dimanche, février 22, 2026
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Intégration et plan de toiture : la guerre absurde des millimètres

Ademe PV integré bati Les professionnels français qui ont développé des systèmes d'intégration sont inquiets. La récente définition de « plan de la toiture » donnée par un nouveau guide du CEIAB n'est pas de nature à les rassurer. Il y est notamment stipulé que : « Pour être considéré dans le plan de la toiture, le plan tangent supérieur du système PV (face extérieure), doit être compris dans cette zone, sur la longueur totale du rampant, sans jamais dépasser la frontière supérieure haute …». Hors sur de nombreux systèmes d'intégration proposés par les industriels, les modules dépassent quasi systématiquement la frontière supérieure de plusieurs dizaines de millimètres. Le SER avait d'ailleurs évoqué un dépassement de quarante à cinquante millimètres qui a pour effet vertueux de mieux ventiler les panneaux et qui n'a aucun impact négatif en termes d'esthétique.

Pourtant, les experts du CEIAB, bien conscients du problème soulevé, ont planché sur cet épineux sujet le mercredi 18 août dernier lors du dernier comité. Ils sembleraient qu'ils aient lâché un peu de lest sur l'interprétation de la définition. Une légère tolérance de dix à vingt millimètres aurait ainsi été évoquée. « Nous voulons demeurer dans l'esprit de la définition et éviter des débords de dix centimètres » confie un intervenant. Une concession trop faible qui ne saurait satisfaire les industriels concernés. « Cette idée de tolérer à peine quelques millimètres de plus ne me semble pas cohérente. Cela voudrait dire que le produit serait éligible sur certains toits et pas sur d'autres. Avec les tuiles fortement galbées du Sud de la France, cela passerait. Avec des ardoises, cela ne passerait pas. Le résidentiel du Nord pourrait subir la double peine d'une non-éligibilité au tarif d'intégration et d'un ensoleillement plus faible. Difficile à admettre » se fend un spécialiste issu de l'administration. Absurde ! La notion de « plan de toiture » n'a pas fini de faire parler.

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3 Commentaires

  1. Bonjour,
    Je pense que cela va dans le bon sens pour les professionnels francais ayant investi dans des systemes « dans le plan de toituire » et il en existe qui repondent à ces exigences. Evidement cela n’est pas politiquement correct pour des installateurs posant des PV cadres sur rails aluminuim en éspérant ne pas être censurés.
    Patrick Corbe responsable energies renouvelables ets Renou.

  2. Oui, personnellement en tant que Fabricant Français de systèmes d’intégration ça nous arrange sur un produit mais pas sur l’autre!! Donc 50% de la R&D qui s’envole..
    Mais ce petit % d’industriels que ça arrange, est-il vraiment Français? Et quel est ce % ?
    Pensez à tous les autres qui ont déjà passé le Pass Innov, ou ETN, avant la sortie du guide du CEIAB, et pour qui les systèmes dépassent de la tuile? Ils vont re-modifier techniquement leur système, re-tester, re-rédiger les documents, re-payer et re-attendre? Tout ça en se disant que ça servira 1 an. Car au 1er janvier 2012, que ce passera-t-il?
    « Avec des ardoises, cela ne passerait pas » ! Est-ce que c’est normal? Ils vont donc devoir faire des exceptions pour ce type de toiture, car techniquement infaisable! Donc ils vont rédiger des nouveaux textes qui sortiront dans 6 mois (délais qu’il aura fallu pour sortir le guide). Le client final, lui, attendra d’être sur de bénéficier du tarif maximum via cette exception, et pendant ce temps là, rien ne se fera et les petites pme ne tiendront surement pas. Problème commercial et logique financière, que tous les services qui réfléchissent et décident de tout ça, ne semblent pas assez prendre en considération.. voir ne pas les connaître?
    Comment développer des activités industrielles, donc de l’emploi et de la croissance, si au bout d’un an les produits peuvent devenir obsolètes, grâce à des textes flous?
    Bon courage à tous les acteurs du solaire! 500MW par an, ça laisse passer un petit rayon, voir une lueur de développement..;-)

  3. Bonjour à toutes et à tous,
    Je précise, je ne suis pas installateur mais futur installé.
    Je lis :  » Le résidentiel du Nord pourrait subir la double peine d’une non-éligibilité au tarif d’intégration et d’un ensoleillement plus faible. Difficile à admettre « …
    Tout à fait en accord avec cette réflexion qui n’a que du bon sens. Dans le nord, on ne sait qu’y trouver travail et prospérité pour certains et ensuite aller dépenser les biscaillons dans le sud. Nos politiques devraient, de quels que bords qu’ils soient faire preuve d’un peu de bon sens pour trouver un compromis qui ne pénalise ni les uns, ni les autres.
    En somme, il serait normal d’avoir un kWh payé plus cher suivant le degré moindre d’ensoleillement et bien entendu tenir compte des caratéristiques des tuiles suivant les régions pour le tarif d’intégration. Il faut en appeler à l’arbitrage de l’état qui est seul garant de l’équité entre tous. Et surtout pas aux politiques de terrain qui vont malheureusement, comme à leurs habitudes, tirer les couvertures chacun de leur côté. Un peu de bon sens… que diable !… Nous sommes tous Français que je sache !…
    N’oublions pas qu’en plus une installation coûte moins cher dans le sud par le simple fait d’une concurence très rude. Ils faut vraiment laissé un tel déséquilibre entre les citoyens français.
    Eh bien ! Moi, je dis NON !
    Alain.

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