AO sur bâtiments (2ème période) : moins de 100 €/MWh pour les installations 100 à 500 kWc

La CRE a transmis au Ministre d'Etat, ministre de la transition écologique et de la solidarité les candidatures qui répondent aux critères de l'appel d'offres sur les installations solaires sur les bâtiments pour la 2ème période clôturée le 7 juillet 2017. 1144 dossiers ont été déposés pour une puissance cumulée recherchée de 150 MWc. Un joli succès qui montre la dynamique de la filière !

On compte 310 dossiers lauréats classés au regard du prix demandé par le candidat et du bilan carbone. Le prix moyen pondéré des dossiers se monte à 98,5 €/MWh pour les petites installations de 100 à 500 kWc et à 88,4 €/MWh pour les installations de 500 kWc à 8 MWc. La compétitivté de l'énergie solaire PV se renforce à chaque appel d'offres. 

On note une baisse des prix d'environ 13 % des prix moyens pondérés par rapport à la 1ère période de candidature clôturée le 10 mars 2017. La baisse d'environ 55 % des prix moyens pondérés par rapport aux appels d'offres similaires lancés en 2011. Résultat, le coût de la CSPE s'élève sur la 1ère année de fonctionnement à 10 M€ et sur les 20 années du contrat à 169 M€.

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3 Commentaires

  1. Dans la cour des grands.
    Ce n’est plus une simple question de technologie, d’environnement et d’écologie, l’exploitation de ressources solaires et éoliennes est à maturité industrielle. On y parle de plus en plus de ratios financiers et de rentabilité. A travers ces quelques projets photovoltaïques (relativement modestes vu le retard pris par la France), ce sont aussi les tendances mondiales qui transparaissent. Ces tendances et les processus mis en œuvre dans de nombreux pays sont de plus en plus analysés et comparés dans des études (ex. : http://www.ren21.net/gsr-2017/chapters/chapter_08/chapter_08/).
    Les énergies renouvelables sont au cœur d’enjeux économiques et stratégiques, puisque les investissements mondiaux dans les ENR dépassent ceux des énergies fossiles. Pour preuve de la financiarisation, l’intérêt que portent aux énergies renouvelables des organismes financiers de stratégie et de conseil tels que Lazard : https://www.lazard.com/perspective/, auteurs d’une étude comparative intéressante.
    Avec la transition énergétique nous sommes dans une phase charnière et à défaut de réussir une mutation progressive et planifiée, nous risquons de nous retrouver financièrement « fort dépourvus lorsque la bise sera venue ».

  2. Effectivement, un bilan présentant les taux de réalisation par acteur serait le bienvenu! Ce n’est un secret pour personne que certains dossiers sont déposés sans réellement avoir travaillé la faisabilité économique…
    Un récent article sur ce même blog parlait d’ailleurs de 40% de projets lauréats non raccordés. Nous nous félicitions tous que l’énergie solaire devienne de plus en plus compétitive; mais si les projets ne se réalisent pas aux tarifs indiqués, ca restera une illusion… Dont d’autres acteurs peut être plus scrupuleux pâtissent!

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