La Chambre
de commerce chinoise pour l'importation et l'exportation de la
machinerie et des produits électroniques et la Commission européenne
sont parvenues à un accord pour résoudre un différend concernant les
panneaux solaires.
"Nous avons trouvé une solution amiable dans l'affaire des panneaux
solaires UE-Chine qui va conduire à un nouvel équilibre sur le marché et
à un niveau durable de prix", a indiqué samedi Karel De Gucht,
commissaire chargé du commerce européen.
"Après des semaines de négociations intensives, je peux annoncer
aujourd'hui que je suis satisfait de l'offre proposée par les
exportateurs chinois de panneaux solaires", a-t-il affirmé dans un
communiqué, faisant référence à un accord bilatéral sur un prix minimum
pour les importations de panneaux solaires en provenance de Chine.
Il a affirmé que la prochaine étape pour lui est de présenter cette offre à la Commission européenne pour approbation.
Cet engagement "n'est pas destiné à fixer les prix à des niveaux
spécifiques, mais plutôt à les empêcher de tomber en dessous d'un
certain prix", a-t-on indiqué dans le communiqué.
Selon le communiqué de l'UE, les entreprises exportatrices chinoises participantes seront exemptées des droits antidumping.
D'après la Chambre de commerce chinoise pour l'importation et
l'exportation de la machinerie et des produits électroniques, un total
de 95 entreprises chinoises ont participé aux négociations des prix avec
l'UE.
Les détails des termes de cet accord ne peuvent être rendus publics
qu'après son adoption par la Commission européenne. Cependant, des
sources connaissant le dossier ont confié que les négociateurs
chinois avaient atteint avec la partie européenne un consensus
préliminaire fixant le prix d'un module solaire à 0,57 euro/watt sur une
période de deux ans.
Début juillet, la Chine avait proposé un prix d'exportation à
l'Europe s'élevant à au moins 0,5 euro/watt, mais l'Europe avait exigé
0,65 euro/watt.
A Beijing, le ministère chinois du Commerce a salué samedi l'accord
sur les panneaux solaires. "La conclusion positive et constructive de
nos négociations démontre pleinement, de part et d'autre, une attitude
pragmatique et flexible, et une sagesse dans le règlement de ces
différends", a déclaré Shen Danyang, porte-parole du ministère chinois
du Commerce.
La Chine est également prête à "promouvoir davantage les échanges et
la coopération avec la partie européenne dans le domaine de l'industrie
photovoltaïque", a ajouté M. Shen.
La solution apportée à ce différend commercial permet de promouvoir
une relation économique et commerciale franche, coopérative, stable et
durable entre la Chine et l'UE, a-t-il encore affirmé.
La Commission européenne a décidé, le 4 juin dernier, d'imposer des
taxes antidumping provisoires sur les importations de panneaux, de
cellules et de plaquettes solaires en provenance de Chine.
A compter du 6 juin, toutes les importations par l'UE de produits
solaires chinois ont été soumises à une taxe punitive de 11,8%, qui
serait alors passée à 47,6% après le 6 août, si les deux parties
n'étaient pas parvenues à un accord lors des négociations.
En raison de ses répercussions "désastreuses" sur l'emploi et
l'activité économique de l'industrie photovoltaïque européenne, la
décision de Bruxelles a provoqué un large mouvement d'opposition de la
part de membres de l'UE et de sociétés du secteur solaire.
Selon des sources, un total de 18 pays membres de l'UE ont voté fin
mai contre la proposition de la Commission européenne d'imposer des
taxes antidumping provisoires sur les produits solaires chinois
importés.
Au début du mois de juillet, plus de 30 chefs d'entreprise,
représentant plus de 740 sociétés européennes du secteur solaire, ont
déclaré, lors d'une audience à la Commission européenne, que les mesures
antidumping avaient d'ores et déjà entraîné des annulations de
commandes et des pertes d'emplois.






Et demain on interdira aux coréens de vendre des télés à moins de 800€, les chinois des ampoules LED à moins 10€ pour qu’en Europe, on puisse reconstruire nos usines.
Les politiques européens continuent à nous conduire dans le mur!
La seule vision qu’ils ont, c’est celle des lobbies des grands électriciens. Il est pourtant temps de changer de paradigme .
Maintenant, l’état fixe le tarif de rachat et le prix des modules pour s’assurer que l’équation soit impossible à résoudre!
Si la commission européenne pense que le fait d’augmenter le prix des chinois va arrêter le problème est utopique.
Si les chinois sont capables et voulaient vendre à 0.5 €/watt, c’est qu’ils sont capables de fabriquer à moins cher (ils doivent avoir une rentabilité aussi) Maintenant on les obliges à vendre à 0.57€/watt. C’est pas pour ça qu’ils vont augmenter leurs coûts de production. Donc l’europe augmente la rentabilité des chinois au minimum de 0.07€/watt. Ils doivent se frotter les mains la-bas et se dire qu’ils vont nous bouffer encore plus vite !!!
On marche sur la tête !