La rumeur courait depuis longtemps, mais c’est la première fois que les chiffres officiels ont été rendus publics par ERDF lors la réunion du « comité de concertation des producteurs » qui s’est déroulée vendredi dernier.
« 45 % des affaires entrées en file d’attente depuis début 2010 sont raccordées et 43 % de ces affaires sont sorties de la file d’attente sans être raccordées. » La communication précise que « Les affaires abandonnées sortent de file d’attente dans 72.5 % des cas durant les phases où le producteur doit se prononcer sur l’offre de raccordement (accord PTF, accord CRD ou accord CR). C’est durant ces deux phases que les producteurs peuvent juger de la viabilité économique de leur projet. »
Ce taux de chute, extrêmement élevé, ne constituerait pas en soi un problème, si la baisse des tarifs n’était calculée, précisément, en fonction du volume des dossiers déposés. Dès lors, on ne peut s’empêcher de penser que les tarifs d’achat de l’électricité solaire auraient été sensiblement supérieurs si la baisse avait été calculée sur la base des puissances réellement raccordées. Un rapide calcul, qui demandera à être précisé, indique que le tarif d’achat devrait être de l’ordre de 180 €/MWh contre 138 €/MWh aujourd’hui pour les installations dont la puissance est comprise entre 36 et 100 kWc. De là à demander un nouveau calcul des tarifs, il n’y a qu’un pas, que ne manqueront pas de franchir les représentants des professionnels du solaire.






Ce n’est pas une nouvelle puisque cela avait été dénoncé par tous les professionnels. La commission Charpin s’ est appuyée sur une donnée controversée pour mieux couler la filière des PME (sur ordre et aval de la ministre).
Cordialement
« les professionnels du solaire » … comme si la filière était organisée.. Une blague !
4 ans pour s’apercevoir que le mode de calcul du tarif d’achat est tronqué et qu’il faudrait peut-être réagir…
Les lobbyistes pro-EDF/pro-nucléaire travaillent, eux, sans commune mesure et quasiment aucun contre-pouvoir pour leur faire de l’ombre.. leur influence sur les élus corrompus* a encore de beaux jours…
*la majorité des français plébiscitent les énergies renouvelables
Il est vrai qu’il y a un décalage au niveau du prix mais l’important n’était-il pas qu’il y ait une règle d’évolution du prix qui permette de diminuer celui-ci au fil du temps. Cette règle a obligé les opérateurs du photovoltaïque a être plus attentifs à leur marge de manœuvre et a optimiser leur gestion interne. Du coup le prix au Wc a fortement chuté et cela n’est pas un mal, ni pour les investisseurs, ni pour les opérateurs car seuls les meilleurs d’entre eux sont encore de la partie, ni pour les consommateurs finaux.
Demander un nouveau tarif est toujours possible mais n’oublions pas que le but du but est bien que la production photovoltaïque permette aux français de produire et consommer une électricité au plus bas coût, compétitif par rapport aux autres énergies comme l’éolien on-shore dont les impacts écologiques sont équivalents.
Bonne continuation a tous,
Directeur de projet ENR, dont le PV.
c’est dire aussi que les contraintes de raccordement, leur coûts ont été multipliés par 2 ou 3. Dans certains cas les coûts sont si excessifs que les projets ne peuvent se faire. Comment faire un projet de 9kWc si le raccordement est de 20 000 euros ? Plutôt que d’augmenter les tarifs d’achat, il serait parfois préférable d’avoir des financements pour les raccordements
Tecsol: Utile de préciser également que les affaires en appel d’offres CRE (> 100 kva) sont incluses dans les statistiques de « non raccordement ».
La méthode de calcul des tarifs d’achat pour les projets de 36 à 100 kva est bien faussée.
La même analyse est à porter sur les projets lauréats CRE, avec les enchères inversées des tarifs, qui ne se raccordent pas.
Des projets « lauréats » obtiennent un tarif auprès d’EDF au détriment d’autres projets rejetés par la DGEC.
Pour mémoire: 665 Mégawatts de projets lauréats entre CRE 1 et appel d’offres simplifiés 2011/2012.