samedi, février 21, 2026
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Verts de Rage sur le solaire à Marseille!

Marseille
« Nous louons des toits à des revendeurs d'électricité qui feront, à terme, 10 à 14% de bénéfices, des cadeaux faits aux grandes firmes multinationales venant s'acheter une bonne image écolo-compatible. » Voilà en substance ce que pensent les Verts marseillais de la politique solaire menée par l'UMP dans la capitale Phocéenne. C'est le journal Libération qui pointe ce paradoxe de voir les Verts voter contre l'énergie solaire. La Ville de Marseille vient en effet de signer des conventions avec cinq entreprises privées (EDF Energies nouvelles, GDF Suez, Solaire Direct, Yomatec, Tenergie) qui installeront 160 000 m² de panneaux pour produire de l'énergie solaire sur les toits de 115 bâtiments municipaux. « Ce geste environnemental fort ne coûtera rien aux Marseillais et rapportera 26 millions d'euros [sur vingt ans] », en redevance directe et en nature (entretien de l'étanchéité des bâtiments) » a confié Hélène Venturino, conseillère municipale déléguée aux énergies renouvelables.

La facture d'installation (89 millions d'euros) est partagée par les entreprises, qui vont produire 14,9 millions de kWh par an. Pour Michèle Poncet-Ramade, cette opération de « marketing vert » permet surtout aux opérateurs de bénéficier de la « bulle solaire » : « A ce jour, aucun placement n'est aussi rentable, puisque EDF rachète l'électricité produite cinq fois plus cher que le prix de vente aux consommateurs. » Pour les Verts, ces installations n'améliorent pas le bilan énergétique des bâtiments concernés (écoles, crèches, gymnases), car l'électricité ne sera pas consommée sur place, mais remise sur le marché. Les énergies renouvelables pourraient, au contraire, financer « de grands projets d'infrastructures de transports collectifs », selon le porte-parole des élus écolos, Sébastien Barle. Il suggérait de créer des sociétés coopératives d'intérêt collectif (SCIC), réunissant collectivités territoriales, entreprises, citoyens et associations locales afin de réinjecter les bénéfices dans des projets « d'utilité sociale majeure ». Mais la proposition a été rejetée.

A lire dans Libération

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1 COMMENTAIRE

  1. « Ce geste environnemental ne coûtera rien aux contribuables marseillais ». Je n’ai jamais vu autant de perversité que dans les argumentaires qui accompagnent ces pseudo évolutions écologiques.
    Il faut que quelqu’un paie à un moment donné, or ce sont TOUS les citoyens (y compris marseillais, contribuables ou non) qui paient, via leur facture d’électricité, l’argent englouti dans ces imbécilités pseudo renouvelables.
    Si tous les français produisaient du photovoltaïque pour le revendre, qui le paierait ? Les martiens ?.
    Est-ce que tous les français bénéficieraient ainsi d’un placement rapportant entre 12 et 14% par an ? Payé par eux-mêmes ?
    Ces incitations fiscales sont désastreuses, surtout dans un pays qui aurait autre chose à faire que de continuer à prélever sur sa population de quoi alimenter les spéculateurs !

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