Vous connaissez le zeitgeist, ce terme emprunté à la philosophie allemande qui désigne l’esprit du temps ou la sensibilité d’une époque. Eh bien !le nouveau décret du 7 septembre 2026 qui permet aux propriétaires de parkings de stationnement de taille intermédiaire de reporter jusqu’en 2030 leur obligation d’installer des panneaux solaires, à condition d’utiliser, le moment venu, des panneaux assemblés en Europe, résume à lui seul l’esprit de l’époque. Celui du temps béni de la contradiction sans l’ombre d’une remise en cause, celui des inconséquences, des irresponsabilités. De l’ordre de la supercherie et du manque de respect !
Alors que la France fait partie des mauvais élèves en matière d’objectifs solaires, le gouvernement n’a de cesse d’user de pratiques dilatoires, comme le manque de visibilité sur les appels d’offres, pour mettre encore et toujours le pied sur le frein du développement du photovoltaïque. Dernier avatar en date donc, ce décret permettant un report de l’échéance de l’obligation faite aux parcs de stationnement extérieurs d’une superficie supérieure à 1 500 mètres carrés. Mais attention ! sous condition de préférence européenne sur les modules. C’est là que l’antilogie gouvernementale atteint son acmé. Une forme de tartufferie assumée !
Comment donner sa chance au développement d’une filière industrielle tout en octroyant des passe-droits et en entravant sans cesse son marché et ses débouchées ? Vous avez quatre heures, pour ce qui ressemble à s’y méprendre à la théorie et au paradoxe de la poule et de l’œuf. Le projet Carbon a déjà mis la clé sous la porte au cœur du printemps au nom du manque de visibilité sur le marché potentiel et les incertitudes quant à l’alignement de l’engagement européen et français qui ne permettent pas de réunir, dans des délais compatibles, les conditions nécessaires à la sécurisation des financements indispensables à sa poursuite. Voltec et Holosolis en résistance en France !
Assumer le choix d’une préférence européenne pour accompagner le développement d’une industrie photovoltaïque plus forte et plus résiliente en Europe est certes louable mais elle demande de soutenir avec force volontarisme politique le développement des projets solaires dans les territoires sur le temps long, à l’heure où la filière subit nombre de plans sociaux. Et autant dire que l’échéance présidentielle et la clause de revoyure de la PPE 3, éléments temporisateurs par excellence, ne rassurent guère. A trop donner du temps au temps, l’industrie photovoltaïque européenne risque de ne jamais connaître son heure…






Cette instabilité est désolante. Nos dirigeants oublient que, derrière un tel projet, il n’y a pas seulement des modules photovoltaïques : il y a des femmes et des hommes qui le développent, l’installent et le font vivre.
C’est tout un écosystème générateur d’emploi, de rentrées fiscales et bien entendu de diminution des émissions de CO2 si importantes avec l’accélération du changement climatique.
Dans cet écosystème, il y a des fabricants de structures qui, comme TELCO HOME AUTOMATION, sont parfois français et disposent d’un outil industriel implanté en France.
Au sein du groupe MITJAVILA, dont TELCO fait partie, la conception, l’extrusion de l’aluminium, le thermolaquage et l’assemblage sont réalisés dans nos usines françaises. Ce sont ainsi des dizaines de personnes qui participent au développement de cette activité.
Nos structures, dont celle qui illustre cet article, ont été spécialement conçues pour les parkings aujourd’hui concernés par ce décret.
Nos gouvernants tiennent toujours de beaux discours sur la réindustrialisation de la France, mais, dans les faits, leurs décisions vont malheureusement trop souvent dans le sens contraire.