Les professionnels qualifiés et l’autoconsommation au centre du nouvel arrêté tarifaire

QualitEnrQualit'EnR, l'association pour la qualité d'installation dans les énergies renouvelables, se félicite de la parution du nouvel arrêté tarifaire relatif aux installations photovoltaïques, qui place la qualité d'installation au cœur du soutien de l'Etat. La qualification RGE dans le domaine PV devient ainsi indispensable à partir du 1er octobre 2017 pour bénéficier du tarif d'achat et de la nouvelle prime à l'autoconsommation. Qualit'EnR encourage les Français à recourir dès à présent à une entreprise qualifiée QualiPV Elec, le signe de qualité de référence du secteur, sans attendre l'obligation de devoir faire appel à un professionnel dûment qualifié et contrôlé.

Une mesure en faveur de la qualité d'installation

Le nouvel arrêté tarifaire du 9 mai 2017 vient abroger celui du 4 mars 2011 pour définir les nouvelles conditions d'achat et de soutien à l'électricité photovoltaïque concernant les installations de puissance inférieure ou égale à 100 kWc en métropole continentale. Le texte prévoit l'obligation de recourir à une entreprise qualifiée RGE dans le domaine (QualiPV Elec ou équivalent) à partir du 1er octobre 2017 afin de bénéficier des aides publiques pour les installations photovoltaïques jusqu'à 9 kWc. Cette exigence de qualification sera étendue jusqu'à 100 kWc à compter du 1er janvier 2018. En conditionnant les aides publiques à la qualification du professionnel, ce nouveau dispositif place la qualité d'installation au cœur du soutien de l'Etat pour développer la filière photovoltaïque.

QualiPV prêt pour accompagner la filière

Avec plus de 500 entreprises QualiPV Elec dans toute la France et la maturité d'un dispositif qualité mis en place depuis 10 ans, le réseau QualiPV Elec est prêt pour répondre à cette évolution réglementaire. La qualification QualiPV Elec va d'ailleurs évoluer avec un renforcement de l'engagement qualité des professionnels. La fréquence des audits d'installation sera notamment accrue afin de contrôler plus régulièrement la qualité d'installation des entreprises engagées dans cette démarche.

« Avec ce nouveau cadre réglementaire, l'association Qualit'EnR s'inscrit plus que jamais dans son objet social: accompagner le développement de la filière des énergies renouvelables dans un climat de confiance et de sérénité via une offre de professionnels qualifiés et de proximité. » explique André Joffre, Président de Qualit'EnR.

Encourager et sécuriser le développement de l'autoconsommation

L'autre avancée majeure apportée par ce nouvel arrêté tarifaire du 9 mai 2017, c'est l'instauration d'une nouvelle aide à l'autoconsommation sous la forme d'une prime à l'investissement de 400€/kWc pour les installations jusqu'à 3kWc de puissance et de 300€/kWc jusqu'à 9 kWc de puissance. Un tarif d'achat en surplus incite également à consommer un maximum de sa production : 10c€/kWh jusqu'à 9 kWc de puissance et 6 c€/kWh au-delà de 9 kWc et jusqu'à 100 kWc de puissance. L'intégration au bâti ne fait pas partie des critères d'éligibilité et le tarif d'achat est fixe pour la vente en surplus.

L'éco-conditionnalité des aides publiques s'applique également à cette nouvelle prime à l'autoconsommation, même si l'on ne vend pas son surplus d'électricité solaire. Le recours à un spécialiste formé et compétent s'avère par ailleurs indispensable pour évaluer les besoins et dimensionner l'installation au plus juste.

« Avec la baisse continue du prix des équipements photovoltaïques, le coût du raccordement quasiment gratuit et la hausse du coût de l'électricité traditionnelle, choisir d'autoconsommer son électricité solaire est une option intéressante pour les français, avec la vente du surplus de production le cas échéant. L'Etat les y incite avec une prime qui accélère l'atteinte de la parité réseau, en contrepartie de garanties sur la qualité d'installation. » se félicite également André Joffre.

Vers la fin de l'incitation à l'intégration au bâti

Enfin, l'arrêté tarifaire du 9 mai 2017 prévoit de nouveaux tarifs d'achat pour la vente totale avec la fin programmée de la valorisation de l'intégration au bâti. Le seul critère imposé est désormais celui des critères généraux d'implantation. Une disposition transitoire prévoit cependant une prime dégressive sur 6 trimestres, qui débutera à 4.5c€/kWh et prendra fin au 30 septembre 2018, pour les installations concernées par l'intégration au bâti.

Deux tarifs sont définis selon que la puissance de l'installation photovoltaïque dépasse ou non 9 kWc. Ces tarifs d'achat en vente totale continueront à être actualisés chaque trimestre, indexés à un coefficient établi selon la puissance cumulée des demandes de raccordement des derniers mois.

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1 COMMENTAIRE

  1. Un objectif de facilitation, ou un nouveau saut d’obstacles ?
    Ce fut déjà laborieux et il ne faudrait pas de nouveau « en faire des tartines ».
    A force de vouloir distinguer les énergies renouvelables du reste du monde, on participe aussi à une forme de marginalisation. Il n’y a pas plus de dénominateur commun entre du solaire thermique et du solaire photovoltaïque, qu’entre un plombier chauffagiste et un électricien.
    La particularité concerne essentiellement la partie capteurs, où il faut travailler en hauteur et ou il faut veiller à l’étanchéité. Surtout en raison des contraintes d’intégration et c’est surtout là que l’on a parfois vu du grand n’importe quoi. Mais qui est allé exiger cette intégration ? partielle qui plus est, avec des complexités réglementaires et normatives que seule la France sait engendrer. Cela a coûté beaucoup de temps et d’argent aux entreprises, aux fabricants de la filière et parfois aux assurances. Sans grande valeur ajoutée au final, car il est peu probable que l’on puisse un jour exporter les Atec, Atex et autres avis payés à prix d’or et à l’origine de beaucoup de « nervous breakdowns ».
    Un électron c’est un électron et un électricien, c’est un électricien…
    Pourquoi y aurait-il plus de « bricoleurs » dans le photovoltaïque que chez les installateurs de climatisation ou de plaques à induction ?
    Il y a les normes Européennes – Eurocodes et internationales, NF C15-100 et des « guides » UTE C 15-712-x, et il suffit théoriquement de s’y conformer. Quelque soient les normes, il ne faut pas oublier que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Alors il faut arrêter de vouloir rajouter des couches supplémentaires à une complexité technologique déjà intrinsèquement existante, puisque les technologies évoluent extrêmement vite.
    Dans l’avenir, avec l’autoconsommation, les smartgrids et les chargeurs de véhicules électriques, il faudra augmenter le niveau de compétences, mais de grâce, allons à l’essentiel et au fonctionnel.
    Il s’agit :
    – de formation professionnelle, plus que d’éducation
    – de management dynamique par les compétences, plus que d’état statique de savoirs acquis
    – d’apprendre à apprendre plus que d’apprendre,
    – d’acquisition d’aptitudes, plus que de connaissances
    – de qualification, plus que de certification (l’un n’empêche pas l’autre, mais cela ne relève pas du même niveau : l’un agit de manière pratique et fonctionnelle, l’autre peut s’afficher comme un état d’esprit).
    Ce n’est pas facile, il existe des approches différentes et il faut aussi s’inspirer de ce que font les pays voisins. A mi chemin entre les NVQ Britanniques (National Vocational Qualification ) ou la très fonctionnelle formation professionnelle Allemande, qui compte trois fois plus d’apprentis qu’en France.

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