Hervé Morin, président de la Région Normandie a visité la société SNA qui fabrique la route solaire Wattway

Morin_sna-colas-normandieLa Normandie, ses vaches, ses prairies, son beurre et désormais son usine qui fabrique la fameuse route solaire Wattway développée par la société Colas. C'est donc à l'entreprise SNA à Tourouvre (61) qu'il revient de construire la route solaire du futur. Le 21 juillet dernier, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, s'est rendu dans l'Orne chez SNA pour aller à la rencontre d'Hervé Eymery, PDG de l'entreprise, de Thierry Méline, Directeur général Colas France et de Jean-Charles Broizat, Directeur Wattway (la route solaire).

« Je suis heureux d'avoir visité une entreprise qui fait la fierté de la Normandie et qui va devenir une pépite normande. Parce qu'elle innove, parce qu'elle a su se diversifier pour faire face à ses difficultés en faisant le pari de se lancer dans un marché prometteur, celui de l'énergie renouvelable. La Normandie héberge sur son territoire presque tous les types de production d'énergies vertes: filière des Energies Marines Renouvelables, mobilité hydrogène, réseaux de bornes de recharge pour véhicules électriques, développement de la méthanisation, utilisation des biocarburants… » déclare Hervé Morin.

Depuis 1980, SNA est une Société Coopérative de Production (SCOP) installée dans l'Orne et spécialisée dans la production de CD et DVD. Pour faire face à la crise, la société a créé l'activité SCNAsolar en mettant à profit son expérience dans le domaine du pressage de disques optiques. SNA a bénéficié d'un accompagnement de la Région pour l'aider dans l'évolution de ses activités, précurseur du dispositif ARME (Anticipation Redressement Mutations Economiques). Industriel ornais au savoir-faire reconnu à l'heure de la transition énergétique, SNA qui compte 77 salariés est donc aujourd'hui liée à Colas, leader mondial de la construction et de l'entretien des infrastructures de transport. Le contrat porte sur la fourniture de 5.000 m² de panneaux solaires sur les années 2016 et 2017. De quoi équiper 100 chantiers d'application que Colas réalisera en France et à l'étranger. La véritable commercialisation pourra commencer en 2018.

Co-invention française de Colas et de CEA Tech, Wattway est une installation composée de dalles photovoltaïques à la fois très fines et très résistantes, à haute adhérence et conçues pour durer, qui se posent sur toutes les chaussées. Elle est reliée à des équipements ou à un réseau électrique, formant ainsi une solution de production d'énergie renouvelable innovante.

En juin 2016, Wattway est entré dans une phase de développement de projets pilotes. Le premier chantier d'application a été inauguré le 2 juin dernier, sur le site du Vendespace à Mouilleron-le-Captif près de la Roche-sur-Yon, en Vendée. Les 50 m² de dalles Wattway alimentent une borne de recharge pour voiture électrique. Demain, ce dispositif innovant pourra alimenter de l'éclairage public, des bornes de recharge de véhicules électriques, des bâtiments à énergie positive ou encore des zones aéroportuaires.

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8 Commentaires

  1. Ce n’est paq parce qu’on est une SCOP et soutenue par une région dynamique, qu’on peut se mettre à fabriquer des produits aussi inutiles que consommateurs de crédit
    Dommage que excellent Tecsolblog n’ait émis aucune réserve ou critique un peu ironique sur cette bêtise manifeste faite avec de l’argent public !!
    Mais malgré le travail de fond de TECSOL nos dirigeants n’ont pas beaucoup de culture de la transition sobre !!

  2. Bonjour,
    Je trouve cela absurde
    Pourquoi ne pas mettre les panneaux solaires sur le toit comme partout ailleurs ?
    Ils ne seront pas écrases par les camions, avec moins de masque puisqu’en hauteur ?
    Ils seront moins couteux, plus performants et avec une inclinaison optimale
    Ne soyons pas dupe, ce n’est qu’une affaire de gros sous.
    Cordialement

  3. Encore cette publicité pour la « route solaire » de Bouygues-Colas !
    En Vendée, Bouygues-Colas a posé 50 m2 pour le prix de 160.000 euros, payés par les contribuables Vendéens. Avec une production annoncée de 6.300 kWh par an, cela fait 126 kWh/m2 chaque année, pendant à peine dix ans sur une route pas trop fréquentée.
    Sans compter l’entretien coûteux (hydrocarbures, traces de pneus …), cela nous fait un coût de production de l’électricité routière de 2,54 euros/kWh (2.540 €/MWh).
    Le tarif moyen publié en décembre 2015 a été de 82€/MWh (8,2 c€/kWh) pour les installations au sol et 124€/MWh (1,24 c€/kWh) pour les installations sur ombrière.
    Soit respectivement 31 fois et 20,5 fois moins cher que la route solaire Bouygues-Colas.
    Une route fait sept mètres de largeur (3,50 m par voie, norme officielle depuis 1970). Mille kilomètres de route, cela fait sept millions de mètres carrés (7.000.000 m2).
    Au prix de la « route solaire », c’est 22,4 millions d’euros du kilomètre et 22,4 milliards d’euros pour 1.000 km. Payés par qui ?

  4. Permettez-moi, pour une fois, de ne pas être en accord avec vous. Il y a quelques années nous avons fait des projets qui coutaient 6 €/Wc et qui ne valent plus aujourd’hui que 1,5 €/Wc. Qu’est-ce qui vous permet de dire cela sera différent pour la Wattway ? Bien sûr il faut accompagner le produit, en choisissant des lieux favorables (par exemple des zones piétonnes). Au risque de vous choquer je pense que la Wattway est une super idée et je suis prêt à prendre le paris que dans quelques années les trottoirs solaires éclaireront les candélabres de nos rues !

  5. Je suis prêt à prendre le pari … 😉
    A ce jour, il y a pour pour moi plus d’aspect négatifs que positifs avec cette technologie (et je ne parle pas du prix), et il trouvera très probablement un marché de niche dans le futur ! Que cette technologie recouvre nos trottoirs, cela va à l’encontre des projets d’architectes qui ont plus tendance à végétaliser nos villes pour limiter le phénomène d’îlots de chaleur urbain, un problème majeur pour demain ! Ce point est rarement abordé avec cette technologie. Ayant assisté à la présentation de ce projet lors de la COP21, j’ai été très surpris de voir des transparents présentant un coeur de ville exempt de toute végétation. Peut-être que ces trottoirs permettent finalement d’alimenter un marché de climatisation pour compenser l’apport de chaleur supplémentaire absorbé au coeur de nos villes !!? Voilà un double bénéfice technologique et économique mais qui va à l’encontre d’une certaine sobriété …
    Pour moi, ce projet est intéressant à aborder avec les étudiants à ce qu’il pousse à avoir une vision élargie, transversale et critique sur l’innovation en lien avec les préoccupations sociétales actuelles ! Au moins un atout positif pour cette technologie … 😉

  6. he vous avez vu ce qui reste de ces morceau de route a l’ines, c’est pourtant pas dans des passage hyper fréquenté …
    quand on voit ça on ce dit que c’est vraiment du n’importe quoi

  7. Comme cela est noté plus haut, le prix de l’électricité de la route solaire est actuellement 31 et 20,5 fois plus cher, aussi le différentiel est gigantesque, et il faut être au moins bien naïf pour croire que cette technique sera un jour compétitive.
    C’est un gaspillage de crédits qui seraient bien utiles ailleurs.
    Investir dans cette filière, au détriment de la production d’électricité photovoltaïque traditionnelle, cela arrange bien les amis du nucléaire avec quelques années encore de gagnées. Il faut souligner que Ségolène Royal était absente de l’Hémicycle lorsque les députés ont donné leur feu vert pour le projet CIGEO à Bure, dont elle avait elle-même fixé le coût à 25 milliards d’euro, préférant aller féliciter les Bleus.
    Par rapport à une installation au sol ou en toiture, la mise en œuvre nécessitera toujours un surcoût considérable, financier et en matériels, avec des problèmes de connexion et de fragilité, obérant davantage son surcoût initial.
    Il existe un risque certain de vandalisme avec un simple marteau pour écraser les cellules.
    En France, l’inclinaison ne sera jamais optimale
    Nécessite des routes dans un environnement désertique sans ombres de bâtiments, sans arbres, panneaux et portiques d’affichage…
    Concernant son application préférentielle dans des zones piétonnes, il faudrait évidemment qu’elles soient sans ombre, aussi ce n’est évidemment pas le pied lorsque le soleil tape fort.
    Avec ce projet absurde, motivé par l’attribution de fonds publics à des copains et par la démagogie de nos « élites », on est à l’opposé de la végétalisation des villes, aussi bonjour la vision de l’avenir…

  8. @ Thierry Cortassa
    Votre témoignage est très important pour juger de l’inopportunité de ce projet, aussi pourriez-vous communiquer sur cette liste le lien avec une photo ou tout autre document attestant de l’état du morceau de route à l’INES…
    Ou bien me le communiquer directement à solaire2000@wanadoo.fr

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