Inauguration du plus grand parc agri-solaire de Languedoc-Roussillon : quand l’énergie renouvelable se met au service de l’économie locale

Ortaffa - Moutons

Photo Denis Dupont, "L'Indépendant"

Porté par juwi EnR, développeur de projets éoliens et solaires, avec le soutien de la commune d'Ortaffa, ce parc agri-solaire de 87 hectares, qui permettra de produire 35 millions de kWh, est un projet de territoire alliant production d'énergies renouvelables et redynamisation de l'agriculture locale.

Lauréat du premier appel d'offres photovoltaïque émis par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) en 2012, le parc d'Ortaffa est un projet de territoire alliant production d'énergies renouvelables et redynamisation de l'activité agricole. Implanté sur un terrain à faible valeur agronomique occupé auparavant en grande partie par des friches viticoles   (terrain pauvre, bas-fonds humides et sableux), il accueille sur son site des activités d'apiculture et d'élevage ovin. De plus, 43 hectares de vignes ont été replantés sur de meilleurs terroirs des alentours en AOC et IGP pour compenser les parcelles arrachées.

S'inscrivant parfaitement dans la mise en œuvre d'une politique ambitieuse de la France pour l'énergie solaire, qui réponde aux défis de la transition énergétique, le parc d'Ortaffa est aujourd'hui le plus grand parc solaire de Languedoc-Roussillon et le 6ème plus grand parc solaire de France.

Plus qu'un parc solaire, un projet de territoire exemplaire

La préservation de l'environnement est au cœur de la conception du parc. Tout a été pensé pour permettre une cohabitation harmonieuse entre le parc et une agriculture respectueuse de l'environnement : découpage du parc en 10 enclos pour respecter les spécificités naturelles du site (fossés, haies, talus, ruisseaux…), certification ISO 14001 du chantier avec la mise en place d'une charte chantier vert, semis d'espèces fourragères et mellifères locales, entretien naturel du parc grâce aux moutons, installation de ruches….

Le parc solaire, composé de 300 000 panneaux pour une puissance installée de 25 MWc, permettra de produire 35 millions de kWh. Il permettra d'alimenter chaque année l'équivalent de plus de 15 000 habitants en électricité locale et renouvelable, tout en évitant l'émission de plus de 10 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère, à production équivalente avec des ressources fossiles.

Outre les installations solaires, le parc accueille des activités d'apiculture et d'élevage ovin. Les espaces mis à disposition des brebis  Rouge du Roussillon, une race reconnue comme « en danger maintenue », et l'abeille noire du Roussillon, contribuent au soutien et à l'essor de deux espèces locales. Les 43 hectares de vignes AOC et IGP qui ont été replantés sur de meilleurs terroirs permettront aux viticulteurs concernés de se lancer notamment dans l'agriculture biologique et d'assurer le maintien de leurs exploitations.

Le parc agri-solaire d'Ortaffa est l'un des premiers parcs à être construits parmi les lauréats de l'appel d'offres CRE émis en 2012.

Le site web de la centrale

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5 Commentaires

  1. Bravo, c’est un bel exemple de l’implantation raisonnable de centrales PV au sol, en l’occurrence sur des terres peu exploitables au niveau agricole. La solution des brebis est une bonne idée pour réduire la végétation (c’est moins risqué que les chèvres, qui peuvent s’attaquer aux câbles électriques…)
    A l’opposé, concernant les centrales au sol, il peut y avoir des montages de projets moins vertueux, qui risquent d’impacter des espaces naturels, car parfois on n’hésite pas à raser des forêts et à polluer les sols avec des désherbants.
    Malgré tout, la raison voudrait que l’on privilégie avant tout les centrales en toiture, mais c’est un autre débat…

  2. Bravo trés bon projet. Nous avons pensez un projet similaire avec installation de deux jeunes agriculteurs débuté en janvier 2009 dans l’AVEYRON avec une société con curente sur des sols de causse extrêmement séchants parc sur 25 ha dont 11 ha 7,5 MW cloturées conçu pour l’ovin sur la commune de montrozier (12630)Malgré tout les contacts tenu avec l’ensemble des composante du département DDt,maires des différentes communes, l’avis favorable de l’enquête publique Le refus de la chambre d’agriculture qui se regarde le nombril. Nous on connait !!!!!
    Vous avez eu un maire intelligent qui a permis de voir loin.

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