Le livre « Transition énergétique : comment fait l’Allemagne » de Vincent Boulanger réédité et actualisé

« L'Energiewende, c'est le retour au charbon ! ». « La transition énergétique allemande est un gouffre financier ! ». Combien de fois avons-nous entendu ces réactions presque épidermiques à l'évocation de la transition énergétique allemande, y compris de la part d'interlocuteurs pourtant sensibilisés aux problématiques énergétiques ? Le livre de Vincent Boulanger réédité dans une version actualisée, remet à plat l'ensemble de l'historique de ce « défi du siècle », et répond point par point aux idées reçues dont il est l'objet. Il démontre, sans ignorer ses manques et travers, que la transition énergétique n'est ni un gouffre financier, ni une catastrophe écologique, mais qu'elle peut au contraire être une chance, une opportunité à la fois économique et démocratique.

La politique de transition énergétique allemande, initiée par le gouvernement de coalition des sociaux démocrates et des verts en 1998, a ainsi créé plus de 200 000 emplois entre 2004 et 2013. Et ce sont les citoyens qui sont au cœur de cette transition : plus de 900 coopératives, et de nombreux agriculteurs, constituent les premiers installateurs de parcs éoliens ou photovoltaïques, devant les grands énergéticiens.

Décrypter ces enjeux, déconstruire les mythes qui entourent ce grand projet est une nécessité : le débat français gagnerait à regarder autrement le cas allemand et les deux partenaires incontournables de l'Union européenne ont beaucoup à gagner à échanger et à coopérer sur les questions énergétiques. Ensemble, ils pourraient être les moteurs d'un projet d'avenir pour l'Union européenne. La transition énergétique peut être une contribution importante pour montrer que l'Europe a la capacité de résoudre la crise économique et peut construire un modèle durable et à l'avant garde des marchés du futur. Elle est aussi un moyen d'assurer à terme l'indépendance énergétique de l'Europe.

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3 Commentaires

  1. Dans ce commentaire sur le livre de Vincent Boulanger le mot climat n’existe pas. Existe-t-il dans le livre lui-même ? Car c’est bien là que le bât blesse dans la transition énergétique allemande. Telle qu’elle y est engagée, elle ne permettra pas à l’Allemagne de respecter ses engagements en matière de réduction des émissions de CO2. Celle-ci peut continuer, à coup de dizaines de milliards d’euros annuels – elle en a les moyens -, de construire de l’éolien et du photovoltaïque mais dont l’intermittence oblige au back-up carboné. Une solution serait qu’une politique de développement du nucléaire français apporte le secours nécessaire. Ce n’est pas impossible, mais il faut renforcer les liaisons transfrontières et ça coutera cher et je ne sais pas si les populations concernées sauteront de joie à la perspective de nouvelles lignes.
    Pour l’heure il serait bon, pour nous en France, de tirer les conclusions de l’expérience allemande. Nos voisins allemands, en abandonnant progressivement le nucléaire, tout en dépensant 25 milliards d’euros par an de subventions pour l’éolien et le photovoltaïque, n’ont pas entamé de baisse de leurs émissions depuis 2009. L’efficacité climatique des 355 000 emplois recensés en Allemagne dans le secteur des énergies renouvelables est donc NULLE. Le nucléaire, qui permet en France une émission par tête d’habitant inférieure de 60% à celle de l’Allemagne, recense environ 300 000 emplois, donc indubitablement climato-efficaces et que beaucoup veulent éliminer…….
    JYG

  2. Comment TECSOL peut-il laisser écrire des commentaires aussi grossièrement faux et participer ainsi à la campagne actuelle pronucléaire en oubliant tout ce qui se passe dans le monde?
    Calomnier, il en restera toujours quelque chose! J’ai du mal à penser que cette personne croit honnêtement à ce qu’elle dit. Ou bien, elle n’a aucune culture énergétique et se contente des ragots que l’on peut trouver chez les « croyants » du nucléaire. Un exemple : voici le coût réel de l’éolien et du photovoltaïque à travers la CSPE : 3,1 milliards d’euros par an et non 25 (données de la CRE: http://www.cre.fr/operateurs/service-public-de-l-electricite-cspe/montant. L’efficacité nulle des énergies renouvelable? Même RTE affiche aujourd’hui que nous ne pouvons nous passer de l’éolien qui à permis de passer des période de pointe difficile l’an dernier. Il y a bien sur une réponse à chacun de ces mensonges.
    Mais la stratégie des pronucléaires, qui ont visiblement beaucoup de moyens, est de nous épuiser à contrer leurs mensonges. Alors merci à Tecsol de ne pas se prêter à cela quand la mauvaise foi est aussi évidente

  3. Cher M. Guezenec,
    Je vous invite à lire le livre, disponible gratuitement ici. Celui-ci a pour but de dépassionner le débat sur la question et de montrer que oui, la transition énergétique telle qu’elle est engagée ne suffit pas, la sortie du charbon étant une nouvelle étape indispensable.
    Le livre démontre – comme le font d’ailleurs d’autres études sur le cas francais – qu’on peut se passer du nucléaire, et même, que l’on y a intérêt, compte-tenu des coûts de cette technologie et des déchets qu’elle produit.
    http://fr.boell.org/fr/2017/04/04/transition-energetique-comment-fait-lallemagne
    Bien cordialement,
    Jules Hebert

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