Cette semaine Fabienne Chauvière a consacré sa chronique « Les Savanturiers » (chaque week-end à 7h15 sur France Inter) à un chercheur français qui a consacré toute sa vie à l’énergie solaire : Daniel Lincot. Et ce chercheur, qui a consacré toute sa carrière à l’énergie photovoltaïque, vient d’être nommé professeur au Collège de France pour un an, ce n’est pas rien.
Pour Daniel Lincot, le photovoltaïque n’a pas de limites. En voici le principe: En quelques mots, le Soleil nous envoie des milliers de fois l’énergie que nous consommons chaque année […] sous forme de photons. Et dans la plupart des matériaux, il donne le la chaleur.
Grâce au photovoltaïque, les photons rentrent dans les cellules solaires (du silicium par exemple) et, au lieu de donner de la chaleur directement, la lumière va donner directement de l’électricité grâce à l’absorption des photons par les électrons qui sont dans la matière.
Mais quand on parle d’énergie solaire, il n’y a pas que le photovoltaïque ! Il y a aussi le solaire thermique, qui chauffe l’eau, l’énergie éolienne, car le vent vient du soleil, la biomasse : sans soleil, rien ne pousse.
Une industrie considérable est en train de se mettre en place. 5000 km2 de panneaux solaires (1% de la surface de la France métropolitaine) suffiraient à produire de l’électricité pour toute la France, mais le photovoltaïque fait face à de nombreuses critiques, notamment en ce qui concerne les matières premières, la recyclabilité des panneaux, et la production chinoise, qui s’est emparée du sujet il y a longtemps.
Voici ce qu’en pense Daniel Lincot : J’entends souvent que le solaire c’est fait avec des matériaux rares, parfois même des terres rares. En fait c’est complétement faux ! 95% des cellules photovoltaïques c’est du silicium, le deuxième élément de la croute terrestre. On a donc quelque chose entièrement compatible avec la transition énergétique et écologique.
La recyclabilité là aussi c’est une légende urbaine. Un panneau solaire c’est une plaque de verre, avec du silicium, et un polymère derrière ou une autre plaque de verre. On ne peut pas dire que c’est impossible à recycler. Quant à la Chine, heureusement qu’elle a été là, parce que c’est elle qui a amorcé ce qu’on appelle les effets d’échelle. Il y a une dizaine d’années, le solaire était inabordable au niveau du coût. Or les Chinois ont développé l’industrie solaire à grande échelle, et ont amorcé la réduction des coûts.
Cela fait 40 ans que Daniel Lincot y croit à l’énergie solaire. Il a reçu pour ses travaux le prix de l’académie des sciences il y a un an. La chaire au Collège de France est bien sûr une consécration.
Et il est possible de suivre en ligne les cours de Daniel Lincot « Énergie solaire photovoltaïque et transition énergétique » sur le site du Collège de France et avec les liens ci-dessous.
Pour revoir les autres leçons…
Leçon inaugurale par Daniel Lincot
Analyse de la ressource et de ses transformations par Daniel Lincot






Environ 1.500.000 hectares ou 15.000 km2 en colza pour produire des agrocarburants.
Le solaire est au minimum 50 fois plus efficient en énergie pour chaque hectare.
Environ 1.500.000 hectares ou 15.000 km2 en colza pour produire des agrocarburants.
Le solaire est au minimum 50 fois plus efficient en énergie pour chaque hectare.
Environ 1.500.000 hectares ou 15.000 km2 en colza pour produire des agrocarburants.
Le solaire est au minimum 50 fois plus efficient en énergie pour chaque hectare.
Environ 1.500.000 hectares ou 15.000 km2 en colza pour produire des agrocarburants.
Le solaire est au minimum 50 fois plus efficient en énergie pour chaque hectare.