Valorem salue la fermeture de la centrale de Fessenheim mais conteste la prolongation de la durée de vie des parcs nucléaires

Le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans : une fausse bonne idée sur le plan économique

Comme l’a démontré le cahier d’acteur ESPER lors du débat public sur la PPE, la prolongation de réacteurs nucléaires de 40 à 50 ans, représente un investissement colossal de 100 milliards d’euros. Une somme très importante qui, selon l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire), ne suffirait probablement pas à remplir les conditions nécessaires pour assurer la sureté des réacteurs. Or, le projet de PPE prévoit la fermeture de 12 réacteurs à 50 ans au lieu de 40. Une proposition d’autant plus dommageable que cela généra une surproduction électrique alors même que la consommation d’électricité est constante. Valorem démontre dans son scénario que la France peut réduire son parc nucléaire à 8 GW en 2035 (6 réacteurs) sans risque de black-out. Pour cela, il convient de fermer un réacteur lorsque celui-ci atteint 40 ans, chaque fois qu’on installe l’équivalent en production (6 TWh) d’énergies renouvelables et renoncer à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

Miser sur les énergies vertes pour remplacer le nucléaire : une alternative crédible

VALOREM est convaincu qu’il est cependant possible de substituer les installations nucléaires les plus anciennes par des installations d’énergies vertes afin d’atteindre les 80% d’électricité renouvelable d’ici 2035. En effet, la production éolienne (36 TWh) et la production solaire (12TWh) permettraient la mise à l’arrêt à 40 ans de 8 réacteurs nucléaires. De plus, les ambitions affichées permettent d’affirmer que la mise en service de l’éolien offshore et les productions supplémentaires prévues permettraient l’arrêt supplémentaire de 8 réacteurs à 40 ans, soit 16 réacteurs au total d’ici 2025. Enfin, pour faire face à la variabilité de la consommation électrique, ce dispositif doit être accompagné d’un effort réel de réduction de la thermo-sensibilité en isolant les bâtiments ainsi qu’un appoint de production rendu progressivement décarboné grâce au verdissement du gaz, au développement de l’hydrogène et à la reconversion des centrales à charbon en centrales d’appoint à biomasse.

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3 Commentaires

  1. Cher Monsieur VALOREM
    Je me tiens à votre disposition pour gratuitement vous faire un cours sur la tenue possible jusqu’à 60 ans et même 80 ans (comme actuellement prévu sur certaines tranches PWR 900MW aux USA) ! Je connais parfaitement ce sujet dont j’étais chargé au début de ma carrière.
    Le nucléaire ne gêne pas le développement des EnR car ces dernières sont prioritaires sur le réseau qui doit s’adapter à leurs productions « erratiques ».
    Le nucléaire français est pilotable et souple. Mais cette qualité remarquable se retourne contre lui. Moins utilisé et moins bien rémunéré à cause du déversement prioritaire des productions EnR sur le réseau, il s’éloigne de plus en plus de l’optimum technico-économique pour lequel il a été pensé car ses coûts fixes (les plus importants) sont incompressibles.
    Le nucléaire est pourtant reconnu par le Président de la République française et par le GIEC (dépendant de l’ONU) comme un élément déterminant de la souveraineté nationale et de la décarbonation mondiale.
    L’épanouissement des EnR permet encore de faire illusion puisque, pour le moment, ces dernières progressent sans conséquences dommageables visible sur la continuité de la fourniture.
    Le consommateur, ignorant les arcanes de la production d’électricité, ne fait pas la corrélation entre le développement des EnR et l’augmentation des prix du courant (évidemment imputée au nucléaire dont les coûts sont stables depuis des années). Il ne fait pas le lien non plus avec l’envol des taxes sur les carburants, désormais source du soutien financier au développement des EnR électriques.
    Le coupable est déjà connu
    Si un blackout devait advenir ou si des coupures tournantes de courant s’imposaient, un coupable est déjà tout désigné à la vindicte : le nucléaire !
    Elément dominant du mix électrique, les regards inquisiteurs, DONT LE VOTRE, se tourneraient vers lui, arguant d’une moindre disponibilité constatée de l’ensemble des réacteurs. L’argument ne serait pas sans fondement car depuis plusieurs années la disponibilité globale du nucléaire chute sous l’empilement des contraintes règlementaires de plus en plus lourdes à respecter, ce dont se réjouissent les antinucléaires, dont l’ADEME qui fait rêver les crédules avec son 100% ENR.
    En attendant, pour me préserver du pire, j’ai acheté un groupe de 9kW avec un réservoir de 25l, qui se mettra automatiquement en service quand le froid, les nuages et l’absence de vent arriveront !

  2. Cher Monsieur VALOREM
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    Le nucléaire ne gêne pas le développement des EnR car ces dernières sont prioritaires sur le réseau qui doit s’adapter à leurs productions « erratiques ».
    Le nucléaire français est pilotable et souple. Mais cette qualité remarquable se retourne contre lui. Moins utilisé et moins bien rémunéré à cause du déversement prioritaire des productions EnR sur le réseau, il s’éloigne de plus en plus de l’optimum technico-économique pour lequel il a été pensé car ses coûts fixes (les plus importants) sont incompressibles.
    Le nucléaire est pourtant reconnu par le Président de la République française et par le GIEC (dépendant de l’ONU) comme un élément déterminant de la souveraineté nationale et de la décarbonation mondiale.
    L’épanouissement des EnR permet encore de faire illusion puisque, pour le moment, ces dernières progressent sans conséquences dommageables visible sur la continuité de la fourniture.
    Le consommateur, ignorant les arcanes de la production d’électricité, ne fait pas la corrélation entre le développement des EnR et l’augmentation des prix du courant (évidemment imputée au nucléaire dont les coûts sont stables depuis des années). Il ne fait pas le lien non plus avec l’envol des taxes sur les carburants, désormais source du soutien financier au développement des EnR électriques.
    Le coupable est déjà connu
    Si un blackout devait advenir ou si des coupures tournantes de courant s’imposaient, un coupable est déjà tout désigné à la vindicte : le nucléaire !
    Elément dominant du mix électrique, les regards inquisiteurs, DONT LE VOTRE, se tourneraient vers lui, arguant d’une moindre disponibilité constatée de l’ensemble des réacteurs. L’argument ne serait pas sans fondement car depuis plusieurs années la disponibilité globale du nucléaire chute sous l’empilement des contraintes règlementaires de plus en plus lourdes à respecter, ce dont se réjouissent les antinucléaires, dont l’ADEME qui fait rêver les crédules avec son 100% ENR.
    En attendant, pour me préserver du pire, j’ai acheté un groupe de 9kW avec un réservoir de 25l, qui se mettra automatiquement en service quand le froid, les nuages et l’absence de vent arriveront !

  3. Cher Monsieur VALOREM
    Je me tiens à votre disposition pour gratuitement vous faire un cours sur la tenue possible jusqu’à 60 ans et même 80 ans (comme actuellement prévu sur certaines tranches PWR 900MW aux USA) ! Je connais parfaitement ce sujet dont j’étais chargé au début de ma carrière.
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    Le nucléaire français est pilotable et souple. Mais cette qualité remarquable se retourne contre lui. Moins utilisé et moins bien rémunéré à cause du déversement prioritaire des productions EnR sur le réseau, il s’éloigne de plus en plus de l’optimum technico-économique pour lequel il a été pensé car ses coûts fixes (les plus importants) sont incompressibles.
    Le nucléaire est pourtant reconnu par le Président de la République française et par le GIEC (dépendant de l’ONU) comme un élément déterminant de la souveraineté nationale et de la décarbonation mondiale.
    L’épanouissement des EnR permet encore de faire illusion puisque, pour le moment, ces dernières progressent sans conséquences dommageables visible sur la continuité de la fourniture.
    Le consommateur, ignorant les arcanes de la production d’électricité, ne fait pas la corrélation entre le développement des EnR et l’augmentation des prix du courant (évidemment imputée au nucléaire dont les coûts sont stables depuis des années). Il ne fait pas le lien non plus avec l’envol des taxes sur les carburants, désormais source du soutien financier au développement des EnR électriques.
    Le coupable est déjà connu
    Si un blackout devait advenir ou si des coupures tournantes de courant s’imposaient, un coupable est déjà tout désigné à la vindicte : le nucléaire !
    Elément dominant du mix électrique, les regards inquisiteurs, DONT LE VOTRE, se tourneraient vers lui, arguant d’une moindre disponibilité constatée de l’ensemble des réacteurs. L’argument ne serait pas sans fondement car depuis plusieurs années la disponibilité globale du nucléaire chute sous l’empilement des contraintes règlementaires de plus en plus lourdes à respecter, ce dont se réjouissent les antinucléaires, dont l’ADEME qui fait rêver les crédules avec son 100% ENR.
    En attendant, pour me préserver du pire, j’ai acheté un groupe de 9kW avec un réservoir de 25l, qui se mettra automatiquement en service quand le froid, les nuages et l’absence de vent arriveront !

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