Tribune Jonathan Laloum, directeur commercial chez Full Home Energy (FHE), entreprise spécialisée dans la production d'électricité solaire:
« Le Chili est depuis longtemps impliqué dans le développement des énergies renouvelables. Le nombre d'installations photovoltaïques notamment y a considérablement augmenté en quelques années : depuis 2013, plus de 29 fermes ont été connectées au réseau national. Celles-ci sont si productives qu'elles permettent à l'Etat de proposer aux citoyens de certaines régions de se fournir gratuitement en électricité.
Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, la Grande Bretagne donne son accord pour la construction de deux réacteurs EPR sur son territoire par EDF. Une décision qui prête au débat face aux problèmes technologiques et économiques rencontrés par la France et la Finlande sur des chantiers similaires, mais surtout qui soulève à nouveau la question de la place du nucléaire dans le projet de transition énergétique. Si le Chili parvient à répondre à la demande de ses foyers en énergie renouvelable, la France n'est-elle pas elle aussi prête à prendre son indépendance face au nucléaire ?
L'utopie du nucléaire propre et bon marché
D'après les dernières études de l'INSEE, plus de 80% des Français seraient prêts à passer aux énergies renouvelables. Un chiffre encourageant qui prouve la volonté des citoyens à prendre leur indépendance face au nucléaire. Mais cela signifie aussi que près de 1/5 de la population, une part non-négligeable, reste réticente quant à laisser entrer la transition énergétique dans son foyer. Ceux-là croient-ils encore à l'utopie du nucléaire peu cher et non polluant ? Probablement puisque celle-ci apparaît encore au fil des discours des acteurs du secteur et des hommes politiques.
L'image bon marché du nucléaire se base sur le prix de l'électricité actuellement constatée en France et repose donc sur une analyse à court-terme. Or, les présidents successifs d'EDF réclament régulièrement une augmentation accélérée du prix de l'électricité, plus rapide que l'inflation, plus rapide que dans les autres Etats européens pour palier des coûts futurs : une demande qui devrait déjà mettre la puce à l'oreille du contribuable. En parallèle, le coût de la sécurité des centrales nucléaire a naturellement tendance à croître en raison de menaces terroristes et climatiques toujours plus importantes qui poussent les autorités à durcir leurs exigences. Evidemment, ces risques sont moindres dans le cas d'un champ de panneaux solaires ou d'une série d'éoliennes.
La réputation du nucléaire comme énergie propre lui vient de sa comparaison avec le charbon : pas de particules fines, pas de pollution ? Pas si simple. Les centrales nucléaires génèrent des déchets dont la radioactivité reste effective pendant 30 à 100 000 ans. Bien qu'isolés de l'Homme par des centres de stockage à plusieurs mètres sous terre, ces déchets impactent cruellement les sols et la flore alentour, provoquant mutations et morts.
Des énergies renouvelables méconnues du grand public
Si la grande majorité des français a conscience de l'impact du nucléaire et de sa gravité, il est surprenant de constater que les énergies renouvelables restent assez obscures pour le grand public. Une grande partie de ce dernier, par exemple, pense que nous ne savons toujours pas comment recycler les panneaux photovoltaïques hors d'usage. Or aujourd'hui 100% d'un panneau photovoltaïque est recyclable, il s'agit donc d'une énergie pleinement renouvelable.
Nombreux sont les foyers qui hésitent à passer le cap du photovoltaïque par peur de l'intermittence du réseau et de la perte de confort qu'elle entraînerait. C'est un problème aujourd'hui entièrement solutionné par les nouvelles technologies : grâce à la domotique, les bâtiments sont désormais capables de gérer leur consommation énergétique dans le temps sans intervention nécessaire de leurs occupants.
La caïnophobie n'est pas non plus une excuse : les énergies renouvelables relèvent de technologies qui ont plusieurs décennies. Connues et éprouvées, elles sont dorénavant maîtrisées et déjà largement utilisées dans certains pays étrangers comme la Norvège qui puise 98% de son électricité dans la production hydraulique, ou le Danemark dont 50% des gigawattheures produits sont d'origine éolienne.
Des foyers 100% ENR, une perspective pas si lointaine
Si la réglementation thermique 2012 impose l'utilisation d'au moins une énergie renouvelable pour la construction d'une maison particulière, les obligations sont moindres en termes de rénovation. Première pierre à l'édifice, la loi Transition Energétique oblige les propriétaires de logements à réaliser des travaux d'isolation thermique en cas de réfection du toit ou de ravalement de façade. Une réglementation modeste face à l'urgence d'agir et à l'étendue des solutions disponibles.
Les possibilités d'agir sont nombreuses et permettent de mettre en place une rénovation sur mesure, en fonction des besoins et des ressources de chacun : augmenter l'isolation, choisir un éclairage à économie d'énergie, innover son moyen de chauffage, etc. D'autre part, les sociétés spécialisées dans le financement de la rénovation énergétique de l'habitat permettent aujourd'hui de mensualiser son investissement. Certains de ses organismes sont même uniquement dédiés aux particuliers disposant de faibles revenus, mettant la transition énergétique à la portée de toutes les bourses. De plus, l'investissement dans les solutions de développement durable est encouragé par l'Etat par le biais d'un crédit d'impôt. Ainsi, pour obtenir une consommation d'environ 70% d'énergies renouvelables et 30% d'énergie nucléaire, il faudra compter en moyenne une dépense inférieure à 20 000€ : un investissement rapidement amorti sur la facture.
Rendre une maison indépendante à 100% aujourd'hui représenterait un investissement lourd, à hauteur d'environ 55 000€ pour un foyer moyen. Cela aurait surtout pour conséquence une perte de confort considérable dû à l'irrégularité de la production et au coût de stockage. Mais les technologies évoluent et si elles ne sont pas encore prêtes à être lancées sur le marché, les batteries destinées à une utilisation grand public devraient aboutir dans la décennie à venir.
L'avancée de la France en matière de transition énergétique est encore très timide. Pourtant, une grande majorité de citoyens manifeste un réel intérêt pour les énergies renouvelables et sont favorables à l'indépendance face au nucléaire. Par ailleurs, les solutions sont déjà sur le marché et les technologies ne cessent de se développer pour offrir une énergie toujours plus propre aux foyers français. Mais certains discours entretiennent des idées reçues pourtant largement démenties et parasitent la prise de conscience collective.
Plus de 200 bâtiments à énergie positive ont déjà vu le jour sur le territoire national depuis 2009. Chaque année, 20 à 30 chantiers de ce type voient le jour : voilà la preuve que nous sommes capables d'aller bien plus loin que ce que prévoient les projets en cours. La France bénéficie déjà de l'un des meilleurs réseaux du monde. Avec de l'audace, en investissant dans la production d'énergie renouvelable et en encourageant sa population à en faire de même, elle pourrait bientôt faire elle aussi office d'exemple à l'international. »






Parlant des déchets nucléaires Jonathan Laloum n’hésite pas à proclamer :
« Bien qu’isolés de l’Homme par des centres de stockage à plusieurs mètres sous terre, ces déchets impactent cruellement les sols et la flore alentour, provoquant mutations et morts. »
C’est vraiment du n’importe quoi et dans ces conditions comment avoir une quelconque foi dans tout ce qu’il dit par ailleurs.
L’avenir du photovoltaïque est évident (comme celui du nucléaire)mais pour avancer sérieusement dans la voie de son développement il vaudrait mieux ne pas écouter un tel enfumeur. Et voir dans notre pays comment concilier l’intermittence d’un solaire respectueux de l’environnement (pas de grands parc au sol mangeurs d’espace) et le fonctionnement d’un réseau alimenté essentiellement au nucléaire (l’éolien aussi mangeur d’espace et destructeur des paysages doit rester limité) aboutissant à un mix électrique complètement décarboné qui répondrait à la croissance des besoins en électricité qui est inévitable.
Opposer nucléaire et renouvelables est stupide : cherchons les complémentarités eu éliminant les combustibles fossiles. Avec la menace climatique il y va de l’avenir de l’humanité.
Parlant des déchets nucléaires Jonathan Laloum déclare :
« Bien qu’isolés de l’Homme par des centres de stockage à plusieurs mètres sous terre, ces déchets impactent cruellement les sols et la flore alentour, provoquant mutations et morts. »
Comment peut-on avancer une telle contre vérité ?
L’avenir du photovoltaïque est évident. Dans notre pays, il faut chercher comment concilier l’intermittence d’un solaire respectueux de l’environnement (pas de grands parc au sol mangeurs d’espace) et le fonctionnement d’un réseau alimenté essentiellement au nucléaire (associé à l’hydraulique et à l’éolien qui, lui, doit rester limité car mangeur d’espace et destructeur des paysages). Pour ainsi aboutir à un mix électrique complètement décarboné qui répondrait à la croissance inévitable des besoins en électricité.
Opposer nucléaire et renouvelables est contre productif : cherchons les complémentarités eu éliminant les combustibles fossiles. Avec la menace climatique il y va de l’avenir de l’humanité.
si 80% des Francais sont favorables aux ENR, il ne verront aucun souci à ce qu’à l’ecole une matiere soit créée tout à cet effet ? C’est une garantie que les générations futures seront connaisseuses des avantages et contreparties des ENR et qu’elles ne seront pas désinformées par de grosses majors…
Encore un commentaire pro nucléaire qui se discrédite lui aussi…
Toutes les énergies renouvelables ne sont pas intermittentes : hydraulique, biomasses, géothermie peuvent nous permettre de passer en 2050 à une énergie 100% renouvelable
Bonjour,
55000 € pour rendre un foyer « indépendant »?
Désolé mais il ne m’en a fallu que 5 fois moins pour cela, il est vrai sans batteries! Çà c’est la prochaine étape, sur une autre maison avec quasiment le même budget mais en puissance moindre.
Il est vrai qu’à l’heure actuelle je produis 4 fois + que ce que je consomme chez Enercoop (depuis que je n’ai plus mon VE)
Comment peut-on faire cela en France aujourd’hui? C’est très simple! Un peu de courage pour commander ailleurs (mais pas loin) et par internet sa centrale complète (Panneaux 6 kwc + onduleur + coffrets aux normes), une installation aisée en toiture réalisée en auto-réalisation, un branchement assuré par un pro et le quitus d’Enedis…
Bon l’autoconsommation n’est pas encore pleinement acceptée par ces derniers mais officielle depuis 2011, date de ma première réalisation! Ça fait 2 fois que je les ai fait « plier »… La Loi c’est la Loi, même pour l’ex-ERDF!
Après c’est sûr passer par un installateur professionnel pour l’ensemble coûte + cher et la fameuse garantie d’installation… n’est pas vraiment garantie, même avec des artisans RGE.. Autant se débrouiller seul (quand on a des connaissances techniques et avec Internet) et tant pis pour les marges encore phénoménales des intervenants PV en France!
Faire croire que tout cela est cher n’est pas très honnête vis à vis du coût du nucléaire à venir, cela est + souvent le propos d’un PDG d’EDF « ignorant par intérêt », peu souvent par un commercial EnR par contre!
Parler c’est bien, montrer c’est mieux! telle est ma devise appliquée quotidiennement.
Un simple calcul par exemple: Je produit actuellement 6000 KW/an (conditions d’exposition défavorables), j’en consomme 1500 environ (compteur consommation sans chauffage électrique, LED généralisées et « chasse au gaspi » par nature!) et le reste est valorisé à 25 ct€ et surtout en autoconsommation. Sur 20 ans la production sera de 120 000 kw – perte de rendement estimé à 10% sur le global grosso modo soit 108000 kw. Renouvellement d’onduleur compris le coût global sur 20 ans est arrondi à 15000€ soit 13.8 c€/ tout kw produit (soit consommé soit vendu).
A l’heure actuelle je suis en dessous du coût de vente-consommation du kw, constaté quasiment de partout avec l’opérateur historique à près de 15 c€ (facture totale à payer d’un particulier/nombre de kw consommés).
Je ne compte pas bien sûr le « gain » achat de l’énergie par EDF-OA, cela sert juste à payer toute consommation énergétique de la maison (y compris électrique auprès d’Enercoop) + quelques semaines de vacances (pas très loin non plus!). Faut dire qu’avec 100 € de chauffage par an ça va pas péter loin non plus… Quelle idée moi aussi de construire (pour moins de 100000€) une maison ultra-performante adaptée à son utilisateur!
Quelque part je comprend que ça dépasse un certain M.LEVY…