Par un communiqué ce week-end, le gouvernement a décidé de supprimer de l’ordre du jour du conseil des ministres d’aujourd’hui, l’examen du projet de loi sur l’énergie. Emmanuel Macron souhaiterait « remuscler » le texte afin de mieux prendre en compte la dimension environnementale. C’est une des premières conséquences du Grand Débat et particulièrement de la réunion de vendredi dernier à Gréoux-les-Bains, dont on trouvera les extraits concernant le solaire ci-dessous. C'est à la suite de cette réunion de près de cinq heures consacrée à la transition écologique, qu'Emmanuel Macron a décidé, en petit comité, avec le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de la Transition écologique François de Rugy de reporter l'examen du projet de loi.
Ce report ne devrait pas modifier la date d'examen du projet de loi par l'Assemblée nationale qui est toujours prévue pour le mois de juin et qui précédera l'adoption de la feuille de route de l'énergie pour les dix ans à venir (PPE)
Voici le texte des interventions:
Bonjour, Pierrick Horel, président des jeunes agriculteurs en PACA.
On discute aujourd'hui de la transition énergétique, je pense que l'agriculture et notamment l'installation des jeunes et la transmission des exploitations, peuvent être un levier, doivent être un levier, pour cette transition énergétique. Dans la région c'est vrai qu'on a un fort potentiel de développement photovoltaïque et aujourd'hui je pense qu'il est important de développer et de continuer à axer les efforts sur le développement des projets photovoltaïques tout en gardant vraiment un œil attentif sur le développement des projets solaires au sol qui demain au vu des problématiques d'urbanisme qu'on connaît déjà sur la région peuvent s'avérer difficile pour installer notamment des jeunes.
Donc ma question était de savoir si la problématique photovoltaïque au sol rentrait dans les discussions de la loi foncière qui va venir rapidement et quelle était votre position sur cette question du photovoltaïque au sol qui constitue vraiment aussi un enjeu pour les agriculteurs et qui peuvent être aussi une source de pérennisation des exploitations tout en ayant des projets bien calibré bien défini. Merci.
Emmanuel Macron : Monsieur le président des jeunes agriculteurs sur la loi foncière. Le travail va commencer lancé par le ministre de l'agriculture. L'objectif c'est quoi ? Là aussi c'est d'ailleurs la réconciliation encore une fois de l'agriculture et de l'environnement. Je disais on a un défi qui est le renouvellement. On doit aujourd'hui lutter contre deux choses : le rassemblement des terres dans quelques mains et l'artificialisation des sols. On a pris un engagement on l'a mis dans la loi : zéro artificialisation nette, ça veut dire qu'on va pas avoir des sols qui sont aujourd'hui agricoles, qui vont quitter cette vocation et deuxième point faut s'assurer que les jeunes qui arrivent puisse faire de l'acquisition foncière là où depuis trop d'années on avait des situations ou parce qu'ils avaient l'artificialisation c'était la zone commerciale qui le prenait et c'était bien plus intéressant pour le propriétaire donc là on a commencé à mettre des barrières et on va les renforcer.
Et deuxième point on préférait souvent vendre à l'agriculteur d'à côté parce qu'ils paient un peu mieux qu'aux jeunes qui venaient s'installer. On va contrôler ces deux éléments pour permettre justement d'avoir la certitude que le jeune puisse s'installer. Dans ce contexte-là moi je suis tout à fait à l'écoute de toutes les propositions utiles, ce que vous dites sur le photovoltaïque, je trouve, est intéressant et il faut pouvoir l'intégrer dans les usages maintenant il faut faire attention que au titre de l'installation viennent pas faire uniquement du photovoltaïque ça doit être un élément de si je puis dire de diversification comme la méthanisation peut l'être mais le cœur de l'activité doit rester agricole sur ce point.





