Création de l’Institut Energie et Territoire : pour une transition énergétique digitale et décentralisée

Dans le prolongement de la loi NOTRe qui transfère aux régions des compétences accrues dans le domaine énergétique, l'Institut Energie & Territoires Espace a été lancé le 22 septembre. Son objectif est de rassembler à l'échelle locale les différents acteurs de l'énergie (décideurs politiques et administratifs, experts, entreprises, start-up, associations, pôles de compétitivité) afin de dynamiser la construction de politiques publiques innovantes et engagées.

La mise en œuvre de la transition énergétique nécessite en effet le développement d'une nouvelle économie de l'énergie, fondée sur des ruptures d'usage et l'utilisation des nouvelles technologies sur l'ensemble de la chaîne de valeur (production, réseaux, consommation). Les acteurs socio-économiques et politiques, aux compétences nouvelles, dans les territoires, sont les mieux placés pour appréhender l'impact de ce nouveau modèle énergétique décentralisé. La nouvelle organisation territoriale est l'occasion de renforcer les partages d'expérience et d'inventer de nouveaux modèles énergétiques.

Selon Jean-François Nativité, Directeur général, l'Institut Energie & Territoires sera « un espace destiné à initier, favoriser et accélérer la réalisation de projets communs, dans les territoires et au niveau national, grâce à une mutualisation des ressources et des compétences. Cette démarche facilitera les synergies entre les acteurs qui œuvrent au développement d'un modèle énergétique décentralisé durable ».

A l'initiative de ses membres, l'Institut Energie & Territoires organisera des groupes de travail et de réflexion dans les 13 nouvelles régions, les Rencontres Energie & Territoires. Des événements « Smart Up » vont aussi être mis en place, afin de favoriser les synergies entre les collectivités, les start-ups et les grands groupes de l'énergie. Ces événements seront organisés en collaboration avec les partenaires de l'Institut Energie et Territoires, la Revue Politique et Parlementaire et 3e Médias.

L'Institut Energie & Territoires a été créé à l'initiative d'Atlas Public Affairs et du laboratoire Idpi du groupe de conseil en stratégie et communication Antidox, tous deux spécialisés dans le secteur de l'énergie. Jean-François Nativité, par ailleurs responsable du réseau et du développement au Conseil

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2 Commentaires

  1. Il y aura inéluctablement décentralisation des modes de production et de gestion de l’énergie, en passant par une phase intermédiaire qui va nécessiter beaucoup de diplomatie et de compromis. Et c’est une bonne idée qu’il y ait des qu’il y ait des structures « facilitatrices » ou accélératrices.
    La nouvelle économie, que ce soit dans l’énergie ou dans d’autres domaines ne se décrète pas.
    – Soit on laisse la place aux entreprises pour d’entreprendre et on favorise leur croissance, la R&D, etc…
    – Soit on conserve les vieux modèles, qui certes on fait leurs preuves pendant des décennies, mais risquent de disparaitre, car devenus moins efficients, ou trop chers. Car ils sont difficilement réformables et peuvent même devenir ingérables.
    Les deux semblent difficilement conciliables. On la déjà vécu dans le passé et on le constate tous les jours. Soit on est rapide et efficace, soit on se fait « envahir » par des concurrents qui développent des modèles à l’échèle moniale. Que l’on soit pour ou contre l’uberisation, le résultat est là. Ceci dit, on aurait déjà pu parler depuis des décennies de la MaxDonaldisation ou de la Cocalisation…
    C’est simplement que grâce aux technologies numériques, aux moyens financiers que mobilisent les StartUps et à une « légèreté administrative », ces technologies et entreprises se développent à une vitesse fulgurante, quitte à créer au début des systèmes gratuits ou peu chers, pour en faire des standards incontournables.
    Cette phase intermédiaire d’adaptation aux nouveaux modèles énergétiques doit donc être la plus courte possible et doit surtout empêcher les vieux modèles en place de nuire aux nouveaux entrants et aux nouvelles technologies, numériques ou pas. Travail difficile.
    Deux questions :
    Cette structure ne risque telle pas de perturber l’évolution, en faisant perdre du temps ?
    Attention aux instituts qui veulent perdure, au risque d’être mois efficaces, pour pouvoir durer…

  2. Il est indéniable que des réflexions doivent avancer au niveau des territoires, et les nouvelles régions sont même un peu grandes. C’est le propre des réflexions autour de l’énergie. Pour se donner les moyens d’avancer vers le futur, on peut louer l’initiative qui est prise de créer cet institut tout en ayant des craintes de la mise en place d’une « auto-sauvegarde » quitte à se maintenir en cas de faibles résultats. Cela dépendra aussi des retours des différentes régions. Je suis par contre plus circonspect quant aux principes posés: les partenaires seront les start up ou et les grands groupes énergétiques. Les PME, les universités, sont elles donc définitivement du millénaire précédent et incompatibles avec des avancées nécessaires, malgré leurs savoir-faire, leur connaissances ?

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