Les Français et l’énergie solaire : sondage réalisé par Elabe pour Enerplan

Enerplan-HC'est un fait. Les énergies renouvelables suscitent une adhésion très forte auprès des Français. Et parmi les énergies renouvelables, l'énergie solaire bénéfice de la meilleure cote d'opinion avec 93% d'opinions positives et 60% de très bonnes opinions. Détails sur un plébiscite !

La cote d'amour de l'énergie solaire n'en finit pas de briller. Les franciliens (64%), les habitants du Sud Ouest (66%) et les sympathisants de la gauche (66%) constituent le noyau dur des promoteurs de l'énergie solaire comme nous le verrons par la suite. A l'inverse, lorsqu'elles sont comparées aux énergies renouvelables, l'énergie nucléaire, l'énergie thermique et le gaz de schiste souffrent d'une mauvaise image, fragilisées par les inquiétudes sanitaires et environnementales qu'elles suscitent : 64% des Français ont une mauvaise opinion de l'énergie nucléaire, 68% de l'énergie fossile et 83% du gaz de schiste. Pour ce dernier, la moitié des Français (46%) déclare en avoir une très mauvaise opinion.

Ces résultats d'image se confirment lorsque l'on demande aux Français s'ils souhaiteraient que ces énergies se développent en France à l'avenir : les énergies renouvelables sont plébiscitées (Total Oui compris entre 82% pour l'énergie éolienne et 93% pour l'énergie solaire) alors que le gaz de schiste est massivement rejeté (83% de Total Non) et que le développement des énergies nucléaire et thermique est soutenu par moins d'un tiers des Français (respectivement 30% et 26% de Total Oui).

Les Français soutiennent l'objectif fixé par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte

La majorité des Français affirme que l'objectif du doublement de la part des énergies renouvelables dans la production d'énergie d'ici 2030 est bon et qu'il faut le maintenir (57%). Un tiers soutient même que cet objectif est insuffisant et qu'il devrait être augmenté (34%). Les hommes (39%), les 35-49 ans (41%), les catégories socioprofessionnelles modestes (37%), les habitants du Sud Ouest (37%) et les sympathisants de gauche sont plus nombreux que la moyenne des Français à soutenir cette idée. Seuls 9% des Français souhaiteraient que cet objectif soit revu à la baisse ; opinion davantage partagée par les 65 ans et plus (13%), les sympathisants de la droite et du centre (12%) et les sympathisants du Front National (12%).

Les Français n'ont aucun doute sur les bénéfices économiques, sociaux et environnementaux du développement de l'énergie solaire

8 Français sur 10 pensent que le développement de l'énergie solaire peut créer des emplois au niveau local (85% Total Oui), contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique (83%) et à l'indépendance énergétique de la France et 4 sur 10 en sont même convaincus (respectivement 35%, 42% et 38% de Oui tout à fait). De façon générale, les habitants de la région parisienne, du sud ouest et les sympathisants de la gauche sont encore plus convaincus des bénéfices du développement de l'énergie solaire.

Les installations nécessaires à son développement ne constituent en aucun cas un frein

Les trois quarts des Français (74%) affirment être d'accord avec l'affirmation selon laquelle « les installations nécessaires à la production d'énergie solaire s'intègrent bien dans le paysage ». L'intensité de cette opinion favorable est toutefois à relativiser dans la mesure où seuls 18% se déclarent « tout à fait » d'accord et 56% « plutôt d'accord ». Les réfractaires à cette affirmation (25%) sont plus nombreux parmi les 65 ans et plus (29%), les catégories socioprofessionnelles aisées (30%), les propriétaires (28%), les habitants des communes rurales (31%) et les sympathisants FN (30%).

Dans ce contexte, les Français sont naturellement favorables au développement de projets locaux d'énergie solaire et à des normes de construction visant à favoriser l'installation de panneaux solaires dans toutes les nouvelles constructions. 9 Français sur 10 sont favorables à ces propositions de mesure (90% pour les projets dans le département ou la commune et 87% pour la mise en place de normes de construction), avec une part de personnes se déclarant « très favorables » (39% et 42%) presque équivalente à la part de personnes se déclarant « plutôt favorables » (51% et 45%). Parmi les fervents défenseurs de ces mesures, on retrouve encore les employés, les habitants de la région parisienne, du sud ouest et les sympathisants de la gauche.

8 Français sur 10 estiment que l'action des pouvoirs publics est insuffisante pour conforter l'image du solaire

Face à cette adhésion massive à l'égard de l'énergie solaire, les souhaits d'équipements partagés ou individuels sont forts. 7 Français sur 10 déclarent souhaiter équiper leur logement d'une installation solaire pour alimenter leur propre consommation d'énergie (69%) et 1 Français sur 4 en est certain (25%).

Même si le mécanisme de financement participatif semble connaître un peu moins de succès qu'un équipement individuel, 61% des Français seraient prêts à financer l'installation solaire dans leur département ou leur commune grâce à ce mécanisme. La part de personnes sûres de leur choix reste néanmoins à consolider (15% de Oui tout à fait).

Les hommes (72%), les 18-49 ans (76%), les actifs, les habitants de la région parisienne (74%), du sud ouest (79%) et les sympathisants de la gauche (75%) font partie des populations les plus incitées à passer à l'acte. Des pouvoirs publics qui devraient renforcer leur action en faveur du développement de l'énergie solaire face à une opinion publique déjà acquise. 8 Français sur 10 estiment que l'action des pouvoirs publics est insuffisante et qu'ils n'en font pas assez pour développer l'énergie solaire en France (79%). Une part marginale considère qu'ils font ce qu'il faut (14%) pour assurer son développement et seulement 6% des Français jugent l'action des pouvoirs publics excessive en la matière.

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3 Commentaires

  1. Tout ce que montre ce sondage, c’est que les français sont complètement ignorants des faits techniques, écologiques et économiques
    et sont particulièrement sensibles aux arguments idéologiques non fondés sur les réalités.
    1) Les français ne savent pas que l’énergie électrique ne se stocke pas, que le solaire ne produit quasiment rien quand on a besoin d’électricité (l’hiver) et produit trop en été quand la consommation électrique est basse. Le solaire ne produit rien aux heures de pointe. De toute façon en France continentale la productivité d’un panneau ne dépasse pas 13 % en moyenne annuelle de sorte que la puissance crête ne dit rien de la production énergétique.
    2) le solaire produit à basse tension et est injecté sur le réseau local donc est sujet à plus de perte. Il est sujet à des fluctuations qui conduisent à renchérir le coût du réseau (le TURPE)
    3) le solaire n’apporte aucun bénéfice climatique à la France car sa production électrique est déjà une de celles qui émet le moins de CO2. Le CO2 français est surtout émis par le transport et l’habitat sur lequel le solaire électrique n’a pas d’impact.
    4) La production de panneaux solaires essentiellement faite dans des pays à bas coût de main d’oeuvre (Chine, Afrique du sud) est très polluante. En fait comme il faut de l’électricité pour faire du silicium et que dans ces pays l’électricité est faite au charbon il y a beaucoup de CO2 dans un panneau solaire
    5) le solaire est entièrement importée et contribue donc aau déséquilibre négatif de notre balance commerciale. S’il crée des emplois ce sont surtout des emplois hors de France.
    6) le solaire coute cher au consommateur car il représente déja près de la moitié de la taxe CSPE sur les factures électriques. On parle ainsi de quelques milliards par ans prélevés dans la poche des consommateurs et qui sans nul doute servent à enrichir les promoteurs du solaire puisque le prix garanti du MWh solaire est de l’ordre de six fois celui du prix du marché sur l’année. la source fiable sur ce point est le rapport de la commission de régulation de l’énergie (CRE)
    7) le solaire qui annonce chaque année qu’il sera compétitif l’année prochaine n’a qu’une façon de le montrer : il renonce à l’injection automatique dans le réseau et devient juste un producteur comme les autres qui soumet ses propositions de prix et de production sur le marché au jour le jour. S’il est compétitif comme il le dit, il sera certainement prix et on n’aura plus besoin de le rémunérer artificiellement par la CSPE.
    Hubert Flocard

  2. Et si l’obligation d’achat disparait, vous aurez ls memsrésultas ?
    Alors que le solaire calogène pourrait eviter les chauffe-eau electriques.
    Pourquoi mettre toutes ses billes dans le mem panier .

  3. Tout ce que montre ce commentaire, c’est qu’Hubert Flocard ne maitrise pas bien son sujet et n’a pas compris ce qui est en train de se passer dans le paysage énergétique français et mondial. En vrac:
    1)Oui, l’énergie électrique se stocke, dans les VE, dans les ballons d’ECS, dans les STEP et dans toutes les charges déplaçables. La productivité d’un panneau est de 13%? j’imagine qu’il a rapporté le nombre d’heures pleine puissance sur le nombre d’heures annuelles, ce qui ne veut rien dire. Le PV produit près de 45% du temps, plus si on prend en compte le lissage est-ouest.
    2)C’est exactement le contraire!
    3)Le solaire électrique n’a pas d’impact sur l’habitat…M. Flocard est certainement la seule personne à n’avoir pas encore entendu parler d’auto-consommation. Sur le transport, la synergie qui s’annonce entre VE et solaire PV va amplifier mutuellement le développement de ces 2 secteurs.
    4)Aucun produit manufacturé n’a vu son bilan carbone autant dépouillé que le panneau PV, cf les AO. Énergie grise = 2 à 3 ans sur 25ans minimum de durée de vie.
    5)D’où vient l’uranium? N’est-ce pas le lobby nucléaire qui a sciemment dézingué l’industrie PV naissante en France à la fin des années 2000?
    6)Argument classique non mis à jour et désormais totalement obsolète. Le prix du kWh PV est le plus faible de toutes les sources de production électrique.
    7)Le solaire PV ne demande que ça M. Flocard. Sauf que, comme il fait peur, il est bien plus utile de le tenir en respect artificiellement avec des FIT et des appels d’offres artificiels tout en entravant l’auto-consommation et en faisant s’exprimer les lobbyistes nucléaires habituels qui n’ont pas encore compris que leur champion est en train de succomber sur les plans technique, économique et écologique.

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