samedi, février 28, 2026
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Plafonnement des volumes ARENH à 100 TWh : vers une hausse généralisée des tarifs d’électricité

CRE

En cette période de forte hausse des prix de l’électricité, cette décision est particulièrement difficile à comprendre. Le principe même de ce système est de faire bénéficier aux particuliers et aux entreprises d’une électricité à prix compétitif pour une part de leur approvisionnement, il ne faut donc pas en limiter l’impact en période de forte hausse des prix.

Il n’y a pas de raison économique à ce plafonnement. Le système ARENH existe car tous les consommateurs et contribuables ont payé pour la construction et l’amortissement du parc nucléaire, par des augmentations importantes du prix de l’électricité et des financements publics dans les années 80 et 90, à l’époque où EDF était en situation de monopole. Il est donc logique qu’aujourd’hui tous les consommateurs puissent en bénéficier, quel que soit leur fournisseur, car ils ont “déjà payé” l’investissement du parc nucléaire actuel.

EDF réalise déjà des profits records en cette période de hausse des prix de l’électricité, profits qui vont être encore augmentés par le plafonnement de l’ARENH, alors que les Français subissent de fortes hausses de prix. En Espagne, à l’inverse, le gouvernement impose des taxes sur les producteurs de plusieurs milliards par trimestre. Le nucléaire, une exception française !

Le site de la CRE

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4 Commentaires

  1. Certes, les Français ont déjà payé les installations nucléaires passées, qui vieillissent… On s’accorde – sauf erreur de ma part – sur un coût du KWh « historique » nucléaire de 0,06 €/KWh environ.
    EDF qui assure l’exploitation de tous ces réacteurs PWR, en assure t’il également les coûts de maintenance annuelle, l’achat du combustible, etc.. ? J’imagine que oui.
    Dès lors que les prix de gros du marché spot de l’électricité descendent en dessous de leurs coûts annuels d’exploitation, EDF est obligée de vendre à perte l’électricité produite… à des fournisseurs alternatifs dont les coûts internes, sans commune mesure avec l’exploitant historique des centrales, leur permet de travailler avec une petite marge positive tout en respectant cette logique de prix de marché.
    Je suis pour l’ouverture bien sûr du marché de l’électricité, surtout lorsque dans certaines technologies comme les Energies Renouvelables, la valeur ajoutée d’EDF sur ses concurrents est très faible à inexistante. Mais on ne peut en dire autant sur la filière du nucléaire, qui n’a rien à voir en termes de complexité et de risque pour les populations. Préserver l’équilibre financier d’EDF, vu les enjeux de sécurité, ne m’apparait pas comme un raisonnement complétement biaisé.
    Aussi, le mécanisme de l’ARENH me gêne sur ce plan. On est droit de se demander si, lorsqu’il a été mis en place sous la pression de l’Europe, les concepteurs du mécanisme ont pu imaginer que la fluctuation extrêmement forte des prix de gros sur le marché – qui n’est quand même qu’une spéculation de court terme faisant furieusement penser à la loterie de la Bourse – ferait passer les prix d’achat en gros de l’électricité sous les prix de revient du producteur. Producteur qui a bien épongé par ailleurs ses investissements depuis les années 80 – ou tout du moins en grande partie -, nous en sommes d’accord.
    En ce moment, EDF fait des bénéfices effectivement, le « marché » ayant conduit à des remontées de prix qui ne traduisent au passage certainement pas la réalité industrielle… mais n’oublions pas que EDF a du vendre à perte aussi ces derniers temps, pendant les vagues du COVID où la consommation mondiale s’effondrait.
    Bonjour à André, et à toute l’équipe de TECSOL.
    Thierry LEFEBVRE

  2. Certes, les Français ont déjà payé les installations nucléaires passées, qui vieillissent… On s’accorde – sauf erreur de ma part – sur un coût du KWh « historique » nucléaire de 0,06 €/KWh environ.
    EDF qui assure l’exploitation de tous ces réacteurs PWR, en assure t’il également les coûts de maintenance annuelle, l’achat du combustible, etc.. ? J’imagine que oui.
    Dès lors que les prix de gros du marché spot de l’électricité descendent en dessous de leurs coûts annuels d’exploitation, EDF est obligée de vendre à perte l’électricité produite… à des fournisseurs alternatifs dont les coûts internes, sans commune mesure avec l’exploitant historique des centrales, leur permet de travailler avec une petite marge positive tout en respectant cette logique de prix de marché.
    Je suis pour l’ouverture bien sûr du marché de l’électricité, surtout lorsque dans certaines technologies comme les Energies Renouvelables, la valeur ajoutée d’EDF sur ses concurrents est très faible à inexistante. Mais on ne peut en dire autant sur la filière du nucléaire, qui n’a rien à voir en termes de complexité et de risque pour les populations. Préserver l’équilibre financier d’EDF, vu les enjeux de sécurité, ne m’apparait pas comme un raisonnement complétement biaisé.
    Aussi, le mécanisme de l’ARENH me gêne sur ce plan. On est droit de se demander si, lorsqu’il a été mis en place sous la pression de l’Europe, les concepteurs du mécanisme ont pu imaginer que la fluctuation extrêmement forte des prix de gros sur le marché – qui n’est quand même qu’une spéculation de court terme faisant furieusement penser à la loterie de la Bourse – ferait passer les prix d’achat en gros de l’électricité sous les prix de revient du producteur. Producteur qui a bien épongé par ailleurs ses investissements depuis les années 80 – ou tout du moins en grande partie -, nous en sommes d’accord.
    En ce moment, EDF fait des bénéfices effectivement, le « marché » ayant conduit à des remontées de prix qui ne traduisent au passage certainement pas la réalité industrielle… mais n’oublions pas que EDF a du vendre à perte aussi ces derniers temps, pendant les vagues du COVID où la consommation mondiale s’effondrait.
    Bonjour à André, et à toute l’équipe de TECSOL.
    Thierry LEFEBVRE

  3. Certes, les Français ont déjà payé les installations nucléaires passées, qui vieillissent… On s’accorde – sauf erreur de ma part – sur un coût du KWh « historique » nucléaire de 0,06 €/KWh environ.
    EDF qui assure l’exploitation de tous ces réacteurs PWR, en assure t’il également les coûts de maintenance annuelle, l’achat du combustible, etc.. ? J’imagine que oui.
    Dès lors que les prix de gros du marché spot de l’électricité descendent en dessous de leurs coûts annuels d’exploitation, EDF est obligée de vendre à perte l’électricité produite… à des fournisseurs alternatifs dont les coûts internes, sans commune mesure avec l’exploitant historique des centrales, leur permet de travailler avec une petite marge positive tout en respectant cette logique de prix de marché.
    Je suis pour l’ouverture bien sûr du marché de l’électricité, surtout lorsque dans certaines technologies comme les Energies Renouvelables, la valeur ajoutée d’EDF sur ses concurrents est très faible à inexistante. Mais on ne peut en dire autant sur la filière du nucléaire, qui n’a rien à voir en termes de complexité et de risque pour les populations. Préserver l’équilibre financier d’EDF, vu les enjeux de sécurité, ne m’apparait pas comme un raisonnement complétement biaisé.
    Aussi, le mécanisme de l’ARENH me gêne sur ce plan. On est droit de se demander si, lorsqu’il a été mis en place sous la pression de l’Europe, les concepteurs du mécanisme ont pu imaginer que la fluctuation extrêmement forte des prix de gros sur le marché – qui n’est quand même qu’une spéculation de court terme faisant furieusement penser à la loterie de la Bourse – ferait passer les prix d’achat en gros de l’électricité sous les prix de revient du producteur. Producteur qui a bien épongé par ailleurs ses investissements depuis les années 80 – ou tout du moins en grande partie -, nous en sommes d’accord.
    En ce moment, EDF fait des bénéfices effectivement, le « marché » ayant conduit à des remontées de prix qui ne traduisent au passage certainement pas la réalité industrielle… mais n’oublions pas que EDF a du vendre à perte aussi ces derniers temps, pendant les vagues du COVID où la consommation mondiale s’effondrait.
    Bonjour à André, et à toute l’équipe de TECSOL.
    Thierry LEFEBVRE

  4. Certes, les Français ont déjà payé les installations nucléaires passées, qui vieillissent… On s’accorde – sauf erreur de ma part – sur un coût du KWh « historique » nucléaire de 0,06 €/KWh environ.
    EDF qui assure l’exploitation de tous ces réacteurs PWR, en assure t’il également les coûts de maintenance annuelle, l’achat du combustible, etc.. ? J’imagine que oui.
    Dès lors que les prix de gros du marché spot de l’électricité descendent en dessous de leurs coûts annuels d’exploitation, EDF est obligée de vendre à perte l’électricité produite… à des fournisseurs alternatifs dont les coûts internes, sans commune mesure avec l’exploitant historique des centrales, leur permet de travailler avec une petite marge positive tout en respectant cette logique de prix de marché.
    Je suis pour l’ouverture bien sûr du marché de l’électricité, surtout lorsque dans certaines technologies comme les Energies Renouvelables, la valeur ajoutée d’EDF sur ses concurrents est très faible à inexistante. Mais on ne peut en dire autant sur la filière du nucléaire, qui n’a rien à voir en termes de complexité et de risque pour les populations. Préserver l’équilibre financier d’EDF, vu les enjeux de sécurité, ne m’apparait pas comme un raisonnement complétement biaisé.
    Aussi, le mécanisme de l’ARENH me gêne sur ce plan. On est droit de se demander si, lorsqu’il a été mis en place sous la pression de l’Europe, les concepteurs du mécanisme ont pu imaginer que la fluctuation extrêmement forte des prix de gros sur le marché – qui n’est quand même qu’une spéculation de court terme faisant furieusement penser à la loterie de la Bourse – ferait passer les prix d’achat en gros de l’électricité sous les prix de revient du producteur. Producteur qui a bien épongé par ailleurs ses investissements depuis les années 80 – ou tout du moins en grande partie -, nous en sommes d’accord.
    En ce moment, EDF fait des bénéfices effectivement, le « marché » ayant conduit à des remontées de prix qui ne traduisent au passage certainement pas la réalité industrielle… mais n’oublions pas que EDF a du vendre à perte aussi ces derniers temps, pendant les vagues du COVID où la consommation mondiale s’effondrait.
    Bonjour à André, et à toute l’équipe de TECSOL.
    Thierry LEFEBVRE

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