Après plusieurs mois de remontée des prix, le marché européen des modules photovoltaïques semble entrer dans une phase de stabilisation. Selon le dernier indice publié par pvXchange, les prix de gros des panneaux solaires ne connaissent plus les fortes baisses observées en 2024, mais la dynamique de hausse enregistrée au début de l’année 2026 s’essouffle, notamment sur les produits haut de gamme.
Une remontée des prix après le point bas de 2024
Le marché des modules photovoltaïques a connu une séquence très particulière ces deux dernières années. En 2024, les surcapacités industrielles chinoises, la guerre des prix et l’accumulation de stocks en Europe avaient entraîné une baisse spectaculaire des prix des panneaux. Certains segments d’entrée de gamme avaient atteint des niveaux historiquement bas, fragilisant au passage de nombreux fabricants.
Depuis le début de l’année 2026, le mouvement s’est inversé. pvXchange observait encore au printemps une hausse des prix dans l’ensemble des catégories technologiques, pour le quatrième mois consécutif. Cette remontée s’expliquait par une demande plus soutenue, notamment pour les projets d’autoconsommation et d’indépendance énergétique, mais aussi par des réductions de production en Chine et une moindre disponibilité de certains modules sur le marché européen.
Le haut de gamme marque le pas
La nouveauté tient au comportement des modules haut de gamme. Après avoir accompagné la remontée du marché au premier semestre, ce segment semble désormais se stabiliser, voire enregistrer une légère détente. Les modules à haut rendement, souvent associés aux technologies les plus récentes et aux produits bifaciaux ou n-type, restent recherchés, mais la pression haussière paraît moins forte.
Selon les données reprises par plusieurs observateurs à partir de l’indice pvXchange, les modules à haut rendement se situaient autour de 0,14 €/Wc dans les premiers mois de 2026, tandis que les produits courants évoluaient autour de 0,11 €/Wc et l’entrée de gamme à un niveau sensiblement inférieur.
Ce tassement du haut de gamme peut s’expliquer par une meilleure disponibilité des produits performants, par la concurrence accrue entre fabricants sur les technologies n-type, mais aussi par une certaine prudence des acheteurs européens après la correction très rapide des années précédentes.





