Union européenne de l’énergie : publication du projet des Verts européens

Le groupe des Verts-ALE au Parlement européen vient de publier son projet d'Union européenne de l'énergie qui fera également l'objet d'une proposition de la Commission européenne dans les semaines à venir. L'Union européenne de l'énergie est un projet capital. Toutes les études, y compris celles de la commission européenne, démontrent son impact positif direct sur l'économie, l'emploi, le renforcement stratégique de notre continent à condition que cette Union de l'énergie soit conçue de manière telle qu'elle favorise notre transition énergétique. Autrement dit, si l'Union européenne de l'énergie est fondée sur l'efficacité énergétique et l'essor d'une production décentralisée d'énergies renouvelables – avec ce qu'elle implique de développement des réseaux intelligents- dans laquelle les municipalités et les citoyens interviennent directement. Une telle Union européenne de l'autonomie énergétique, en réduisant notamment notre dépendance vis-à-vis des pays tiers, constitue la meilleure garantie pour notre sécurité énergétique et notre stabilité, pour la création d'emplois de qualité non-délocalisables, pour le progrès et la solidité de notre économie, pour le climat. Un projet sur lequel il sera possible d'évaluer la détermination de la Commission à réellement proposer des solutions considère Claude Turmes, porte-parole du groupe sur les questions énergétiques.

Pour Yannick Jadot, député européen EELV et coordinateur du groupe des Verts sur le climat, il faut agir vite : Aujourd'hui, à l'initiative du Royaume-Uni notamment, on assiste à une volonté de renationalisation absurde de nos politiques énergétiques européennes, attaquant les domaines d'intégration sur les renouvelables et l'efficacité énergétique, aux seules fins de promouvoir le nucléaire et les gaz de schiste. Mais soyons honnêtes, ce système est contre-productif: la facture énergétique de l'Europe vis-à-vis du reste du monde s'élève aujourd'hui à 400 milliards d'euros par an et ne cesse d'augmenter; le dérèglement climatique s'accélère et va tourner à la catastrophe si nous n'agissons pas davantage pour limiter le réchauffement à 2 degrés. Les écologistes ont défini une stratégie de transition énergétique ambitieuse, basée sur des modèles énergétiques participatifs, ouvrant la voie à une Europe 100% renouvelable en 2050 et à une reprise en main des citoyens de leur choix et de leur destin énergétiques. Grâce à ces mesures d'efficacité énergétique, ce sont deux millions d'emplois en plus dès 2020, deux millions supplémentaires dès 2030 si nos politiques sont ambitieuses. »

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1 COMMENTAIRE

  1. On a vu avec l’effondrement des prix du pétrole, à quelle vitesse se produisaient des chamboulements, et à quel point ils étaient imprévisibles (dire que l’on reproche cela aux ENR…).
    Dans ce contexte d’économie mondialisée, il faut se rappeler de l’un des principaux intérêts de l’Union Européenne, c’est de pouvoir se « confronter » à taille égale, à la guerre économique en cours. Car aucun état de l’UE ne peut rivaliser seul avec les USA ou la Chine. Chaque pays à ses spécificités et sa culture, mais dans le domaine de l’énergie, tout comme dans une majorité de technologies tout est concurrentiel, économie de marché oblige. Par un repli nationaliste, en dehors du sursaut d’orgueil, il serait bien prétentieux et illusoire d’imaginer y gagner quoi que ce soit. Pendant un court instant, en rendant la population captive d’un fournisseur ou d’une technologie, on peut se permettre de pratiquer la politique que l’on veut. Mais il me semble que l’on s’éloigne de la démocratie, et sur le moyen/long terme, il risque de ne plus y avoir beaucoup de consommateurs, ou uniquement une majorité de précaires.
    Car tout cela reste une vulgaire question de moyens financiers. Que l’on traite cela par la politique de l’offre ou par celle de la demande, ne change rien aux cours des choses. Changement économique, le risque de précarité ce n’est plus uniquement à l’échelle des populations, mais à celle des états.
    D’où l’importance des stratégies Européennes et notamment de celle de la transition énergétique.
    Les solutions préconisées, consistant à réduire la consommation d’énergie et à privilégier les énergies les moins chères et les moins polluantes, semblent être les bonnes. Alors pourquoi cette frilosité ? (et c’est peu dire), surtout vis-à-vis des énergies renouvelables. En termes d’évolution, le solaire photovoltaïque est incontestablement une énergie d’avenir. Même s’il reste quelques problèmes de stockage à résoudre, ce n’est rien en rapport avec les problèmes générés par la production nucléaire. Sans rentrer dans les considérations métaphysiques, au moins les technologies liées aux ENR et leurs financements, semblent maitrisables à l’échelle humaine.

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