En déplacement au Texas le 27 octobre 2026, Donald Trump a consacré une partie de ses interventions à une nouvelle attaque contre les énergies renouvelables. Coût jugé excessif, échec supposé de la transition énergétique allemande, éoliennes et jusqu’aux animaux qui seraient « grillés » par les panneaux solaires : le président américain a repris et durci une rhétorique déjà largement utilisée contre les renouvelables.
À Corpus Christi, ville étroitement liée à l’industrie pétrolière et gazière, Donald Trump a d’abord opposé sa politique du « drill, baby, drill » aux projets énergétiques de ses adversaires démocrates.
Il s’en est pris à ce qu’il qualifie régulièrement de « Green New Scam », détournement du terme Green New Deal. À propos de la « green energy », il affirme que plusieurs pays auraient essayé cette politique avant d’en subir les conséquences économiques. Il cite notamment l’Allemagne, qui aurait selon lui été proche de la faillite avant de modifier sa politique énergétique.
« It doesn’t work; it costs a lot », affirme-t-il : « Cela ne fonctionne pas ; cela coûte cher. » Donald Trump ajoute qu’il est particulièrement mauvais de « payer le prix fort pour quelque chose qui ne fonctionne pas ».
Une attaque beaucoup plus spectaculaire : « les centrales solaires grillent les animaux »
Quelques heures plus tard à Lubbock, dans l’ouest du Texas, le ton monte encore. Trump reprend ses critiques contre les éoliennes, qu’il présente comme coûteuses et peu fiables, avant de s’intéresser directement au photovoltaïque.
Son discours devient alors beaucoup plus surprenant. Tout en reconnaissant qu’il existe « un peu de solaire », il distingue celui-ci des grandes installations photovoltaïques, qu’il décrit comme de « gros monstres » déployés à travers le territoire.
Il affirme ensuite que ces installations « tuent tous les animaux » et soutient que les animaux qui monteraient sur les panneaux pourraient y « griller », car les panneaux noirs seraient, selon lui, plus chauds qu’une cuisinière…
Le solaire se retrouve ainsi placé dans la même catégorie que l’éolien, régulièrement attaqué par Donald Trump pour son coût, son intermittence et ses effets supposés sur la faune.
Une opposition frontale entre renouvelables et hydrocarbures
Les deux interventions suivent le même fil politique. Trump présente les hydrocarbures américains — pétrole, gaz naturel et charbon — comme les fondements d’une énergie abondante, bon marché et d’une économie prospère. À Corpus Christi, il insiste sur l’augmentation de la production pétrolière et gazière du Texas et réaffirme son slogan « drill, baby, drill ».
À Lubbock, il cite également la Chine et ses nouvelles centrales au charbon pour défendre l’idée qu’une énergie « forte » repose d’abord sur les combustibles fossiles. Dans son raisonnement, les pays économiquement solides seraient précisément ceux qui disposent d’importantes ressources en pétrole et en gaz.
Cette séquence texane confirme donc une orientation désormais très claire : Donald Trump ne se contente plus de contester les mécanismes de soutien ou le coût des renouvelables. Il construit une opposition politique directe entre solaire et éolien d’un côté, pétrole, gaz et charbon de l’autre.
Et, à Lubbock, le photovoltaïque a rejoint l’éolien parmi les technologies auxquelles le président américain attribue des effets environnementaux spectaculaires, avec cette affirmation selon laquelle les grandes centrales solaires pourraient aller jusqu’à « griller » les animaux qui s’y aventurent.






