mercredi, février 25, 2026
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LE SER : un syndicat résigné face à la décision arbitraire du gouvernement

Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a organisé vendredi 25 février une conférence de presse, suite à l’arrêté gouvernemental du 23 février. Les dirigeants du SER, André Antolini et Jean-Louis Bal ont ainsi déploré une absence totale de visibilité, des incohérences entre les discours et les décisions d’un gouvernement sourd aux doléances des industriels, et une concertation finalement inutile. « La seule logique apparente du gouvernement est : « limitons les dépenses ». Il n’y a dans cet arrêté aucune vision industrielle à long terme, » a regretté Jean-Louis Bal.

Le SER n’a donc pu que constater sa totale impuissance face à cette décision « arbitraire de François Fillon », et a semblé très résigné et peu combatif face à ces difficultés. « Il est dommage de perdre trois mois à faire une concertation, de consulter l’avis d’industriels et de professionnels, pour finalement n’en pas tenir compte et tout arrêter. Il y a une grande incohérence dans les décisions du gouvernement, depuis 2006 », résume Stéphane Muyard, directeur technique de la société SUNNCO, invité de la conférence. « Il est vrai que le dialogue est très faible entre le SER et le gouvernement, » confie par ailleurs l’industriel.

Comment un syndicat aussi reconnu et influent en arrive à un tel degré d’impuissance face à une décision gouvernementale, dite « arbitraire » ? Car, rappelons-nous : le 1er février dernier, lors du colloque du SER, le syndicat reçoit en grande pompe Nathalie Kosciusko-Morizet. Dans son discours, très attendu, elle affirme : « Le gouvernement souhaite une filière du photovoltaïque compétitive. » A l’écoute des demandes du syndicat, elle accepte quelques propositions de ce dernier, notamment sur le calcul en volume de CSPE. Promesses également lancées d’être à l’écoute des industriels, et d’entendre les propositions du SER. Le dialogue syndicat-gouvernement fonctionnait alors…Que s’est-il passé depuis ? Pourquoi cette crise de confiance et de communication ? Le SER demeure muet à ce sujet. Constatant les ruines de la filière, aucun plan d’action n’a été annoncé suite à cet arrêté. « La filière se re-structurera en fonction du marché : il va falloir diviser la filière par cinq, pour qu’elle puisse survivre, » s’est contenté de résumer André Antolini.

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4 Commentaires

  1. Le SER n’a en rien défendu la profession . Ils ont uniquement pensé à s’en sortir tout seul , rien que leurs adhérents….Mais ils font aussi partis de la charette . C’est la seule morale que je vois dans le décret scélérat de Fillon-Lagarde-Besson ! NKM n’ a servi à rien , mais ça on le savait depuis le début !
    Pourtant vous leur aviez bien ciré les pompes lors de votre grand-messe à elle et à Besson !

  2. SER, syndic essentiellement résigné, ringard, rigolo, ???, mais avant tout complice et retors!
    Un acronyme à court-circuiter d’urgence si l’on tient au développement des ENR et à leurs enjeux.

  3. Ne vous inquiétez pas M. Joffre. Même non membres d’Enerplan nous savons très bien quels intérêts sont prioritairement défendus par le SER.
    Le vague camouflage avec SOLER, inaudible ou atone, n’aura échappé à Personne.
    Et ce n’est pas leur agressivité via les droits de réponse qui nous ferons changer d’avis.
    De plus, et dès lors où vous ne diffamez pas, mais que vous donnez votre seul sentiment et analyse, ils ne peuvent pas vous faire taire.
    Haut les coeurs !

  4. Quand je lis tout cela, ça ne me donne vraiment plus envie d’argumenter un client pour lui donner confiance dans le photovoltaîque j’aurais plutôt tendance à lui dire de se méfier, même au plus haut de l’état il n’y a plus de parole, comment avoir confiance sur un contrat d’achat de 20 ans… 20 ans ça en fait des gouvernements…l’Espagne vient d’ouvrir la voie en mettant en place une rétroactivité sur les contrats de rachats en vigueur, alors je ne serais pas surpris si ca devais arriver en France.
    Ce que je vois c’est que l’énergie en général va rester un monopole (déguisé certes)et qu’il est bien difficile de ne pas « passer à la caisse » il en est de même pour l’eau.Alors je me dis que pour vivre heureux vivons cachés et que je vais oeuvrer pour devenir énergétiquement indépendant de sangsues qui n’ont d’autres ambitions que le pouvoir et l’argent…

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