A une heure de route du centre ville d’Abou Dhabi, par 51°C, un touriste égaré pourrait croire à un mirage. Au milieu de nulle part, 8 km² de panneaux solaires fascinants dans ce décor désertique. La centrale photovoltaïque composée de 3,3 millions de modules solaires est gigantesque, comme un lac au milieu du désert. Avec ses 1,2 GW, elle est, à l’heure actuelle, la plus grande du monde. Elle a été construite en un temps record, il y a deux ans, par 2900 ouvriers au plus fort du chantier. Aujourd’hui, la production annuelle d’électricité permet d’alimenter 90000 foyers, du lever au coucher du soleil, grâce à des panneaux légèrement inclinés d’est en ouest. Ce projet à lui seul permet d’éviter l’émission d’un million de tonnes de CO2 chaque année. « C’est comme retirer 200 000 voitures de la route » souligne Abdulla Al Kayoumi, PDG de Sweihan PV.
Et si cette centrale semble démesurée, elle va pourtant très vite être dépassée en taille, comparée au futur projet des Emirats où le soleil brille presque 365 jours par an et où la place ne manque pas. Des annonces pourraient être faites lors de l’exposition universelle de Dubaï en octobre prochain. Une vitrine écologique pour les Emirats qui ambitionnent d’atteindre 50% d’énergies d’origine renouvelable d’ici 2050.
EDF, entre autres, a participé à la construction de ce futur parc solaire de Dubaï de 2 GW où se mêlent différentes technologies. « Le Moyen-Orient est vraiment le laboratoire qui nous permet de développer nos compétences. Ces grands projets, avec leurs effets d’échelle, permettent de faire baisser les coûts et contribuer à l’accélération de la transition énergétique mondiale » explique Olivier Bordes, directeur EDF Renouvelable à Dubaï.
Même les compagnies pétrolières, comme Total par exemple, se convertissent aux énergies renouvelables dans les pays du pétrole et dans le monde entier.





