mardi, mars 3, 2026
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Une des propositions du collectif Superwatt fait réagir les spécialistes du BIPV

SuperwattMardi 14 janvier, lors d'un entretien avec Nicolas Sarkozy, l'un des membres du collectif Superwatt a remis au chef de l'Etat un fasicule de propositions alimentées par la réflexion et l'expérience des salariés de la filière photovoltaïque en ce domaine. Ces propositions empruntent aussi à diverses études menées par les organismes professionnels ou indépendants ayant analysé la filière photovoltaïque française en vue d'en améliorer son fonctionnement et son efficacité à savoir : Réviser le cadre global et les objectifs, rationaliser les tarifs d'achat de l'électricité produite, améliorer les labels, les normes et le cadre de formation, affirmer la connexion forte entre recherche nationale et industrie ou encore rétablir l'image publique du photovoltaïque. Autant d'idées qui font consensus !

Sur l'intégration au bâti en revanche, la proposition du Collectif Superwatt ne fait pas l'unanimité. Le collectif souhaite réserver les installations de solutions photovoltaïques intégrées au bâti aux constructions résidentielles neuves et voir supprimer le tarif spécifique attaché à cette solution dans les autres cas. « Il apparaît en effet nettement que cette solution ne fait pas sens quand il s'agit de remplacer une structure de toiture déjà existante, hormis pour des aspects purement spéculatifs d'accès à des tarifs plus avantageux » est-il écrit.

Sans vouloir nullement polémiquer, Stéphane Maureau, PDG d'Evasol, ne partage en rien cet avis. « Si le tarif intégré est supprimé sur l'existant, il sera remplacé par un tarif bas tuant le marché sur le résidentiel existant. Cette proposition est donc une véritable menace pour le marché résidentiel ! Il existe aujourd'hui de bonnes solutions intégrées, ne générant que très peu de surcoût, ayant l'avantage d'être esthétiquement plus acceptable que le sur-apposé et permettant l'existence d'un marché important sur le résidentiel existant. Les emplois de Photowatt sont sauvés, c'est bien, mais il serait bien aussi que Superwatt ne mette pas en danger les emplois des autres acteurs de la filière! » se fend-il.

Germain Gouranton, associé de la société TCE Solar, plaide lui aussi dans le sens d'un renforcement du BIPV : « Il est clair qu'avec la mise en avant de l'hétérojonction, Photowatt axe son développement amont sur la spécificité. Pourquoi alors le collectif Superwatt évoque-t-il une simple commodité sur l'aval? Nous avons également besoin de spécificité sur l'aval. Et justement le BIPV à la Française en est une, forte, afin de pouvoir extirper, grâce à des niches, un savoir-faire exportable et créateur d'emplois ». Et Stéphane Maureau de confirmer cet état de fait et le bien fondé de cet espace de créativité et d'inventivité qu'est le BIPV. Evasol a ainsi déposé un brevet de BIPV pour la France à partir d'un module standard non cadré. La tuile Evasol 3, c'est d'elle qu'il s'agit, a su conquérir via la vente de licences des fabricants étrangers de modules par sa simplicité, son design et son attractivité. « C'est avec de tels éléments de différenciation que l'on devient compétitif ailleurs » affirme le chef d'entreprise qui répète à l'envie que l'intégration doit être soutenue à l'heure où la réglementation thermique va modifier tus azimuts les approches technologiques des bâtiments.

Le texte de Superwatt

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5 Commentaires

  1. Autant la prime à l’intégration était nécessaire au début du PV en 2007, car rappelez vous on parlait à l’époque de désamianter les toitures agricoles et industrielles, ce surplus permettait de rentabiliser un remplacement du toit amianté.
    la dérive a été de reconduire cette spécificité pour les toitures du public alors qu’il y a d’autre part le crédit d’impôt ! Mais c’est bien avec ça qu’il y a eu des problèmes d’étanchéité et la bêtise était bien de démonter des toitures neuves pour toucher la prime de rachat!
    Vous nous parlez d’autre part du recyclage des modules, pourquoi alors ne pas avoir inclus la réfection de toiture en fin de vie des panneaux (tant qu’on y est)!
    Aujourd’hui reconnaissez le, il y a plétore de système d’intégration, et chacun veux faire passer sa spécificité comment étant la panacée ! La dernière demande du CEIAB (organisme consultatif) est de ne pas dépasser de 2cm le plan de toiture ! Sur quelle base ? quelle norme ? quelle raison ? c’est vraiment du grand n’importe quoi !
    Aujourd’hui le photovoltaique pour être rentable et atteindre la parité rapidement doit se débarrasser de toutes les verrues qui se sont greffées dessus.
    Intéressez vous au maisons BEPOS, vous avez du boulot au lieu de discutailler sur le BIPV.
    Pendant que la France discute le reste du monde fabrique des produits! il n’y a que nous pour faire des primes et des aides, puis volte face quelques mois après. Tout cela manque d’intelligence et de rigueur ! on se demande s’il y a un pilote à bord du bateau France !

  2. La proposition de Superwatt reprend une question posée par le GPPEP (Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaique) dans leur lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle :
    « Lorsqu’il ne s’agit pas de construction neuve ou de rénovation totale du toit, êtes-vous
    favorable à la suppression des critères actuels d’intégration au bâti pour l’accès au tarif
    résidentiel (plus coûteux et source de sinistres pour les particuliers) ? »
    Je pense que c’est dans ce sens qu’a été faite la proposition de Superwatt et non pas dant le but de tuer le marché du résidentiel.

  3. Concernant l’intégré, le problème est que l’on était arrivé à une solution absurde: des propriétaires de maisons neuves faisaient enlever les tuiles ou ardoises de leur toit pour les remplacer par des panneaux.
    Le bilan écologique n’est pas top quand même pour un secteur qui veut l’être.! Je comprend mieux l’intégré pour une maison en cours de construction ou une toiture en cours de rénovation.
    Alors, oui, la solution intégrée est plus esthétique souvent que les panneaux en sur-imposition… mais à quel prix (écologique, performance) ?
    Quid de la performance des panneaux ? les panneaux solaires PV à base de silicium pour la plupart, ont une performance amoindrie si ceux-ci chauffent trop. Est-ce que les solutions à « l’ancienne » en sur-imposés (ie plusieurs centimètres au-dessus du toit, pour laisser suffisamment d’air) n’étaient pas plus performantes ? (existent-ils des études fiables à ce sujet comparant les deux solutions) ?

  4. La plus grosse aberation est sur bac acier: obligation de démonter le bac existant pour reposer le même bac acier neuf pour que les modules posés dessus soient dit « en integration simplifiée ». Je suis pour l’IAB et le surimposé. L’ISB est un non sens, du surimposé rebaptisé à coup de remplacement de tôles en bon état par d’autres neuves !

  5. Pour attendre rapidement la parité réseau, ce qui est le but recherché, il faut supprimer d’urgence cette « spécificité » franco française d’intégration qui non seulement augmente le coût d’installation mais diminue la productivité.

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