D'importants manquements sur les pratiques commerciales des professionnels du secteur ont été relevés par les enquêteurs de la DGCCRF. Les professionnels méconnaissent la réglementation et les pratiques commerciales agressives ne sont pas rares. La détention du label RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), n'apporte pas au consommateur la certitude de pratiques commerciales honnêtes. A la suite de nombreuses plaintes de consommateurs – 2 541 plaintes en 2014 dont 1 797 pour pratiques commerciales trompeuses (baromètre des réclamations de la DGCCRF) -, la DGCCRF a lancé une enquête afin de s'assurer du respect par les professionnels des pratiques commerciales de vente et des règles de démarchage. Cette investigation a été menée dans le cadre de la mise en œuvre du label RGE destiné à promouvoir la compétence des entreprises qui détiennent ce label de qualité.
De graves anomalies constatées dans les pratiques commerciales des professionnels contrôlés
Les enquêteurs ont constaté que certains professionnels, afin de recueillir le « consentement » des consommateurs (ou de permettre l'expiration des délais de rétractation) ne présentent pas le contrat proposé comme un engagement mais plutôt comme la participation à un programme d'évaluation énergétique du domicile. D'autres utilisent une présentation abusive du partenariat qui les lie à ErDF ou encore indiquent une envergure géographique et une compétence qu'ils ne détiennent pas.
Si les informations précontractuelles qui ont été vérifiées sont rarement exhaustives, les données qu'elles contiennent ont pu s'avérer dans certains cas fantaisistes, notamment celles relatives à l'attractivité financière des projets d'installations. Certains des professionnels contrôlés annoncent des performances de production largement supérieures à celles réellement atteintes par les équipements vendus et installés et en déduisent des taux de rentabilité artificiellement surévalués. Les nouvelles dispositions législatives de la loi Consommation, notamment celles relatives au délai de rétractation ne semblent pas être connues et maîtrisées. Rares sont les professionnels qui avaient mis à jour les bordereaux de rétractation.
D'autres manquements aux règles de passation des contrats de crédit ont été constatés comme par exemple :
• des infractions aux dispositions concernant les explications fournies à l'emprunteur ;
• des rubriques, dédiées au crédit, non renseignées sur le bon de commande ou complétées de manière confuse ;
• des fiches de solvabilité falsifiées et des crédits accordés à des personnes déjà endettées.
• des mensualités au montant minoré par rapport à celles réellement pratiquées par l'organisme prêteur.
Les consommateurs trompés sur la qualité des équipements ou des installations et sur la portée de leur engagement lors de la signature du PV de réception de travaux remboursent un prêt affecté à un matériel qui ne leur permet aucune économie d'énergie voire présente un bilan énergétique négatif.
La mention RGE ne garantit pas l'honnêteté des pratiques commerciales des professionnels qui la détiennent
Il ressort de l'enquête que la détention de la mention RGE n'assure pas au consommateur des pratiques commerciales conformes à la réglementation. Sur les 73 établissements contrôlés, 36 étaient en anomalie dont 20 détenteurs de la mention RGE. Ce constat est paradoxal dans la mesure où le consommateur est en droit d'attendre une certaine exemplarité d'entreprises détenant un signe de qualité obligatoire qui doit lui permettre de bénéficier d'incitations gouvernementales. Devant la persistance des pratiques commerciales déloyales d'un certain nombre de professionnels, il s'avère indispensable de maintenir une surveillance élevée du secteur.
Cible
73 entreprises concernées
108 visites effectuées
Résultats
289 vérifications
19 avertissements
8 injonctions
15 procès-verbaux
1 procédure civile
Taux d'anomalies : 49,3%






facile d’accuser son chien d’avoir la rage.
quand le gouvernement briefera serieusement les consommateurs du prix de marché et du retour energétique auquel s’attendre en fonction d’une certaine puissance, il y aura bcp moins de tromperies de ce genre.
la faute à qui ? aux professionnels sans visibilité qui luttent pour s’en sortir depuis le moratoire ou à la soi disant élite qui doit cadrer les chose ? souvent coupables mais surement jamais responsables.
c’est pas comme si le solaire n’etait pas connu depuis 2007 en France… 8 ans plus tard, toujours les memes problemes…
André,
Je suis sur plusieurs affaires de photovoltaïque en tant qu’expert judiciaire.
Au vue du manque de stratégie dans le secteur du photovoltaïque des différents gourvernements successifs, ce sont les particuliers qui payent les pots cassés.
C’est une filière qui profite à de nombreux opportunistes qui ouvrent des sociétés pour en ouvrir d’autres à la suite.
Ils ont malheureusement l’appui d’organismes de financement (qui eux aussi changent de noms et d’actionnaires), qui ne devraient courvir de tels prêt à la consommation.
Pourquoi ne pas imposer une assurance décennale obligatoire lors d’un prêt de consommation pour du photovoltaïque (et la mention RGE)?
Pourqoui ne pas qualifier des banques RGE elles aussi aussi pour accompagner les prêts destinés à financer les installations photovoltaïques pour les particuliers? Cela éviterait à des entreprises peu scupuleuses de vendre du matériel de basse qualité à des prix largement surestimé sur le marché.
A quand un plan sur 5 ans du gouvernement sur le solaire sur lequel les entreprises puissent s’appuyer pour se structurer et maintenir du personnel qualifié? il faut éviter à tout les effets d’annonce politienne.
Quand les polititiques comprendront-ils de l’absolue necessité de mettre en place une filière robuste et leader sur ce marché international?
Yes, we can.
la dgccrf ? ce sont de grands malades
ils agissent sans cadre
inventent des obligations
édictent des règles
et n’ont aucun censeur
cette administration nécessaire est a l’heure actuelle, très dangereuse.
grand besoin d’y mettre de l’ordre (certainement autant que dans le profession energie renouvelable…)
Le miel attire les abeilles … comme l’argent public distribué n’importe comment avec le photovoltaïque. Résultat, c’est devenu une affaire de marchand de tapis (… de soie et chinois). Les escrocs se retrouvent couverts patr l’omerta qui consiste à chanter envers et contre tout que c’est un bienfait pour la planète !