Selon une analyse publiée par le quotidien économique Les Échos, les batteries de stockage d’électricité connaissent un véritable âge d’or en France. La forte volatilité des prix sur les marchés de gros crée en effet des opportunités économiques inédites pour les exploitants de systèmes de stockage par batteries (BESS). Le 1er mai dernier, les prix de l’électricité ont ainsi varié entre –498 €/MWh et +104 €/MWh au cours de la même journée.
Dans ce contexte, une batterie de 10 MWh aurait pu générer environ 6 000 euros de revenus en une seule journée grâce à l’arbitrage entre heures creuses et heures de forte demande, tout en participant aux services système de RTE pour l’équilibrage du réseau.
Le principe consiste à stocker l’électricité lorsque les prix sont faibles — voire négatifs lors des pics de production solaire — puis à la restituer lorsque les prix remontent. Selon plusieurs acteurs du secteur cités par Les Échos, une batterie de 10 MWh peut désormais rapporter jusqu’à 600 000 euros par an, permettant d’amortir rapidement un investissement évalué autour de 2 millions d’euros.
La multiplication des épisodes de prix négatifs liés au développement des énergies renouvelables renforce encore l’intérêt économique du stockage. Le passage récent à des cotations tous les quarts d’heure sur Epex, la bourse de l’électricité, permet également d’optimiser davantage les revenus.
Résultat : près de 15 GW de projets de batteries sont aujourd’hui en file d’attente en France. Pour RTE, ces installations joueront un rôle clé dans la stabilité future du système électrique.






