EDF et Engie, mais aussi des start-up ou des fournisseurs de batteries se positionnent sur le marché de l’autoconsommation.
Alors que les conditions économiques et juridiques commencent à être favorables à l'autoconsommation d'électricité , les entreprises se positionnent déjà sur ce marché naissant. EDF EN, la filiale spécialisée dans les énergies vertes d'EDF, a ainsi lancé, en juin 2016, une offre spécifique baptisée « Mon Soleil et Moi » destinée aux particuliers. « Nous avons voulu répondre à la demande croissante de nos clients », expliquent Nicolas Couderc, directeur France chez EDF EN, et Olivier Mercou, directeur commercial chez EDF ENR, affirmant que leur offre (qui ne prévoit pas de raccordement au réseau) a déjà séduit plus de 1.000 foyers. « Nous sommes en avance sur nos prévisions. » De même, après quelques expériences pilotes effectuées sous la marque « My Power », Engie promet de lancer une offre réservée aux particuliers en 2017.
Des start-up sont aussi nées sur ce créneau, comme MyLight Systems ou Comwatt, spécialisées dans les systèmes intelligents de gestion de l'énergie. « Nous avons développé un boîtier électrique qui suit la production solaire en temps réel et déclenche, en conséquence, le fonctionnement des appareils gros consommateurs d'électricité », explique Ondine Suavet, fondatrice de MyLight Systems. Lancé en mars 2015, le produit équipe 1.500 maisons, et la tendance s'accélère. « Nous vendons aujourd'hui de 200 à 300 systèmes par mois », poursuit-elle.
Batterie « Powerwall » de Tesla
Les fournisseurs de batteries domestiques commencent aussi à se positionner. L'allemand Solarwatt a ainsi déployé une dizaine d'installations pilotes en France, et lancé en octobre 2016 son système « MyReserve », dont les capacités de stockage varient entre 2,2 et 8,8 kWh. « Nous misons sur 200 ventes à peine cette année. Les conditions ne sont pas encore réunies pour un vrai démarrage du marché », explique Sylvia Lamaty, gérante de Solarwatt France.
Chez EDF, qui propose une batterie avec son offre, de 5 à 10 % des clients seulement font ce choix. « C'est une solution réservée aux militants car elle n'a aucun sens économiquement », commente un expert. Ce qui explique peut-être que le lancement de la fameuse batterie « Powerwall » de Tesla dans l'Hexagone se fasse toujours attendre.
Enfin, de nombreux acteurs du secteur se positionnent sur le marché des professionnels. Si les installations d'autoconsommation restent longues à rentabiliser pour des industriels (plus de dix ans), les appels d'offres lancés par le gouvernement ont dynamisé le marché. Le premier, attribué en novembre, a permis de lancer 72 projets (dont la moitié avec des enseignes de la grande distribution). Le second, portant sur 20 MW, vient d'être clôturé. « Les subventions apportées dans le cadre des appels d'offres permettent de boucler les projets », avance Damien Terouanne, directeur général BtoB France chez Engie. Le groupe espère développer de 20 à 30 projets de ce type par an. EDF EN, déjà lauréat d'une dizaine de projets, a également de grandes ambitions puisqu'il en a déposé plusieurs dizaines d'autres dans le cadre du deuxième appel d'offres. A.F. @afeitz journaliste à Les Echos






En analysant le texte voici mes conclusions :
J’ai noté : « Chez EDF, qui propose une batterie avec son offre, de 5 à 10 % des clients seulement font ce choix. « C’est une solution réservée aux militants car elle n’a aucun sens économiquement », commente un expert ».
Aucun sens économiquement ……
C’est aussi mon avis. Mais ça crée des marchés(subventionnés « Les subventions apportées dans le cadre des appels d’offres permettent de boucler les projets », avance Damien Terouanne, directeur général BtoB France chez Engie).
Au total du gâchis pour les dépenses nationales payées par les consommateurs d’électricité (comme la CSPE) mais des profits pour certains.
Est-ce comme cela que l’on va développer rationnellement le photovoltaïque en France ?
Je vais dans le même sens que Jean-Yves, et j’apporte un complément sur le stockage dans une batterie.
Dans sa récente campagne de promotion de l’autoconsommation Mon soleil et moi, EDF ENR annonce avec batterie un coût du kWh à moins de 20 centimes.
Remplacer un kWh en heures creuses à 12,7 c€, par un kWh à 20 c€, je ne vois pas vraiment l’intérêt pour le consommateur.
Cette campagne ne serait-elle pas faite pour éclipser le photovoltaïque de base, qui produit une électricité maintenant moins chère que celle vendue par EDF aux particuliers ?
Enfin, une anecdote. Dans EDF ENR, on peut croire qu’ENR signifie énergies renouvelables, mais non, allez vérifier, cela signifie énergies nouvelles réparties…