Le 19 juillet 2017, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur Général d'EDF, ont signé une convention de partenariat pour une région innovante, décarbonnée, créatrice d'emplois et solidaire. Avec pour ambition de devenir la première région à énergie positive, l'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée joue un rôle clef dans la promotion des énergies renouvelables. La Région et EDF affichent ainsi leur volonté commune d'agir en faveur de la croissance, de l'emploi, et de l'innovation, et de s'inscrire dans le cadre d'un partenariat global et durable sur 3 axes : la transition énergétique, le développement économique et la formation.
La transition énergétique
La transition énergétique est l'un des piliers de la lutte contre le changement climatique, laquelle n'est pas source de contraintes, mais doit constituer une opportunité de création d'emplois dans les territoires et d'invention de nouveaux modes de production et de consommation locales. Dans ce contexte, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée souhaite être pilote et exemplaire dans le domaine de la transition énergétique et devenir ainsi la première Région à énergie positive d'Europe. Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est déjà un territoire bas carbone. 55% de la production régionale d'électricité est assurée par le nucléaire et plus de 38% par les énergies renouvelables (dont 27% par l'hydraulique, 7% par l'éolien et 5 % par le photovoltaïque).
Leader des énergies bas carbone et acteur territorial engagé, le Groupe EDF est un partenaire légitime pour accompagner la Région dans son ambition « Région à énergie positive ». Pour accélérer la transition énergétique, plusieurs projets sont mis en place par la Région et EDF, dans le cadre du partenariat :
- Le développement de dispositifs innovants pour la rénovation et la performance énergétique de l'habitat.
- EDF propose à la Région son outil de simulation de Transition Energétique Régionale à différents horizons de temps, afin de l'aider à préciser sa vision et ses besoins.
- EDF développera des démarches exemplaires dans la prise en compte de la biodiversité lors de l'implantation et l'exploitation d'installations et en développant pour ses projets ENR des démarches participatives associant les territoires et les citoyens.
EDF et Occitanie impulseront des projets innovants en matière de production décarbonnée et de performance énergétique sur le territoire (par exemple : éolien, photovoltaïque, stockage d'électricité, autoconsommation, services de performance énergétique, mobilité…).
Développement économique, innovation, R&D
Avec plus de 9 200 collaborateurs implantés sur tout le territoire à travers l'ensemble des métiers, EDF est très présent en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée auprès des différents acteurs régionaux, et souhaite développer l'emploi et l'économie locale grâce à ses activités. L'innovation et la R&D seront au cœur de cette action. La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée accompagne de nombreuses initiatives et noue des partenariats structurants avec les organismes qui participent par leurs actions à la Stratégie Régionale pour l'Emploi et la Croissance. Dans ce cadre, elle a engagé une large concertation pour bâtir cette stratégie en s'appuyant sur l'élaboration de trois documents d'orientation obligatoires : le Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDE2I), le Contrat de Plan Régional de Développement de la Formation et de l'Orientation Professionnelles (CPRDFOP) et le Schéma régional de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (SRESRI), concertation à laquelle EDF, membre de Madeeli, participe.
Formation & emploi
Au-delà de ses compétences en développement économique, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, est en charge des politiques d'apprentissage et de formation professionnelle. Elle coordonne le service public régional de l'orientation et participe au service public de l'emploi.
Acteur majeur de l'emploi et de la formation des jeunes sur le territoire et conscient de ce rôle, EDF s'engage à accompagner la Région. La Région et EDF souhaitent renforcer leurs partenariats dans le domaine de la formation et de l'emploi. « Le Groupe EDF s'engage dans la durée au côté des acteurs locaux dans les territoires. La signature de la convention avec la Région Occitanie nous permet d'allier nos forces dans trois domaines majeurs : l'innovation, la transition énergétique, la formation et l'emploi. Ce partenariat favorise le développement local des énergies renouvelables et témoigne du rôle majeur d'EDF dans la production d'énergie bas carbone », explique Jean-Bernard Lévy, Président Directeur Général d'EDF.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée : « Ensemble, devenons la 1ère Région à énergie positive »
« Limiter le réchauffement climatique et relever le défi des énergies renouvelables, c'est d'abord un choix politique qui répond à 3 enjeux majeurs : climatique, social et économique. Nos émissions de gaz à effet de serre ont diminué de près de 20% en 10 ans, mais nous devons poursuivre et accélérer nos efforts. Notre potentiel est énorme en termes de production d'énergies renouvelables et nous devons accompagner les acteurs et les territoires dans leurs projets et innovations. Car le changement climatique est bien l'affaire de tous. Il s'agit de répondre au défi climatique qui s'impose à nos sociétés et garantir la préservation de nos ressources naturelles pour devenir, à l'horizon 2050, la première région à énergie positive d'Europe.
Un cap est fixé. La Région a déjà commencé à agir pour la réduction des consommations d'énergie, le développement des énergies renouvelables : avec l'extension de l'éco-chèque logement, l'appel à projet Bâtiments exemplaires, l'ouverture d'un premier lycée à énergie positive, les deux appels à projets lancés pour développer l'autoconsommation d'électricité photovoltaïque et la participation citoyenne…
Autant d'initiatives qui témoignent de mon ambition de faire de notre région un territoire solidaire d'excellence énergétique. Cet objectif passe par une baisse de la consommation de près de 40% tout en multipliant par 3 la production d'énergies renouvelables d'ici 2050, par rapport à la situation actuelle.
Dans cette optique, je suis particulièrement fière de signer aujourd'hui, au Centre EDF de Colombiers, une convention de partenariat pour une région innovante, décarbonée, créatrice d'emplois et solidaire. Il s'agit d'un engagement important avec notre partenaire EDF et essentiel pour relever le défi de la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables. C'est aussi le fil rouge de l'ensemble de mon action ».






Les intérêts sont ils convergents ?
Rappel des objectifs à atteindre : 32% d’énergies renouvelables en 2030.
Multiplier par 3 la production d’énergies renouvelables d’ici 2050 n’a rien de très ambitieux.
D’autant plus dans une région qui dispose d’un tel potentiel solaire et éolien. L’hydroélectrique devrait rester stable, la modernisation des centrales hydroélectriques pourrait être contrebalancée par un risque croissant de déficits en eau.
Au niveau National on ne peut pas dire que la France tienne ses objectifs de 23 % d’énergies renouvelables en 2020. En 2015 on était à peine à 15 % au lieu de 17 %.
Autre comparaison au niveau National, entre 2010 et 2015, en 5 ans la production éolienne a été multipliée par 2. Pour le photovoltaïque, ce sont des progressions largement supérieures.
A voir aussi les chiffres Eurostat, en comparaison avec la 28 pays de l’UE, la tendance est la même avec un quasi doublement de l’éolien en 7 ans et d’un quadruplement du solaire (22.5 TWh en 2010 et 92.3 TWh en 2014).
La logique voudrait donc que l’on privilégie le solaire photovoltaïque, pour aller vite et pour mieux intégrer dans le paysage.
Mais peu importe, la baisse des prix de revient de la production en énergies renouvelables reste une constante, favorisant logiquement leur développement. Sauf à vouloir se priver d’une électricité moins chère, ce qui serait économiquement dommageable pour la région.
L’équation difficile à résoudre concerne la vitesse de la transition et la fermeture ou pas des réacteurs nucléaires vétustes ? Quelle que soit l’interprétation que l’on donne aux chiffres et aux statistiques de risque, il faudra bien fermer un jour ou l’autre. Même si l’on ne peut analyser le nucléaire au seul périmètre d’une région, la centrale de Golfech ayant été mise en route dans les années 90, elle ne pourra être fermée de sitôt (pas avant 2050 financièrement parlant ?).
La solution passera par ?
– l’export, peu probable, les pays voisins du sud vont aussi monter en puissance en ENR
– -des compromis = plus de mix énergétique
– l’essor du véhicule électrique devrait arranger tout le monde, par une augmentation de la consommation, d’après Bloomberg New Energy Finance le VE représentera 35 % du marché en 2040, dans ce cas la production d’électricité sera elle suffisante ?