Michel-Édouard Leclerc : « Les panneaux solaires, nous on y va ! »

Invité de BFM Business jeudi 17 septembre, Michel-Édouard Leclerc a livré un plaidoyer très direct en faveur de l’électrification, du solaire et, plus largement, de la décarbonation des activités commerciales. Le président du comité stratégique des centres E.Leclerc revendique une stratégie d’action rapide, indépendante des hésitations du débat public, avec un objectif annoncé de près de 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires. 

Michel-Édouard Leclerc ne veut pas attendre. Interrogé sur BFM Business le 17 septembre, le dirigeant de l’enseigne E.Leclerc a défendu une approche résolument pragmatique de la transition énergétique : avancer dans la décarbonation par l’électrification, le solaire et la concurrence entre enseignes.

« Avec les Leclerc, avec mes concurrents, dans une saine concurrence, on va aller plus vite pour la décarbonation », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « L’électricité, on y va à fond. » L’entretien a été diffusé dans La Grande Interview BFM La Tribune, où Michel-Édouard Leclerc était reçu notamment par Hedwige Chevrillon.

Bientôt deux millions de mètres carrés de panneaux solaires

Le propos le plus marquant concerne directement le photovoltaïque. Michel-Édouard Leclerc annonce que l’enseigne devrait bientôt atteindre 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires.

Il inscrit ce déploiement dans une stratégie plus large de réduction de l’empreinte carbone du groupe : « On s’est donné comme objectif de décarboner la moitié de notre activité d’ici 2035. »

Pour le dirigeant, cette orientation ne doit pas dépendre des fluctuations du débat politique ou géopolitique. Il affirme vouloir poursuivre la trajectoire engagée sans attendre que se stabilisent les controverses sur les relations Chine–États-Unis ou sur les politiques climatiques internationales.

BFM Business a d’ailleurs résumé sa position de manière très claire : Michel-Édouard Leclerc entend aller « plus vite » sur la décarbonation, en poussant fortement l’électricité et les panneaux solaires.

Le « vert » comme valeur patrimoniale

Le dirigeant va plus loin en donnant à la performance environnementale une dimension patrimoniale.

À ses yeux, un magasin performant sur le plan environnemental pourrait demain bénéficier d’une valorisation comparable à celle d’un logement bénéficiant d’un bon classement énergétique.

Il établit ainsi un parallèle entre la valeur environnementale d’un bâtiment, les systèmes de notation appliqués aux produits de consommation et la performance des surfaces commerciales.

Cette logique traduit un changement de perspective : la décarbonation n’est plus seulement présentée comme une contrainte réglementaire ou une responsabilité environnementale, mais comme un élément susceptible de renforcer la valeur économique des actifs.

« Nous, l’écologie, on prend ! »

Michel-Édouard Leclerc revendique également une volonté d’avancer sur l’information environnementale des produits.

Il cite notamment les marques textiles de l’enseigne, soumises à des démarches d’évaluation environnementale, ainsi que la volonté d’afficher progressivement des informations relatives à l’empreinte carbone des marques de distributeur.

Son discours repose sur une idée simple : les entreprises peuvent avancer plus rapidement que le calendrier du débat politique.

« Nous, l’écologie, on prend ! », résume-t-il, selon l’extrait diffusé par BFM Business.

« Ils se demandent encore s’il faut pousser les panneaux solaires… Nous, on y va ! »

La conclusion de son intervention résonne particulièrement dans le secteur photovoltaïque.

Michel-Édouard Leclerc oppose le volontarisme des acteurs économiques aux controverses récurrentes sur le mix électrique français :

« Ils en sont encore à se demander s’il faut pousser les panneaux solaires ou si ça contredit le nucléaire. On y va ! »

Une formule qui résume une position assumée : pour le dirigeant de E.Leclerc, le développement du solaire et l’électrification ne doivent pas attendre que le débat entre nucléaire et renouvelables soit définitivement tranché.

Avec près de 2 millions de mètres carrés de panneaux solaires annoncés et un objectif de réduction de moitié de l’empreinte carbone de l’activité d’ici 2035, le mouvement E.Leclerc entend ainsi faire du solaire l’un des instruments concrets de sa stratégie de décarbonation.

Sur le même sujet

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img

Derniers articles

- Advertisement -spot_img