André Joffre interviendra lors de la journée que l’Ecole Polytechnique de l’Université de Gérone (Catalogne) organise le 14 février prochain pour présenter les activités du pôle de compétitivité DERBI dans la transition énergétique.
« La chaire des procédés industriels durables de l'Université de Gérone, avec le soutien des sociétés LC Paper 1881 S.A., Besalú (Gérone) et Wattia Innova, S.L.U. Olot (Girona) a pour mission globale de promouvoir la durabilité dans les activités en général et dans les processus industriels en particulier.
El principal objectif de cette journée technique est de sensibiliser les principaux acteurs de la société sur les défis majeurs que doit affronter notre planète.
Selon la Cour des Comptes de l’Union Européenne, la production et la consommation d’énergie sont étroitement liés au changement climatique. Cette Cour conclue que la production d’énergie à partir de combustibles fossiles, d’une part, et la consommation d’énergie par les secteurs des transports, de l’industrie, du résidentiel et de l’agriculture, d’autre part, produisent près de 80 % des émissions de gaz à effet de serre.
Devant la gravité de la situation, les signataires de l’Accord de Paris se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre le plus tôt possible, avec l’objectif de réduire la température globale pour la ramener à un niveau similaire à celle qui existait avant l’ère préindustrielle.
Cependant, l’accord stipule que le principe d’équité doit être respecté, ce qui devrait conduire les pays qui ont bénéficié d'un développement économique accru grâce à l'exploitation de combustibles fossiles, à contribuer de manière urgente à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
L’accord de Paris a été ratifié par l’Union Européenne le 4 octobre 2016, puis par l’Etat Espagnol le 12 janvier 2017. À cet égard, les objectifs de réduction ont été fixés avec une réduction pour l’ensemble de l’Union européenne, par rapport aux niveaux de 1990, de 40% d’ici 2030 et de 80 à 95% d’ici 2050.
Par conséquent, la nécessité de modifier les habitudes de production et la consommation d'énergie est inévitable pour atteindre les objectifs d'ici 2050.
Pour autant, le changement doit être compatible avec la sécurité de l'approvisionnement. Se dispenser prématurément certaines technologies ou de certains carburants, au moins jusqu'en 2030, pourrait représenter un risque pour le développement de la société et pour différents secteurs de production. »





