La
nouvelle est tombée mercredi 8 mai alors que Delphine Batho était en
visite à Berlin aux côtés de son homologue allemand à l'environnement
Peter Almaier. Les deux ministres ont ainsi pu réagir suite à la
décision de la Commission européenne de taxer à hauteur de 47% en
moyenne les panneaux solaires importés de Chine afin de protéger les
firmes européennes du secteur. Ils ont joué l'apaisement en plaidant
pour une solution politique avec la Chine. « Il y a une crise de
surcapacité mondiale dans le domaine du photovoltaïque qui touche
également la Chine (…) donc la question qui est désormais posée
partout dans le monde c'est comme surmonter la crise du secteur, a
confié Delphine Batho, qui a rappelé que la Chine n'était pas non plus
épargnée avec la faillite du fabricant chinois Suntech, numéro un
mondial du secteur.
Côté allemand, Peter Almair estime que la solution à cette crise
sino-européenne des panneaux solaires passera nécessairement par une
redynamisation du marché du photovoltaïque dans le monde entier. « A
long-terme, la solution est d'accroître l'attractivité du photovoltaïque
au niveau international et de soutenir son développement. Cela
contribuera à détendre la situation concurrentielle sur les marchés
grâce à une meilleure utilisation des capacités disponibles ». Il a
également indiqué que la Chine fera partie du Club des énergies
renouvelables qu'il a lancé début 2013 et qui se réunira à Berlin le 1er
juin.
Pékin n'a pas tardé à réagir à cette décision de l'Union européenne
l'invitant à ne pas se lancer dans une politique protectionniste. Si le
ministère chinois des Affaires étrangères en appelle au dialogue et à la
concertation avec l'espoir d'une attitude de coopération constructive
entre l'UE et la Chine pour régler les divergences, l'agence chinoise
officielle Chine Nouvelle (Xinhua) s'est montrée quant à elle beaucoup
plus menaçante vis-à-vis de Bruxelles. L'idée que la Chine ne va rien
faire et accepter les taxes est irréaliste. La Chine ripostera
vraisemblablement à moins que les deux parties ne se mettent à table et
examinent le meilleur moyen d'éviter une guerre commerciale confirme une
dépêche. Reste que la procédure de consultation est engagée et que les
Etats membres devront se prononcer sur cette proposition d'ici le 5
juin. La guerre commerciale mondiale autour du solaire photovoltaïque
n'en est pas à son épilogue. Loin s'en faut !
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Quel est l’intérêt de démarrer une guerre commerciale ?
Il y a un risque de dommages collatéraux, par exemple pour le secteur vitivinicole, car la Chine est le 5e importateur de vin (plus de 500 millions d’Euros). Chiffre modeste mais en pleine progression.
De toute manière cela ne sert à rien si l’industrie photovoltaïque Française ne se développe pas… Il faudrait une politique réellement volontariste pour rattraper le retard. Vu que les aides sont depuis des décennies uniquement consacrées à la filière nucléaire… Il faudra bien un jour sortir de cette politique risquée du tout ou rien. Pour l’Allemagne il n’y a pas d’inquiétude à avoir, ils savent quoi faire.
Modules asiatiques, américains ou européens,…peu importe. Les emplois sont majoritairement dans la mise en œuvre.
J’espère que vous verrez de la même manière un dumping chinois sur des secteurs comme l’automobile, l’aviation, ou bien la viticulture….
La China est membre de la OMC depuis 2004 et doit accepter les règles du commerce international.