dimanche, mars 15, 2026
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Edito / « L’intermittence » de l’énergie solaire, bientôt un anachronisme

Tesla_batterie_Australie_560L’énergie solaire, c’est bien mais quand il pleut qu’est-ce qu’on fait ? Et la nuit alors ? Voici l’argument numéro un des contempteurs ataviques de l’énergie solaire : son intermittence ou sa variabilité ! C’est selon. Cette arme de dissuasion sans cesse serinée par les détracteurs du photovoltaïque n’aura bientôt plus cours. Elle deviendra anachronique, sans fondement. L’intermittence se déclinera au passé. Le développement inéluctable du stockage compétitif passera par là. Et plus rapidement qu’on ne le croit. La révolution bat son plein.      

La baisse fulgurante des prix du solaire couplée à l’augmentation des performances, on connaissait déjà et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Pour les batteries, l’évolution est identique. Baisse des prix, accroissement des performances, investissements massifs dans l’industrialisation, les statistiques techniques, économiques et financières de l’essor du stockage suivent les mêmes courbes que celles du photovoltaïque. A vitesse grand V. Elon Musk vient d’annoncer une division par deux des prix du kWh stocké d’ici 2023 et le remplacement du cobalt des batteries par des nanoparticules de silicium, matériau abondant et peu couteux, comme pour les cellules solaires…   

Ces évolutions sont confortées par l’éminent Docteur Stanley Whittingham, prix Nobel de chimie en 2019, qui fut « l’inventeur » de la batterie Lithium-ion en… 1972 et qui lors du récent sommet de l’Alliance Internationale du Solaire a plébiscité le couple solaire-stockage et prédit même la fin de la domination du réseau de distribution : « Le solaire, en sus du stockage, va nous aider à maitriser le changement climatique. Nous n'aurons pas besoin d’être à proximité du réseau. Ce nouveau paradigme va augmenter la résilience face aux catastrophes naturelles. Nous n'aurons plus besoin d'avoir des centrales qui polluent et nous pourrons donc, faire don à nos petits-enfants d'un monde plus vert. » Et cette tendance solaire-stockage est déjà entrée dans les faits. Pour preuve. Cet été, lors de l’appel d’offre lancé par le gouvernement portugais les ¾ des projets de centrales photovoltaïques comportaient du stockage. Ce qui relevait de l’exception va devenir la norme.

Pour ne pas être en reste de cette nouvelle compétition mondiale, la France est entrée de plein fer dans la course aux capacités de production de batteries autour de grands projets portés par « PSA-Total-Saft », « Forsee Power » ou encore « Envision » avec au total près de quatre mille emplois à la clé. Et ce n’est qu’un début.  Qu’attend-t-on par ailleurs pour déployer massivement ces technologies dans nos « zones non interconnectées » de la France qui ont pourtant démontré leurs pertinences. L’Etat semble encore préférer les bonnes vieilles centrales électriques qui brulent du pétrole, à l’instar du projet de nouvelle centrale en Guyane. Comme un baroud d’honneur des jacobins de la politique énergétique…

Car c’est un truisme aujourd’hui. Le couple solaire-stockage constitue la « rupture technologique » que le monde attendait. Il représente la clé de l’avenir énergétique mondial, le facteur X de l’inexorable démocratisation de l’énergie solaire. Un cocktail détonant qui verra fleurir des micros réseaux locaux par millions sur la planète ! Au jeu des comparaisons, on pourrait évoquer la  convergence du téléphone mobile et d’internet. La confluence des deux technologies a littéralement fait exploser un marché dont l’iPhone est devenu le symbole phare. Solaire et stockage, la future commodité mondialisée qui imposera son évidence à l’humanité qui va. Sans intermittence…   

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36 Commentaires

  1. Tout à fait d’accord avec vous ! Le PV + batterie a beaucoup d’avenir mais ce sera d’abord dans les zones bénéficiant d’un ensoleillement régulier (ie la zone intertropicale) car le stockage batterie ne pourra être économique que sur quelques heures (le stockage intersaisonnier est hors de portée à un horizon 10/20 ans). En France métropolitaine, le PV+stockage a un intérêt économique à terme car il permettra de mieux valoriser l’injection de l’électricité PV sur le marché mais ne sera en aucune manière en mesure d’assurer l’équilibre du système.
    Pas du tout d’accord avec vous sur l’intérêt des solutions autonomes. Son émergence serait une véritable régression dans un pays comme le nôtre. Le réseau est un bien commun qui permet l’accès de tous à une énergie au même prix. Il permet également de mutualiser la demande et l’offre ce qui est le gage d’un optimum économique…

  2. Tout à fait d’accord avec vous ! Le PV + batterie a beaucoup d’avenir mais ce sera d’abord dans les zones bénéficiant d’un ensoleillement régulier (ie la zone intertropicale) car le stockage batterie ne pourra être économique que sur quelques heures (le stockage intersaisonnier est hors de portée à un horizon 10/20 ans). En France métropolitaine, le PV+stockage a un intérêt économique à terme car il permettra de mieux valoriser l’injection de l’électricité PV sur le marché mais ne sera en aucune manière en mesure d’assurer l’équilibre du système.
    Pas du tout d’accord avec vous sur l’intérêt des solutions autonomes. Son émergence serait une véritable régression dans un pays comme le nôtre. Le réseau est un bien commun qui permet l’accès de tous à une énergie au même prix. Il permet également de mutualiser la demande et l’offre ce qui est le gage d’un optimum économique…

  3. Tout à fait d’accord avec vous ! Le PV + batterie a beaucoup d’avenir mais ce sera d’abord dans les zones bénéficiant d’un ensoleillement régulier (ie la zone intertropicale) car le stockage batterie ne pourra être économique que sur quelques heures (le stockage intersaisonnier est hors de portée à un horizon 10/20 ans). En France métropolitaine, le PV+stockage a un intérêt économique à terme car il permettra de mieux valoriser l’injection de l’électricité PV sur le marché mais ne sera en aucune manière en mesure d’assurer l’équilibre du système.
    Pas du tout d’accord avec vous sur l’intérêt des solutions autonomes. Son émergence serait une véritable régression dans un pays comme le nôtre. Le réseau est un bien commun qui permet l’accès de tous à une énergie au même prix. Il permet également de mutualiser la demande et l’offre ce qui est le gage d’un optimum économique…

  4. Tout à fait d’accord avec vous ! Le PV + batterie a beaucoup d’avenir mais ce sera d’abord dans les zones bénéficiant d’un ensoleillement régulier (ie la zone intertropicale) car le stockage batterie ne pourra être économique que sur quelques heures (le stockage intersaisonnier est hors de portée à un horizon 10/20 ans). En France métropolitaine, le PV+stockage a un intérêt économique à terme car il permettra de mieux valoriser l’injection de l’électricité PV sur le marché mais ne sera en aucune manière en mesure d’assurer l’équilibre du système.
    Pas du tout d’accord avec vous sur l’intérêt des solutions autonomes. Son émergence serait une véritable régression dans un pays comme le nôtre. Le réseau est un bien commun qui permet l’accès de tous à une énergie au même prix. Il permet également de mutualiser la demande et l’offre ce qui est le gage d’un optimum économique…

  5. Je ne prétends pas que l’on peut se passer du réseau, Mais je constate que des voix autorisées (un prix Nobel) commencent à se poser la question. Il ne s’agit pas d’être autonome individuellement, mais probablement de constituer des micro-réseaux en commençant par les contrées où les réseaux « longue distance » n’existent pas. C’est le cas de certaines régions d’Afrique, d’Inde ou de Chine. C’est d’ailleurs comme cela qu’il faut interpréter l’entrée d’EDF au capital de d’Ecosun !

  6. Je ne prétends pas que l’on peut se passer du réseau, Mais je constate que des voix autorisées (un prix Nobel) commencent à se poser la question. Il ne s’agit pas d’être autonome individuellement, mais probablement de constituer des micro-réseaux en commençant par les contrées où les réseaux « longue distance » n’existent pas. C’est le cas de certaines régions d’Afrique, d’Inde ou de Chine. C’est d’ailleurs comme cela qu’il faut interpréter l’entrée d’EDF au capital de d’Ecosun !

  7. Je ne prétends pas que l’on peut se passer du réseau, Mais je constate que des voix autorisées (un prix Nobel) commencent à se poser la question. Il ne s’agit pas d’être autonome individuellement, mais probablement de constituer des micro-réseaux en commençant par les contrées où les réseaux « longue distance » n’existent pas. C’est le cas de certaines régions d’Afrique, d’Inde ou de Chine. C’est d’ailleurs comme cela qu’il faut interpréter l’entrée d’EDF au capital de d’Ecosun !

  8. Je ne prétends pas que l’on peut se passer du réseau, Mais je constate que des voix autorisées (un prix Nobel) commencent à se poser la question. Il ne s’agit pas d’être autonome individuellement, mais probablement de constituer des micro-réseaux en commençant par les contrées où les réseaux « longue distance » n’existent pas. C’est le cas de certaines régions d’Afrique, d’Inde ou de Chine. C’est d’ailleurs comme cela qu’il faut interpréter l’entrée d’EDF au capital de d’Ecosun !

  9. C’est bien vrai : en dehors de la zone intertropicale, il ne faut pas songer à une autonomie tout au long de l’année avec du simple solaire + stockage. Et à condition d’avoir une surface de toiture suffisante par rapport au nombre d’habitants et/ou par rapport à la consommation globale du lieu, pas seulement celle du résidentiel.
    En hiver, au clair de lune de Maubeuge, le solaire + stockage ne nous donne pas grand chose.
    Heureusement que le réseau national se renforce, associé au stockage, pour compléter la ressource avec l’éolien en mer qui finira bien par se construire en France.

  10. C’est bien vrai : en dehors de la zone intertropicale, il ne faut pas songer à une autonomie tout au long de l’année avec du simple solaire + stockage. Et à condition d’avoir une surface de toiture suffisante par rapport au nombre d’habitants et/ou par rapport à la consommation globale du lieu, pas seulement celle du résidentiel.
    En hiver, au clair de lune de Maubeuge, le solaire + stockage ne nous donne pas grand chose.
    Heureusement que le réseau national se renforce, associé au stockage, pour compléter la ressource avec l’éolien en mer qui finira bien par se construire en France.

  11. C’est bien vrai : en dehors de la zone intertropicale, il ne faut pas songer à une autonomie tout au long de l’année avec du simple solaire + stockage. Et à condition d’avoir une surface de toiture suffisante par rapport au nombre d’habitants et/ou par rapport à la consommation globale du lieu, pas seulement celle du résidentiel.
    En hiver, au clair de lune de Maubeuge, le solaire + stockage ne nous donne pas grand chose.
    Heureusement que le réseau national se renforce, associé au stockage, pour compléter la ressource avec l’éolien en mer qui finira bien par se construire en France.

  12. C’est bien vrai : en dehors de la zone intertropicale, il ne faut pas songer à une autonomie tout au long de l’année avec du simple solaire + stockage. Et à condition d’avoir une surface de toiture suffisante par rapport au nombre d’habitants et/ou par rapport à la consommation globale du lieu, pas seulement celle du résidentiel.
    En hiver, au clair de lune de Maubeuge, le solaire + stockage ne nous donne pas grand chose.
    Heureusement que le réseau national se renforce, associé au stockage, pour compléter la ressource avec l’éolien en mer qui finira bien par se construire en France.

  13. Bonjour.
    Je vous propose d’observer ce sujet de l’énergie électrique.
    Est-ce une « utilité »?
    Est-t-elle nécessaire? Est-elle vitale ?
    Est-ce un « bien commun » ?
    Quel rapport, individuellement et collectivement, avons-nous avec elle?
    La fée électricité est née dans les années 1800, La guerre des courants (parfois appelée bataille des courants) voit la controverse technique et industrielle entre Edison et Tesla perdue par ce dernier, à la fin des années 1880. Le courant alternatif sort vainqueur et les réseaux de distribution se multiplient.
    Mais au bénéfice de qui et pourquoi? Cette question reste posée.
    Aujourd’hui sa place est centrale dans nos sociétés. Qui n’en dispose pas reste sur le côté du chemin de la modernité mais pas forcément de celui de l’humanité.
    Pour produite les énergies de stock (charbon, etc…)ont été mobilisées puis la houille blanche, les centrales hydrauliques.
    Est venu ensuite le temps du nucléaire avec son cortège de risques, d’accidents, de déchets. Ce temps prend fin avec celui des énergies de stock aussi. C’est évidemment heureux.
    Reste la question de la maitrise et de la procession des éléctrons, maintenant que les énergies de flux montrent par A+B qu’elles sont moins chères, plus durables, moins polluantes et enfin stockées efficacement à bas cout (Un peu d’humilité et l’observation de la Loi de Moore pourrait convaincre les cassandres).
    La Messe est dite. Les obstacles technologiques, économiques sont levés. Le XXI ème siècle sera celui des ENR. Nous en avons besoin, nous en avons les moyens, nous le devons à nos enfants et petits-enfants après l’orgie énergétique carbonée et nucléaire du XX ème siècle.
    D’accord ?
    Mais qui aura le doigt sur le bouton de la production … et sur les factures…?
    C’est toute la question des motivations de la Transition énergétique.
    Des états, dont la France, entendent la centraliser et conserver la mainmise sur ce vecteur de pouvoir. L’état, en France, y est un peu obligé aussi , pour tenter de soutenir la cause du nucléaire et celle d’EDF….
    Pas facile… 112 500 salariés, anciens et actuels, actionnaires de 1,72% du capital et dont les retraites sont payées par EDF, via la CNIEG ou Caisse Nationale de Retraite des Industries électriques et gazinières. Impossible de réduire la voilure….
    Tout cela fait de très fortes motivations à conserver le modèle centralisé de production des électrons.
    Or, une bonne fois pour toutes, Le Soleil n’envoie pas de factures et n’est pas capitalisable.
    Peut-on convenir qu’il s’agit ici d’Energies du Territoire, au bénéfice des Territoires, mais qu’il est impossible de les libérer car l’enjeu politique et sociétal EDF est trop pesant…?
    EDF doit à non avis réorienter son métier, perdre sa capacité à produire et facturer des électrons, créer de nouveaux services autour du réseau vu comme un bien commun
    Je ne voudrai pas être à la place des décideurs mais depuis 30 ans rien n’a été fait pour libérer l’énergie électrique de la centralisation Nationale maladive, ni éviter ce piège redoutable, celui de l’opposition des intérêts corporatistes EDF et du bien commun.
    Triste une nouvelle fois.
    Mais hauts les cœurs! Pensons à nos enfants et petits-enfants.
    Michel Vanquaethem

  14. Bonjour.
    Je vous propose d’observer ce sujet de l’énergie électrique.
    Est-ce une « utilité »?
    Est-t-elle nécessaire? Est-elle vitale ?
    Est-ce un « bien commun » ?
    Quel rapport, individuellement et collectivement, avons-nous avec elle?
    La fée électricité est née dans les années 1800, La guerre des courants (parfois appelée bataille des courants) voit la controverse technique et industrielle entre Edison et Tesla perdue par ce dernier, à la fin des années 1880. Le courant alternatif sort vainqueur et les réseaux de distribution se multiplient.
    Mais au bénéfice de qui et pourquoi? Cette question reste posée.
    Aujourd’hui sa place est centrale dans nos sociétés. Qui n’en dispose pas reste sur le côté du chemin de la modernité mais pas forcément de celui de l’humanité.
    Pour produite les énergies de stock (charbon, etc…)ont été mobilisées puis la houille blanche, les centrales hydrauliques.
    Est venu ensuite le temps du nucléaire avec son cortège de risques, d’accidents, de déchets. Ce temps prend fin avec celui des énergies de stock aussi. C’est évidemment heureux.
    Reste la question de la maitrise et de la procession des éléctrons, maintenant que les énergies de flux montrent par A+B qu’elles sont moins chères, plus durables, moins polluantes et enfin stockées efficacement à bas cout (Un peu d’humilité et l’observation de la Loi de Moore pourrait convaincre les cassandres).
    La Messe est dite. Les obstacles technologiques, économiques sont levés. Le XXI ème siècle sera celui des ENR. Nous en avons besoin, nous en avons les moyens, nous le devons à nos enfants et petits-enfants après l’orgie énergétique carbonée et nucléaire du XX ème siècle.
    D’accord ?
    Mais qui aura le doigt sur le bouton de la production … et sur les factures…?
    C’est toute la question des motivations de la Transition énergétique.
    Des états, dont la France, entendent la centraliser et conserver la mainmise sur ce vecteur de pouvoir. L’état, en France, y est un peu obligé aussi , pour tenter de soutenir la cause du nucléaire et celle d’EDF….
    Pas facile… 112 500 salariés, anciens et actuels, actionnaires de 1,72% du capital et dont les retraites sont payées par EDF, via la CNIEG ou Caisse Nationale de Retraite des Industries électriques et gazinières. Impossible de réduire la voilure….
    Tout cela fait de très fortes motivations à conserver le modèle centralisé de production des électrons.
    Or, une bonne fois pour toutes, Le Soleil n’envoie pas de factures et n’est pas capitalisable.
    Peut-on convenir qu’il s’agit ici d’Energies du Territoire, au bénéfice des Territoires, mais qu’il est impossible de les libérer car l’enjeu politique et sociétal EDF est trop pesant…?
    EDF doit à non avis réorienter son métier, perdre sa capacité à produire et facturer des électrons, créer de nouveaux services autour du réseau vu comme un bien commun
    Je ne voudrai pas être à la place des décideurs mais depuis 30 ans rien n’a été fait pour libérer l’énergie électrique de la centralisation Nationale maladive, ni éviter ce piège redoutable, celui de l’opposition des intérêts corporatistes EDF et du bien commun.
    Triste une nouvelle fois.
    Mais hauts les cœurs! Pensons à nos enfants et petits-enfants.
    Michel Vanquaethem

  15. Bonjour.
    Je vous propose d’observer ce sujet de l’énergie électrique.
    Est-ce une « utilité »?
    Est-t-elle nécessaire? Est-elle vitale ?
    Est-ce un « bien commun » ?
    Quel rapport, individuellement et collectivement, avons-nous avec elle?
    La fée électricité est née dans les années 1800, La guerre des courants (parfois appelée bataille des courants) voit la controverse technique et industrielle entre Edison et Tesla perdue par ce dernier, à la fin des années 1880. Le courant alternatif sort vainqueur et les réseaux de distribution se multiplient.
    Mais au bénéfice de qui et pourquoi? Cette question reste posée.
    Aujourd’hui sa place est centrale dans nos sociétés. Qui n’en dispose pas reste sur le côté du chemin de la modernité mais pas forcément de celui de l’humanité.
    Pour produite les énergies de stock (charbon, etc…)ont été mobilisées puis la houille blanche, les centrales hydrauliques.
    Est venu ensuite le temps du nucléaire avec son cortège de risques, d’accidents, de déchets. Ce temps prend fin avec celui des énergies de stock aussi. C’est évidemment heureux.
    Reste la question de la maitrise et de la procession des éléctrons, maintenant que les énergies de flux montrent par A+B qu’elles sont moins chères, plus durables, moins polluantes et enfin stockées efficacement à bas cout (Un peu d’humilité et l’observation de la Loi de Moore pourrait convaincre les cassandres).
    La Messe est dite. Les obstacles technologiques, économiques sont levés. Le XXI ème siècle sera celui des ENR. Nous en avons besoin, nous en avons les moyens, nous le devons à nos enfants et petits-enfants après l’orgie énergétique carbonée et nucléaire du XX ème siècle.
    D’accord ?
    Mais qui aura le doigt sur le bouton de la production … et sur les factures…?
    C’est toute la question des motivations de la Transition énergétique.
    Des états, dont la France, entendent la centraliser et conserver la mainmise sur ce vecteur de pouvoir. L’état, en France, y est un peu obligé aussi , pour tenter de soutenir la cause du nucléaire et celle d’EDF….
    Pas facile… 112 500 salariés, anciens et actuels, actionnaires de 1,72% du capital et dont les retraites sont payées par EDF, via la CNIEG ou Caisse Nationale de Retraite des Industries électriques et gazinières. Impossible de réduire la voilure….
    Tout cela fait de très fortes motivations à conserver le modèle centralisé de production des électrons.
    Or, une bonne fois pour toutes, Le Soleil n’envoie pas de factures et n’est pas capitalisable.
    Peut-on convenir qu’il s’agit ici d’Energies du Territoire, au bénéfice des Territoires, mais qu’il est impossible de les libérer car l’enjeu politique et sociétal EDF est trop pesant…?
    EDF doit à non avis réorienter son métier, perdre sa capacité à produire et facturer des électrons, créer de nouveaux services autour du réseau vu comme un bien commun
    Je ne voudrai pas être à la place des décideurs mais depuis 30 ans rien n’a été fait pour libérer l’énergie électrique de la centralisation Nationale maladive, ni éviter ce piège redoutable, celui de l’opposition des intérêts corporatistes EDF et du bien commun.
    Triste une nouvelle fois.
    Mais hauts les cœurs! Pensons à nos enfants et petits-enfants.
    Michel Vanquaethem

  16. Bonjour.
    Je vous propose d’observer ce sujet de l’énergie électrique.
    Est-ce une « utilité »?
    Est-t-elle nécessaire? Est-elle vitale ?
    Est-ce un « bien commun » ?
    Quel rapport, individuellement et collectivement, avons-nous avec elle?
    La fée électricité est née dans les années 1800, La guerre des courants (parfois appelée bataille des courants) voit la controverse technique et industrielle entre Edison et Tesla perdue par ce dernier, à la fin des années 1880. Le courant alternatif sort vainqueur et les réseaux de distribution se multiplient.
    Mais au bénéfice de qui et pourquoi? Cette question reste posée.
    Aujourd’hui sa place est centrale dans nos sociétés. Qui n’en dispose pas reste sur le côté du chemin de la modernité mais pas forcément de celui de l’humanité.
    Pour produite les énergies de stock (charbon, etc…)ont été mobilisées puis la houille blanche, les centrales hydrauliques.
    Est venu ensuite le temps du nucléaire avec son cortège de risques, d’accidents, de déchets. Ce temps prend fin avec celui des énergies de stock aussi. C’est évidemment heureux.
    Reste la question de la maitrise et de la procession des éléctrons, maintenant que les énergies de flux montrent par A+B qu’elles sont moins chères, plus durables, moins polluantes et enfin stockées efficacement à bas cout (Un peu d’humilité et l’observation de la Loi de Moore pourrait convaincre les cassandres).
    La Messe est dite. Les obstacles technologiques, économiques sont levés. Le XXI ème siècle sera celui des ENR. Nous en avons besoin, nous en avons les moyens, nous le devons à nos enfants et petits-enfants après l’orgie énergétique carbonée et nucléaire du XX ème siècle.
    D’accord ?
    Mais qui aura le doigt sur le bouton de la production … et sur les factures…?
    C’est toute la question des motivations de la Transition énergétique.
    Des états, dont la France, entendent la centraliser et conserver la mainmise sur ce vecteur de pouvoir. L’état, en France, y est un peu obligé aussi , pour tenter de soutenir la cause du nucléaire et celle d’EDF….
    Pas facile… 112 500 salariés, anciens et actuels, actionnaires de 1,72% du capital et dont les retraites sont payées par EDF, via la CNIEG ou Caisse Nationale de Retraite des Industries électriques et gazinières. Impossible de réduire la voilure….
    Tout cela fait de très fortes motivations à conserver le modèle centralisé de production des électrons.
    Or, une bonne fois pour toutes, Le Soleil n’envoie pas de factures et n’est pas capitalisable.
    Peut-on convenir qu’il s’agit ici d’Energies du Territoire, au bénéfice des Territoires, mais qu’il est impossible de les libérer car l’enjeu politique et sociétal EDF est trop pesant…?
    EDF doit à non avis réorienter son métier, perdre sa capacité à produire et facturer des électrons, créer de nouveaux services autour du réseau vu comme un bien commun
    Je ne voudrai pas être à la place des décideurs mais depuis 30 ans rien n’a été fait pour libérer l’énergie électrique de la centralisation Nationale maladive, ni éviter ce piège redoutable, celui de l’opposition des intérêts corporatistes EDF et du bien commun.
    Triste une nouvelle fois.
    Mais hauts les cœurs! Pensons à nos enfants et petits-enfants.
    Michel Vanquaethem

  17. J’aime beaucoup l’expression  » on le devra à nos enfants et petits-enfants « .
    Je rejoins complètement l’idée de dette envers le futur, dette héritée d’un système capitaliste qui continue de dépouiller la MAJEURE partie des habitant.e.s de la planète.
    Ce qu’on doit rembourser écologiquement et socialement, c’est maintenant et c’est aux populations des pays du sud !
    Et dire merci aux ouvrier.e.s chinois qui ont fait baisser le coût des cellules…..

  18. J’aime beaucoup l’expression  » on le devra à nos enfants et petits-enfants « .
    Je rejoins complètement l’idée de dette envers le futur, dette héritée d’un système capitaliste qui continue de dépouiller la MAJEURE partie des habitant.e.s de la planète.
    Ce qu’on doit rembourser écologiquement et socialement, c’est maintenant et c’est aux populations des pays du sud !
    Et dire merci aux ouvrier.e.s chinois qui ont fait baisser le coût des cellules…..

  19. J’aime beaucoup l’expression  » on le devra à nos enfants et petits-enfants « .
    Je rejoins complètement l’idée de dette envers le futur, dette héritée d’un système capitaliste qui continue de dépouiller la MAJEURE partie des habitant.e.s de la planète.
    Ce qu’on doit rembourser écologiquement et socialement, c’est maintenant et c’est aux populations des pays du sud !
    Et dire merci aux ouvrier.e.s chinois qui ont fait baisser le coût des cellules…..

  20. J’aime beaucoup l’expression  » on le devra à nos enfants et petits-enfants « .
    Je rejoins complètement l’idée de dette envers le futur, dette héritée d’un système capitaliste qui continue de dépouiller la MAJEURE partie des habitant.e.s de la planète.
    Ce qu’on doit rembourser écologiquement et socialement, c’est maintenant et c’est aux populations des pays du sud !
    Et dire merci aux ouvrier.e.s chinois qui ont fait baisser le coût des cellules…..

  21. La vraie solution c’est le stockage sur le réseau sous forme de STEPs. Le PV et l’éolien sont déjà complémentaires et l’intermitance de l’un est globalement compensé par l’autre. Si on y ajoute du stockage de grande puissance, on lisse les productions ENR et on régule le réseau à un coût bien moindre que le stockage individuel électrochimique (et une pollution bien plus faible pour la planète). Et ne pas se laisser intoxiquer par EdF qui pousse des cris d’orfraie en parlant de « noyer les vallées des Alpes » dès qu’on évoque la STEP. On peut faire des STEPs avec moins de 300 m de dénivelé. Voir la Belgique – qui n’est pas un pays alpin – avec la STEP de Coo (https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_de_Coo-Trois-Ponts) qui a des rendements bien meilleurs que le stockage électrochimique pour un impact faible sur les écosystèmes.

  22. La vraie solution c’est le stockage sur le réseau sous forme de STEPs. Le PV et l’éolien sont déjà complémentaires et l’intermitance de l’un est globalement compensé par l’autre. Si on y ajoute du stockage de grande puissance, on lisse les productions ENR et on régule le réseau à un coût bien moindre que le stockage individuel électrochimique (et une pollution bien plus faible pour la planète). Et ne pas se laisser intoxiquer par EdF qui pousse des cris d’orfraie en parlant de « noyer les vallées des Alpes » dès qu’on évoque la STEP. On peut faire des STEPs avec moins de 300 m de dénivelé. Voir la Belgique – qui n’est pas un pays alpin – avec la STEP de Coo (https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_de_Coo-Trois-Ponts) qui a des rendements bien meilleurs que le stockage électrochimique pour un impact faible sur les écosystèmes.

  23. La vraie solution c’est le stockage sur le réseau sous forme de STEPs. Le PV et l’éolien sont déjà complémentaires et l’intermitance de l’un est globalement compensé par l’autre. Si on y ajoute du stockage de grande puissance, on lisse les productions ENR et on régule le réseau à un coût bien moindre que le stockage individuel électrochimique (et une pollution bien plus faible pour la planète). Et ne pas se laisser intoxiquer par EdF qui pousse des cris d’orfraie en parlant de « noyer les vallées des Alpes » dès qu’on évoque la STEP. On peut faire des STEPs avec moins de 300 m de dénivelé. Voir la Belgique – qui n’est pas un pays alpin – avec la STEP de Coo (https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_de_Coo-Trois-Ponts) qui a des rendements bien meilleurs que le stockage électrochimique pour un impact faible sur les écosystèmes.

  24. La vraie solution c’est le stockage sur le réseau sous forme de STEPs. Le PV et l’éolien sont déjà complémentaires et l’intermitance de l’un est globalement compensé par l’autre. Si on y ajoute du stockage de grande puissance, on lisse les productions ENR et on régule le réseau à un coût bien moindre que le stockage individuel électrochimique (et une pollution bien plus faible pour la planète). Et ne pas se laisser intoxiquer par EdF qui pousse des cris d’orfraie en parlant de « noyer les vallées des Alpes » dès qu’on évoque la STEP. On peut faire des STEPs avec moins de 300 m de dénivelé. Voir la Belgique – qui n’est pas un pays alpin – avec la STEP de Coo (https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_de_Coo-Trois-Ponts) qui a des rendements bien meilleurs que le stockage électrochimique pour un impact faible sur les écosystèmes.

  25. sans oublier que d’autres formes de stockage existent, pour l’instant encore sous utilisées : stockage journalier, hebdomadaire ou saisonnier du chaud et du froid, ce sont déjà des GWh d’électricité qui sont virtuellement stockés sous forme d’énergie finale chaud ou froid. C’est disponible, bon marché, leur impact est très faible et leurs avantages indéniables… complémentaires du stockage électrique, ils doivent contribuer à l’équilibre des réseaux et à notre sobriété en réduisant la taille de machines de conversion élec / chaud / froid, à savoir les machines thermodynamiques. Ce faisant, ils sécurisent nos process dans des secteurs vitaux : médical, pharmacie, alimentaire, data center… leur seule contrainte est d’être à proximité immédiate du besoin, les réseaux de chaud et de froid, ne pouvant, pour l’instant, pas transporter l’énergie sur de trop longues distances…

  26. sans oublier que d’autres formes de stockage existent, pour l’instant encore sous utilisées : stockage journalier, hebdomadaire ou saisonnier du chaud et du froid, ce sont déjà des GWh d’électricité qui sont virtuellement stockés sous forme d’énergie finale chaud ou froid. C’est disponible, bon marché, leur impact est très faible et leurs avantages indéniables… complémentaires du stockage électrique, ils doivent contribuer à l’équilibre des réseaux et à notre sobriété en réduisant la taille de machines de conversion élec / chaud / froid, à savoir les machines thermodynamiques. Ce faisant, ils sécurisent nos process dans des secteurs vitaux : médical, pharmacie, alimentaire, data center… leur seule contrainte est d’être à proximité immédiate du besoin, les réseaux de chaud et de froid, ne pouvant, pour l’instant, pas transporter l’énergie sur de trop longues distances…

  27. sans oublier que d’autres formes de stockage existent, pour l’instant encore sous utilisées : stockage journalier, hebdomadaire ou saisonnier du chaud et du froid, ce sont déjà des GWh d’électricité qui sont virtuellement stockés sous forme d’énergie finale chaud ou froid. C’est disponible, bon marché, leur impact est très faible et leurs avantages indéniables… complémentaires du stockage électrique, ils doivent contribuer à l’équilibre des réseaux et à notre sobriété en réduisant la taille de machines de conversion élec / chaud / froid, à savoir les machines thermodynamiques. Ce faisant, ils sécurisent nos process dans des secteurs vitaux : médical, pharmacie, alimentaire, data center… leur seule contrainte est d’être à proximité immédiate du besoin, les réseaux de chaud et de froid, ne pouvant, pour l’instant, pas transporter l’énergie sur de trop longues distances…

  28. sans oublier que d’autres formes de stockage existent, pour l’instant encore sous utilisées : stockage journalier, hebdomadaire ou saisonnier du chaud et du froid, ce sont déjà des GWh d’électricité qui sont virtuellement stockés sous forme d’énergie finale chaud ou froid. C’est disponible, bon marché, leur impact est très faible et leurs avantages indéniables… complémentaires du stockage électrique, ils doivent contribuer à l’équilibre des réseaux et à notre sobriété en réduisant la taille de machines de conversion élec / chaud / froid, à savoir les machines thermodynamiques. Ce faisant, ils sécurisent nos process dans des secteurs vitaux : médical, pharmacie, alimentaire, data center… leur seule contrainte est d’être à proximité immédiate du besoin, les réseaux de chaud et de froid, ne pouvant, pour l’instant, pas transporter l’énergie sur de trop longues distances…

  29. Tout à fait d’accord avec vous sur le couple prod ENR/Stockage…
    Des solutions arrivent et permettrons de parler au passé de l’intermittence.
    Sur l’éolien offshore, les sphères de stockage, STEP sous marines, semblent prometteuses également.
    Un peu d’efficacité énergétique… un peu d’évolution des comportements, et nous laisserons un monde un peu plus viable derrière nous…

  30. Tout à fait d’accord avec vous sur le couple prod ENR/Stockage…
    Des solutions arrivent et permettrons de parler au passé de l’intermittence.
    Sur l’éolien offshore, les sphères de stockage, STEP sous marines, semblent prometteuses également.
    Un peu d’efficacité énergétique… un peu d’évolution des comportements, et nous laisserons un monde un peu plus viable derrière nous…

  31. Tout à fait d’accord avec vous sur le couple prod ENR/Stockage…
    Des solutions arrivent et permettrons de parler au passé de l’intermittence.
    Sur l’éolien offshore, les sphères de stockage, STEP sous marines, semblent prometteuses également.
    Un peu d’efficacité énergétique… un peu d’évolution des comportements, et nous laisserons un monde un peu plus viable derrière nous…

  32. Tout à fait d’accord avec vous sur le couple prod ENR/Stockage…
    Des solutions arrivent et permettrons de parler au passé de l’intermittence.
    Sur l’éolien offshore, les sphères de stockage, STEP sous marines, semblent prometteuses également.
    Un peu d’efficacité énergétique… un peu d’évolution des comportements, et nous laisserons un monde un peu plus viable derrière nous…

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