Le bulletin
de veille technologique du ministère français des affaires étrangères dévoile
les travaux de chercheurs de l’Institut
Fraunhofer (ISE) de Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg), relatifs à la simulation
d'un modèle énergétique à l'échelle de l'Allemagne, entièrement basé sur les
énergies renouvelables.
L’étude repose
sur la simulation du fonctionnement heure par heure et sur une année entière
d'un système énergétique allemand complet fonctionnant entièrement à partir
d'énergies renouvelables. Leur conclusion est la suivante : Un système énergétique basé entièrement sur
des énergies renouvelables conduit, après une transformation réussie du
secteur, à des coûts totaux annuels qui
ne sont pas supérieurs à ceux d'aujourd'hui.
La modélisation du système considéré, conçu pour une réalisation à l'horizon
2050, inclut des considérations à la fois techniques et économiques. Sa
nouveauté tient à deux caractéristiques : d'une part, elle inclut une
observation complète des secteurs électrique et de chauffage, dont une
diminution de la consommation grâce à la rénovation énergétique des bâtiments.
D'autre part, elle effectue une optimisation systématique permettant de trouver
l'optimum économique national parmi toutes les combinaisons possibles de
technologies et de mesures d'efficacité, ce qui représente plusieurs millions
de cas simulés.
Le scénario 100% renouvelables utilisé, basé sur une alimentation autarcique en
énergie et sur des potentiels techniques considérés comme réalistes, comprend,
en termes de puissance installée :
– 170 GW d'éolien terrestre
–
85 GW d'éolien en mer
–
200 GW de photovoltaïque
–
130 GW de solaire thermique
– de nombreuses capacités de stockage de chaleur permettant de diminuer la
part de la biomasse (50 TWh/an) dans la production de chaleur et d'électricité.
Ainsi, la majeure partie de la biomasse sera consacrée aux transports et aux
procédés industriels.
–
70 GW de centrales dites Power-to-Gas, prévues pour transformer l'électricité
d'origine renouvelable en gaz lors des périodes de production excédentaires par
rapport à la demande
–
95 GW de centrales à gaz utilisées en "back-up", lorsque la
production d'origine renouvelable n'est pas suffisante, et optionnellement
couplées à des systèmes de récupération de la chaleur pour réinjection dans les
réseaux de chaleur.
Par ailleurs, la rénovation thermique des bâtiments apparaît comme un facteur
décisif de la réussite de l'Energiewende, le tournant énergétique allemand :
sans une baisse d'au moins 50% de la consommation de chauffage par rapport à
aujourd'hui, les énergies solaire et éolienne seront insuffisantes pour fournir
une alimentation électrique sûre.
Néanmoins, la couverture totale des besoins énergétiques par les énergies
renouvelables est un scénario extrême. En effet, du fait de l'interconnexion
des réseaux au niveau européen, une part d'énergies fossiles est à prendre en
compte. Des calculs ont donc également été menés, qui prennent en compte les importations
et exportations d'électricité ainsi que d'énergies fossiles, ce qui diminue de
façon significative la puissance installée en énergies renouvelables. Ainsi, le
Power-to-Gas ne devient nécessaire que lorsque la part des renouvelables dans
l'alimentation en électricité et chaleur dépasse les 70%.






Ces chiffres confirment que faire de l’eau chaude avec le soleil est une composante nécessaire de la transition énergétique, et surtout un très bon DÉTECTEUR DE MENSONGES en matière d’ambitions sur la transition énergétique.
A mettre en perspective de votre article récent sur la conférence à venir (6 Décembre) sur les opportunités et ambitions de la France en matière d’énergies renouvelables, et au nombre desquels le solaire thermique n’était pas.
Bien cordialement
JMRobin
Décidément, les Allemands sont vraiment les seuls à vouloir concrétiser leurs souhaits. Qu’attendons nous pauvres Français pour en faire autant ? Le DELUGE !!!