être par manque d’intérêt d’appeler l’intermittence est en fait prévisible et simple à gérer avec un réseau intelligent.
Par ailleurs considérer l’hydrogène comme une source d’énergie c’est comme dire que la chaleur, l’électricité en sont aussi, en réalité ce sont des vecteurs énergétiques qui nécessitent une source de production.
Appliquez votre raisonnement à tout autre moyen conventionnel de production d’électricité (fossile ou fissile) et vous verrez la flagrante compétitivité du solaire PV sur tous ces critères pris ensemble. Ce que vous continuez peut-être par manque d’intérêt d’appeler l’intermittence est en fait prévisible et simple à gérer avec un réseau intelligent.
Par ailleurs considérer l’hydrogène comme une source d’énergie c’est comme dire que la chaleur, l’électricité en sont aussi, en réalité ce sont des vecteurs énergétiques qui nécessitent une source de production.
Mobilisé et ayant fait l’effort d’investir depuis plus de 10 ans sur solaire thermique et PV , roulant en VE depuis 20 ans , j’ai tout de même un seul problème : c’est l’impact carbone de la purification du silicium qui est fait en Chine .
Là bas la production de l’électricité est très carbonnée l’étude de l’ADEME sur le cycle de vie de PV et du bilan carbone n’est pas terrible ;
Je tempère leur conclusion car ils oublient d’intégrer la destabilisation des pays producteurs de pétrole et de gaz et les conséquences en terme de guerre , d’armement , de destruction et de reconstruction .
Mobilisé et ayant fait l’effort d’investir depuis plus de 10 ans sur solaire thermique et PV , roulant en VE depuis 20 ans , j’ai tout de même un seul problème : c’est l’impact carbone de la purification du silicium qui est fait en Chine .
Là bas la production de l’électricité est très carbonnée l’étude de l’ADEME sur le cycle de vie de PV et du bilan carbone n’est pas terrible ;
Je tempère leur conclusion car ils oublient d’intégrer la destabilisation des pays producteurs de pétrole et de gaz et les conséquences en terme de guerre , d’armement , de destruction et de reconstruction .