dimanche, février 22, 2026
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Les scénarii du rapport Charpin

IGF La profession du photovoltaïque l'a échappé belle. En effet, le seuil des 500 MW par an évoqué dans le communiqué de presse du ministère du développement durable se révèle être le plus optimiste du rapport Charpin de l'IGF. Les deux premières hypothèses se basaient sur une tendance à 300 MW par an. Elles font également état d'une ventilation en fonction des segments de marché. Pour la première, les segments des particuliers, des grandes toitures et du sol sont à 100 MW alors que pour la deuxième les particuliers sont à 100 MW, les grandes toitures à 200 MW et le sol tout simplement à 0 MW. Il faut dire que la rapport stipule très clairement que les perspectives de marché poussent à privilégier les installations en toiture. Reste la dernière hypohèse, l'hypothèse haute qui a été retenue pour la mission à savoir les 500 MW par an avec 150 MW pour les particuliers, 200 MW pour les grandes toitures et 150 MW pour le sol.

Sur la partie industrielle, le rapport Charpin est sans concession. Elle pointe du doigt la production française très limitée qui conduit à un fort déficit de la balance commerciale dans le domaine de 800 millions d'euros en 2009 (soit 2% du déficit commercial français). Le rapport constate qu'en dépit de l'ampleur des efforts financiers consentis pour le développement d'un marché domestique, la filière française n'a pas émergé. Le constat est là. Le rapport préconise de ne pas en faire trop aujourd'hui afin de se donner des marges de manœuvre pour pouvoir en faire davantage demain avec des technologies moins onéreuses, plus efficaces et plus propres. On comprend mieux le seuil des 500 MW !

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2 Commentaires

  1. Ce rapport est juste abhérant. Il commet une erreur de raisonnement de base en tirant des conclusions sur l’efficacité des mesures de soutien de ces dernières années, alors même que la filière française du photovoltaïque est encore au milieu de sa phase d’investissement. Comment peut-il dire que la filière n’a pas émergé alors que plusieurs centaines de sociétés se sont créées, ont d’ores et déjà embauché (ce qui réduit d’autant le coût du chomage pour l’Etat), et s’apprêtent à produire des panneaux en France dans les 2 ans qui viennent (et réduire d’autant le déficit commercial) ? Cette analyse dénote d’une déconnexion totale de M. Charpin avec la réalité du terrain (il faut 2 à 3 ans pour construire une usine, c’est aussi simple que ça). Arrêter l’effort aujourd’hui, au milieu du gué, en fixant des objectifs aussi ridicules (pour rappel, 500 MWc par an, c’est 12 fois moins que l’Allemagne), c’est se priver du retour sur investissement des efforts financiers de ces dernières années et se condamner à acheter des panneaux chinois ou allemands dans les 20 prochaines années. Ce sont eux qui remercient le plus M. Charpin aujourd’hui, je ne comprends pas comment le Gouvernement a pu mandater un individu aussi partial (pour info il a été administrateur d’EDF pendant 6 ans et il est toujours administrateur d’ERDF, autant demander à Pol Pot un rapport sur les droits de l’homme) et aussi peu compétent (les erreurs de raisonnement de cette étude concernent les bases de l’économie) pour une étude aussi importante.

  2. En permettant à une filière de se développer on fait baisser automatiquement les coûts de production et le prix des produits.
    Les fabricants, pour maintenir ou développer de nouvelles parts de marché, doivent maintenir une avance décisive sur la concurrence. En leur donnant la possibilité d’accroitre leur chiffre d’affaire on leur permet d’investir dans la R&D et donc d’être de plus en plus compétitifs et de proposer de meilleurs produits. Si ce chiffre d’affaire ne peut se développer c’est la recherche qui trinque. Ensuite c’est la disparition ou l’absorption de l’entreprise générant des groupes tous puissants et vraisemblablement pas français qui trusteront le marché et feront les prix.
    Il y a un risque important de voir disparaitre de nombreuses entreprises nationales qui nous garantiraient une certaine indépendance. L’indépendance énergétique serait aussi mise à mal.
    En réduisant ainsi la voilure, on reste plus longtemps dans des zones dangereuses et difficilement contrôlables.
    L’industrie du nucléaire bénéficie d’une volonté politique bien différente. Quid de la ressource en uranium ?
    De plus le photovoltaïque reste une énergie peu polluante et peu émettrice de Co2. L’été à montré ce que signifie changement climatique. Allons nous encore ralentir notre implication dans cette lutte ?
    Ce rapport privilégie certains lobbies et pas les biens communs.

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