Le Syndicat des énergies renouvelables livre une première estimation des effectifs du secteur, face aux critiques d’une partie de la classe politique sur le soutien public dont il bénéficie.
Derrière les éoliennes et les panneaux solaires, il y a des salariés. Après une étude sur les retombées fiscales des éoliennes, panneaux solaires et autres installations d’énergie « verte », le Syndicat des énergies renouvelables (SER) livre un nouveau chiffrage des effectifs directs et indirects dans le secteur.
Le lobby estime à 248.785 les emplois en équivalent temps plein « directement liés aux énergies renouvelables » en 2024, dans l’Hexagone. Jusqu’à présent, le SER faisait référence, dans certaines publications, aux données 2022 de l’Ademe, soit 166.000 emplois, mais n’avait pas réalisé de décompte précis.
Le décompte réalisé par l’agence Utopies, pour le compte du SER et de Colombus Consulting, montre que les TPE et PME totalisent 47 % des postes. Les pompes à chaleur concentrent près de 30 % des professionnels du secteur, devant le solaire (17 %).
Spécialités régionales
Les effectifs par filière épousent en partie les spécificités de chaque région. Dans la biomasse, les salariés sont surtout présents sur les terres agricoles du Sud-Ouest, du Centre et du Nord-Est. Les montagnes d’Auvergne-Rhône-Alpes concentrent les spécialistes de l’hydroélectricité et les plaines des Hauts-de-France restent le terrain de jeu de l’éolien terrestre.





