Le développement des énergies renouvelables passe par l’axe Paris/Berlin

Brune PoirsonBrune Poirson (photo), secrétaire d'État auprès du ministre français de la Transition écologique et solidaire et Rainer Baake, secrétaire d'État à l'Énergie au ministère fédéral allemand de l'Économie et de l'Énergie, se sont rencontrés lundi 4 septembre à Berlin. Les deux secrétaires d'État ont évoqué la responsabilité particulière de la France et de l'Allemagne pour assurer la transition énergétique de l'Europe et lutter contre le changement climatique. Ils souhaitent continuer à œuvrer de concert pour la mise en œuvre de l'Union de l'énergie, et coopèreront étroitement dans le cadre des négociations sur le paquet « Une énergie propre pour tous les Européens ».

Les secrétaires d'État Brune Poirson et Rainer Baake ont déclaré : « Nous sommes convaincus qu'un cadre réglementaire fiable au niveau européen, intégrant des objectifs ambitieux pour l'efficacité énergétique et pour les énergies renouvelables, constitue la clé de voûte de la réussite de la transition énergétique pour nos deux pays et pour l'Union européenne dans son ensemble. » 

Soulignant l'importance de l'intégration du marché et des coopérations régionales, les deux pays souhaitent lancer un réseau intelligent transfrontalier dans le cadre de l'initiative « Smart border », qui constituera une vitrine technologique pour la mise en œuvre des objectifs de transition énergétique. Les secrétaires d'Etat sont, en outre, convenus de travailler ensemble aux conditions qui permettraient d'expérimenter des appels d'offres en matière d'énergies renouvelables et de mener une réflexion commune sur le renforcement de la tarification du carbone dans le secteur de la production d'électricité.

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1 COMMENTAIRE

  1. L’essentiel est dit : « Le développement des énergies renouvelables passe par l’axe… »
    Dans le dossier : http://www.plateforme-f-a.fr/fileadmin/media/user_upload/sbi_exec_summary.pdf
    Le plus intéressant est la représentation graphique du du SBI (un cube et une approche décisionnelle ?).
    Le risque étant que l’approche soit restreinte aux schémas classiques de développement, pour ne pas trop gêner les technologies et les operateurs traditionnels qui ont parfois peur du changement. Le modèle disruptif oblige souvent à repartir des fondamentaux :
    – par l’approche offre/demande. Pas toujours viable, si l’on observe ce qui se passe dans l’économie, où entre la politique de l’offre et celle de la demande, c’est devenu un sujet interminable de querelle stérile.
    – en termes de marketing : cela pourrait être la solution si le marché était fluide et entièrement concurrentiel, ce qui n’est pas encore le cas dans le secteur de l’électricité.
    Sans compter les effets indésirables du dumping et autres méthodes protectionnistes.
    – par l’approche technologique : faisable, mais nécessite de partir quasiment d’une feuille blanche, un peu à l’image de ce que fait Elon Musk
    – par la méthode BSP. Fiable mais ne permet pas toujours de s’adapter suffisamment rapidement à l’évolution (Bon Sens Paysan).
    – Le problème est transversal, entre la décentralisation, la répartition et la distribution, d’autoconsommation et l’ouverture des marchés à la concurrence…Il me semble logique d’aborder le sujet par les réseaux ou les flux.
    – Il s’agit donc d’axes multiples, de mixité et de « modules » intégrant de la production, de la consommation, du stockage, …
    Ce qui veut dire que pour aller plus loin et se confronter aux enjeux du futur, il est urgent de mettre en œuvre d’autres axes.
    Des idées en perspective et des projets à développer…

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